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Hautlence ou l’art de la guérilla horlogère
Actualités

Hautlence ou l’art de la guérilla horlogère

vendredi, 16 décembre 2011
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture

Fondée en 2004, la Maison Hautlence a connu un succès phénoménal dès ses premières pièces. La crise de 2009 est toutefois passée par là. La HL2 présentée cette année marque le deuxième souffle d’une équipe bien décidée à en découdre avec le marché.

« Après sept ans d’existence, on pourrait presque dire que Hautlence est encore un jeune garçon qui vient de vivre ses premières expériences. Avec le recul, on constate en effet, que la construction d’une marque prend du temps, même si l’on dispose aujourd’hui d’une jolie base de produits avec quatre calibres en propre déclinés en deux familles de mouvements, soit 3 collections HL et une nouvelle collection présentée cette année avec la HL2. » Pour Guillaume Tetu, la stature aussi imposante que ses montres, le verbe facile, cofondateur et directeur exécutif de la Maison, il ne fait pas de doute que Hautlence, une anagramme de Neuchâtel, est de ces « petiots » qui ont l’avenir devant eux.

Nous avons livré nos premiers produits en 2005 et le succès a été phénoménal.
Guillaume Tetu

Il fallait toutefois y croire très fort. Les premiers pas ont certes été des plus prometteurs avec une première collection qui ouvre un univers horloger mécanique où la fonction est dictée par la forme, où la forme se matérialise via des heures et des dates sautantes, minutes rétrogrades ou encore par une chaine sautante contrôlée par un régulateur de vitesse dans la HL2. « Nous avons livré nos premiers produits en 2005 et le succès a été phénoménal, explique Guillaume Tetu. Jusqu’à fin 2008, époque où l’horlogerie a été touchée de plein fouet par la crise qui s’est prolongée en 2009. Hautlence n’a pas échappé à ces revers qui ont bien failli mettre l’entreprise à terre, synonyme d’une profonde remise en question. » Celle-ci débouchera sur le départ de Renaud de Retz, cofondateur de la marque en charge de la distribution. Elle incitera également Hautlence à revoir ses réseaux pour mieux élaguer les revendeurs qui avaient par trop tendance à se servir sur les marges pour, dans la foulée, racheter les stocks.

Objectif : 500 pièces par an

« A l’heure actuelle, nous avons 35 points de ventes pour nos produits, poursuit Guillaume Tetu, essentiellement sur les marchés historiques européens et en Asie. Cela signifie que nous sommes aujourd’hui en train d’ouvrir de nouveaux marchés, notamment dans les Amériques, le but étant d’arriver à une cinquantaine de détaillants. Côté production, le nombre de pièces annuelles a également baissé, passant de 200 à 100 montres. En revanche, nous n’avons jamais cessé d’investir dans la recherche et développement car nous voulions à tout prix éviter d’être une marque monoproduit. La HL2, une pièce de collectionneur, s’inscrit dans cette démarche. Les premières ont déjà été livrées ce qui nous conforte dans l’idée que nous pouvons compter sur une base de clientèle acquise à la marque. Cela doit nous permettre dans un futur proche de renouer avec les 200 montres par an, environ 500 à moyen terme. »

Dans cet ordre d’idée, Hautlence a créé un club privé sur son site internet réunissant les propriétaires de montres de la marque. A leur intention, la Maison propose une prolongation de garantie de 3 ans, soit six au total, via une carte d’authentification sécurisée dotée de la technologie de code à bulles Prooftag. « Cette initiative, qui nous permet également de suivre le marché de seconde main, a été très bien accueillie. Comme nous n’avons que très peu de pouvoir en termes de marketing et que notre réseau de distribution est relativement restreint, nous devons absolument privilégier le contact direct avec le client. C’est ce que j’appelle faire de la guérilla. Après les moments difficiles que nous avons traversés, il s’agit de rassurer le marché, de conforter notre légitimité et de maintenir le cap avec des produits exclusifs et de qualité. »

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