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Hautlence Vortex, effet « whaou » garanti
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Hautlence Vortex, effet « whaou » garanti

mardi, 14 juillet 2015
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture

Avec sa nouvelle Vortex, Hautlence fait dans le déconstructivisme. Elle a repris le mouvement de sa HL2 pour lui imprimer une rotation à 90° et lui donner une nouvelle carapace. Le résultat est lumineux et architectural, complexe et aérien. Du Hautlence à l’état pur.

Si « chaque vente est une victoire à l’issue d’une grande bataille », comme le dit volontiers Guillaume Têtu, cela n’empêche pas le fondateur et CEO de Hautlence d’afficher une certaine sérénité malgré les temps maussades que traverse l’horlogerie helvétique. « La Russie, un gros marché pour Hautlence, est certes aux abonnés absents depuis des mois, mais la marque est très forte en Asie du Sud-Est, explique-t-il. Le partenariat que nous avons conclu il y a un an avec le distributeur singapourien Certina y a d’ailleurs beaucoup contribué. » De fait, avec une présence à Hong Kong et Singapour, en Malaisie et en Thaïlande dès l’automne, sans oublier une première boutique en propre à Jakarta dans « le plus beau centre commercial au monde », Hautlence fait merveille auprès des amateurs asiatiques sensibles à la démarche des créateurs horlogers. Sur ces bases, la Maison devrait approcher les 400 pièces vendues en 2015, année faste pour cet horloger qui emploie 11 collaborateurs et travaille avec une cinquantaine de sous-traitants tous localisés à proximité, dans l’arc jurassien.

La nouvelle Vortex que présente Hautlence en ce début d’été, modèle destiné à entrer en lice au concours du Grand Prix d’Horlogerie de Genève, s’intègre d’ailleurs parfaitement dans cette catégorie des montres « concept » qui ont forgé la réputation de la marque. « C’est vrai que ce type de garde-temps, tout comme la HL2, représente parfaitement notre ADN, poursuit Guillaume Têu. Avec des séries limitées de 28 pièces par collection de HL2, dont la plupart sont d’ailleurs personnalisées selon les desiderata des clients, nous ne pourrions faire que cela. » Mais pour faire vivre la marque, pas question toutefois de se limiter à cette seule approche. Raison pour laquelle la Maison a segmenté son offre en trois strates : Concept d’exception, Atelier et Signature, cette dernière étant la voie d’accès la plus abordable vers Hautlence, équipée de mouvements Soprod avec ou sans modules de chronographe Dubois Dépraz, proposée à un prix devant encore être abaissé à CHF 15’000 pour l’entrée de gamme.

Hautlence Vortex

« Ceci n’est pas une montre »

Inutile de dire que la dernière-née de la Maison se positionne au sommet de la pyramide Hautlence, issue d’une recherche poussée sur la dynamique des formes. Question mécanique d’abord, la Maison a repris le mouvement de sa HL2, qui se caractérise par ses minutes rétrogrades et ses heures affichées sur un système de chaîne à 12 maillons semi-traînant grâce à un régulateur de vitesse. À chaque passage de l’heure, qui se fait en 3 à 4 secondes, l’affichage par chaîne entraîne une rotation de 60° du mouvement baguette comprenant l’organe réglant. Un indicateur de réserve de marche de quelque 40 heures pour ce mouvement automatique protégé par trois brevets complète l’affichage. Hautlence ne s’est toutefois pas contentée d’imaginer un nouvel habillage à son mouvement existant. Notamment pour ternir compte de la finesse des poignets asiatiques, le mouvement a été basculé de 90°. Ce HLR2.0 à 552 composants et 92 rubis propose ainsi son mouvement baguette en dessous de l’affichage dans une boîte qui mesure désormais 50 x 52 mm pour 20 mm de hauteur.

Question design ensuite, Hautlence a fait fort. Pour l’occasion, la marque a travaillé avec l’agence parisienne Berra Blanquer Design Consultants – BBDC. « Ce qui était intéressant dans ce travail, c’est qu’Hautlence ne nous a imposé aucune limite, ni intellectuelle ni esthétique, explique Ludovic Blanquer, de BBDC. Il nous a donc été possible de tout chambouler, de tout remettre à plat. Ce qui est un excellent moyen de faire naître de nouvelles idées, de nouvelles opportunités. » Ce petit jeu de déconstruction a ainsi donné la Vortex, issue d’une « gestion de la désorganisation », selon les termes de Guillaume Têtu. Concrètement, avec sa boîte toute de verre saphir vêtue, aux formes radicales et structures facettées, inspirée des canons architecturaux contemporains, cette pièce en impose par sa technicité brute. Le côté « décalé » de son affichage est encore rehaussé par un cadran saphir métallisé translucide. Pour paraphraser Magritte, on pourrait presque dire : « Ceci n’est pas une montre. » Et pourtant… effet « whaou » garanti !

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