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« Her Time » : l’exposition Omega faisait halte à Paris
Expositions

« Her Time » : l’exposition Omega faisait halte à Paris

mercredi, 18 octobre 2017
Par Victoria Townsend
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Victoria Townsend

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8 min de lecture

De 1894 à 1935, plus de 35 % de la production de mouvements complexes chez Omega était destinée aux montres pour femme. Après Milan, Moscou et Beijing, l’exposition Omega « Her Time » s’arrêtait à Paris à l’Hôtel de Sully. On pouvait y découvrir des pendentifs et montres historiques, de l’artisanat vintage ainsi que diverses campagnes promotionnelles retraçant l’histoire des montres Omega pour femme.

Si vous fermez les yeux et que vous pensez à Omega, que voyez-vous ? Sans aucun doute de magnifiques montres mises en exergue par les ambassadeurs de la marque. Quelques-uns songeront peut-être au premier alunissage, aux tableaux d’affichage des Jeux olympiques ou même à James Bond. En effet, que ce soit en tant que chronométreur officiel pour le Comité international olympique ou fournisseur attitré des astronautes de la Nasa, sans oublier son rôle indispensable aux côtés de l’espion le plus irrésistible au monde, Omega n’a plus rien à prouver lorsqu’il est question de conquête, de compétition de haut niveau ou de séduction. Mais tout cela semble quelque peu… viril.

Pour remédier à cela, l’exposition « Her Time » de la marque nous emmène dans un voyage à travers les décennies via 70 réalisations pour femme allant d’une pièce historique de plus de 100 ans à la Seamaster Aqua Terra 38 de cette année, un modèle animé par le Master Chronometer Calibre 8800 d’Omega. But de l’exposition : démontrer que les mots d’ordre de la Maison, à savoir style et précision, s’appliquent autant aux créations pour homme que pour femme.

Un modèle « de précision » pour femme

Le parcours linéaire de l’exposition conduit le visiteur à travers plusieurs étapes chronologiques. En premier lieu vient l’ère de la montre de poche, de 1894 à 1910, une époque marquée par le développement de mouvements de plus petite taille qui ont permis la réalisation des montres décorées pour femme, montres qui se sont rapidement retrouvées au poignet. Omega a du reste été l’une des premières marques à commercialiser des modèles de montres-bracelets. En 1900 déjà, on trouve de tels accessoires proposés aux femmes par Omega, alors qu’il faudra attendre l’époque de la Première Guerre mondiale pour que les hommes se laissent convaincre, « attachés » qu’ils étaient à leur montre de poche. Une version adaptée au poignet d’une montre pendentif Lépine de 1906, avec sa couronne positionnée à 12 h et non en face de l’index des 3 h comme c’est le cas aujourd’hui, est d’ailleurs l’une des plus vieilles montres-bracelets de l’exposition.

Version adapté au poignet d’une montre pendentif Lépine © Omega
Version adapté au poignet d’une montre pendentif Lépine © Omega

Les modèles progressent et nous amènent deux ans plus tard, au moment où une publicité parisienne dévoile un modèle « de précision » pour femme muni d’un bracelet extensible. Puis en 1914, date d’un prospectus qui présente cinq pièces différentes pour le « Five O’Clock Tea ». L’offre pour femme se développe alors très vite, et Omega continue de proposer des montres-pendentifs Lépine en parallèle à ses montres-bracelets. Un sublime exemple : la montre-pendentif Art nouveau 1910 avec chiffres arabes de style parisien, aiguilles poires et fond de boîtier bleu translucide paré de peintures sur émail et de 16 diamants parfaitement assortis à la magnifique décoration du cadran.

En passant à la période allant de 1926 à 1949, on voit l’esthétique Art déco inspirer de superbes boîtiers géométriques qui requéraient de nouveaux mouvements – Omega n’était effectivement pas une marque à mettre un mouvement rond à l’intérieur d’un boîtier carré. Plusieurs affiches de mode montrent que l’époque est au raccourcissement des manches de robe. Cette nouvelle mode mettait évidemment en valeur tout accessoire de poignet comme les montres. Une aubaine pour Omega, qui dévoile en 1940 son modèle Art déco muni d’un boîtier platine rectangulaire paré de diamants et de saphirs bleus. Dans un tout autre registre, on notera la montre Medicus introduite en 1937, la toute première montre à présenter une aiguille des secondes centrale, soit un modèle spécialement créé pour les infirmières.

Modèle Art déco 1940 © Omega
Modèle Art déco 1940 © Omega

Les glorieuses années 1940 et 1950 ont fait de Paris la capitale de la mode. Attentive comme jamais aux styles et aux goûts féminins, Omega collabore avec les Maisons de haute couture françaises. En 1946, encore une première pour la marque, qui lance la toute première montre munie d’un bracelet extensible « Tubogas », admiré et bientôt adapté par d’autres horlogers. Cette montre réalisée en or rouge s’inspirait des conduites de gaz domestiques que l’on trouvait à cette époque. Elle a d’ailleurs été immortalisée dans une publicité imaginée par l’un des grands dessinateurs de mode de l’époque, René Gruau, qui, après avoir énuméré les records de précision accomplis par la marque pendant 14 années d’affilée, explique que « c’est le mariage entre précision et esthétique qui fait la réussite de toutes les créations Omega ».

« Une femme est aussi active qu’un homme »

En 1951, reflet de l’époque, Omega diffuse des messages publicitaires qui défendent clairement la cause des femmes. L’un d’entre eux affiche : « Dans tous les aspects du quotidien, une femme est aussi active, sportive et occupée qu’un homme. Tout comme lui, elle demande une montre de précision. » Cette déclaration était une promesse de bon augure. De fait, en 1953, la marque lance ce qui était à l’époque le plus petit mouvement au monde équipé d’un rotor – le calibre Omega 455 –, qui a donné naissance à la première Omega Ladymatic sortie deux ans plus tard.

Ladymatic 1955 © Omega
Ladymatic 1955 © Omega

En parallèle à tous ces développements techniques, Omega n’a jamais oublié de créer de somptueuses montres-bijoux, dont le modèle à secret « Flowers », premier garde-temps fait d’or mauve et serti de diamants datant de 1955. Autre exemple, l’Omega Topaz Jewellery « Secret Watch » de 1956, éblouissante avec ses 21 topazes triangulaires orange de taille baguette qui entourent le cadran et ses 31 diamants de taille brillant sertis sur le couvercle et le passant. On ne saurait davantage lésiner sur la magnifique Omega Moldavita 1974, une montre-pendentif en platine et or jaune 18 carats, combinés avec de la moldavite provenant d’un météorite, qui est équipée du plus petit mouvement automatique disponible à l’époque. La plupart des montres à secret de la marque ont été réalisées en collaboration avec des designers reconnus, une tendance qui s’est perpétuée jusque dans les années 1960 et 1970 lorsque l’expérimentation, les couleurs et la créativité représentaient des concepts recherchés.

Les décennies passent et nous apportent encore l’Omega Constellation Star de 1992 et enfin les collections bien connues d’aujourd’hui que sont les Seamaster Aqua Terra, De Ville Prestige, Ladymatic et Constellation. C’est en se basant sur son riche héritage qu’Omega continue de développer des montres pour femme, tout en respectant les standards les plus élevés en matière de précision. Les modèles contemporains montrent que l’or et les diamants sont toujours en vogue, à quoi s’ajoutent des matériaux comme la céramique. Quant aux fonctions additionnelles aux indications temporelles, elles ne cessent de gagner en importance. Ce qui témoigne du fait qu’Omega sait parfaitement s’adapter à chaque type de personnalité féminine.

L’exposition Omega « Her Time » est destinée à poursuivre sa route en 2018. La Maison communiquera les dates et lieux ultérieurement.

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