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Hymne mécanique à la femme
Actualités

Hymne mécanique à la femme

lundi, 24 juin 2013
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture

S’il est une constante qui se dégage auprès des Maisons horlogères en termes de nouveautés de l’année, c’est bien celle des montres mécaniques pour femme. Une clientèle jusqu’ici largement choyée par des modèles quartz sertis mais qui saute désormais à pieds joints dans l’univers mécanique.

En termes horlogers, faut-il prendre la clientèle féminine pour une classe d’« actifs » à satisfaire par des modèles empierrés dont le nombre de carats est proportionnel à son irrésistible envie de les acquérir ? Soit un marché « captif » qui répond au concept désormais éculé selon lequel « diamonds are the girl best friends », comme le chantait Marilyn Monroe, et qui fait les beaux jours des chiffres d’affaires d’entreprises préoccupées à lester davantage leurs garde-temps de pierres précieuses que de subtilités mécaniques. Pour caricaturale que soit cette présentation, qui ne rend certes pas hommage aux métiers d’art du sertissage, elle n’en recèle pas moins un fond de vérité. Or celle-ci est aujourd’hui fortement remise en question. Les Maisons ont dû se rendre à l’évidence : la mécanique horlogère n’est pas le seul apanage des hommes, tant s’en faut.

Lady 8 de Jaquet Droz
Une montre pour la vie

Dans un premier temps, le renouveau de la montre mécanique est certainement passé par la gent masculine qui a gardé en mémoire ces cadeaux de jeunesse censés rythmer toute une existence sous forme de garde-temps « pour la vie ». Une gent masculine qui a trouvé dans les enchères horlogères ces réminiscences du passé susceptibles de créer une émotion rare. Elle qui rêvait de pérennité en dehors des chemins de l’électronique, elle a su encourager des Maisons exsangues pour qui la mécanique n’était plus qu’un exutoire. Et si la femme était aujourd’hui l’avenir de l’homme horloger, pour paraphraser Aragon ?

Force est de constater que jamais la montre mécanique destinée à une clientèle féminine n’a été aussi présente dans l’offre de ce jour. Jusqu’à récemment, la majorité des modèles lui étant destinés était des déclinaisons en taille réduite de pièces masculines, qu’elles les apprécient, surtout empierrés, ou non. Plus rien de tel aujourd’hui. Les pièces conçues spécifiquement pour les amatrices de belles mécaniques font florès. Que celles-ci se parent de diamants, émeraudes et autres améthystes n’enlève rien à cet irrésistible engouement de la femme pour ce qui a tellement séduit son pendant masculin, à savoir une mesure de temps qui séduit, non pas tellement par ses atours mais surtout par ses vertus d’un décompte du temps qui confine au mouvement perpétuel né d’une mécanique implacable.

« La femme, l’avenir de l’homme »

Quelques exemples ? Une Jules Audemars Extra-Plate 41 mm sertie au calibre manufacture 2120 à remontage automatique ; ce Chronographe Grande Date de Blancpain au cadran asymétrique à 495 composants ; une Reine de Naples Jour/Nuit signée Breguet qui propose une complication « féminine » du tourbillon ; la Happy Sport Medium Automatic de Chopard qui intègre désormais un mouvement mécanique ; un Ti-Bridge Lady de chez Corum avec son incontournable mouvement baguette ; Le Temps Supendu 38 mm de Hermès et ses aiguilles « incontrôlables » ; sans oublier la Rendez-vous Celestial de Jeager-LeCoultre, la Lady 8 de Jaquet Droz, les Tambour Monogram de Louis Vuitton, la Calatrava référence 7200 de Patek Philippe, la Rolex Oyster Perpetual Lady-Datejust Pearlmaster, la Jade d’Ulysse Nardin…

La montre « dame » n’est plus systématiquement synonyme de montre joaillière.

Cette liste, loin d’être exhaustive, montre suffisamment que la femme est devenue le centre d’attention de Maisons horlogères qui ont enfin compris qu’elles ont, elles aussi, un cœur à prendre, surtout mécanique. Après le renouveau de la montre traditionnelle auprès d’un public essentiellement masculin, cet engouement des amatrices pour des garde-temps inspirés des techniques du passé offrirait-il une nouvelle inspiration aux Maisons horlogères ? Si l’on croit l’offre actuelle, il n’y a pas à tergiverser, la montre « dame » n’est plus systématiquement synonyme de montre joaillière. Une bonne nouvelle.

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