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HYT aux 24 Heures du Mans
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HYT aux 24 Heures du Mans

mardi, 04 juillet 2017
Par Victoria Townsend
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Victoria Townsend

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6 min de lecture

Parmi les trois prestigieuses courses de la « Triple Couronne », les 500 Miles d’Indianapolis en IndyCar, le Grand Prix de Monaco de  Formule 1 et les 24 Heures du Mans, la dernière est certainement la plus longue, la plus ancienne et la plus difficile. Pour sa 85ème Édition tenue en juin, les 24h Heures du Mans ont réuni 258’500 spectateurs, fans de cette course de légende.

Cette compétition n’est pas à la portée du premier venu ! Faire la course durant 24 heures dans un siège-baquet moulé sur mesure, fixé dans l’habitacle surchauffé d’un châssis de 930 kg, et propulsé par un moteur V8 4,0 litres d’une puissance de 600 CV pouvant atteindre 330 km/h, le tout sur un circuit dont le tracé de 13’629 km inclut des routes départementales, n’est peut-être pas le rêve de tout un chacun ! Et pourtant, ce sont 180 pilotes passionnés, répartis en 60 équipages, qui ont pris le départ de cette 85ème Édition pour vivre un moment inoubliable, confiants à l’idée que le moindre écrou et le moindre boulon sont positionnés de façon à leur garantir une sécurité, une précision optimales et une endurance maximale.

Parmi les équipes sélectionnées pour prendre le départ cette année figure l’écurie Panis-Barthez Compétition. Le Team français a été créé en 2016 par l’ancien pilote de F1, Olivier Panis, associé à l’ancien gardien de l’équipe de France de football et champion du monde 1998 Fabien Barthez. Olivier Panis est Team Principal, aux commandes de l’écurie, tandis que Fabien Barthez est au volant. Ce pilote amateur – « gentleman driver » en termes plus choisis – ou semi-professionnel enrichit l’équipe de par son expérience de sportif de haut-niveau. Grâce au partenariat noué entre l’écurie et HYT, le fabricant de montres hydromécaniques, les coulisses de la course se sont ouvertes le temps des qualifications, deux jours avant le départ des 24 Heures du Mans.

HYT - 24 Heures du Mans
HYT - 24 Heures du Mans
Technique et haut de gamme

D’une certaine façon, cette visite rappelle celle d’une manufacture horlogère, tandis que les techniciens parlent alliages ultra-résistants, composants, engrenages, trains d’engrenage, vitesse, couple de torsion, réglages… Autant d’éléments et de principes qui sont familiers en horlogerie. Avec HYT, le parallèle est encore plus frappant puisque dynamique des fluides, pistons, tubes, réservoirs, compresseurs et pression hydraulique sont aussi essentiels aux voitures de course qu’aux montres hydromécaniques. Pour ce qui est du bolide en compétition et avant son assemblage final, l’inspection des châssis, siège-baquet, volant et moteur montre qu’à l’évidence, une minutieuse précision et une extrême attention sont là aussi portées aux moindres détails. Les pneus, par exemple, sont maintenus à une température de 80 degrés à l’avant et de 100 degrés à l’arrière, températures ajustées en fonction des variations enregistrées à la surface de la piste. L’angle de dérive du pneu joue également un rôle très important dans l’adhérence de l’automobile à la piste.

Contrairement à d’autres courses qui se concentrent sur la vitesse, aux 24 Heures du Mans, il est surtout question d’endurance. Les constructeurs innovent afin de concevoir des automobiles sportives, fiables, qui consomment peu, jouissent d’un bon aérodynamisme et gardent leur stabilité à grande vitesse. Le talent des pilotes ainsi que les prouesses mécaniques des différentes écuries complètent leur travail. Pour Olivier Panis, ce sont ces « recherches, cet esprit d’innovation et le développement de nouvelles technologies au service de meilleures performances » qui forment le lien unissant son équipe à HYT. Et les montres sont « sublimes », ajoute-t-il, « techniques et haut de gamme, comme nos automobiles ». Parmi celles à admirer les H1 Ghost, Skull Green Eye, H0 Silver et H2 Colorblock Orange.

HYT - 24 Heures du Mans
HYT - 24 Heures du Mans
Une expérience riche d’enseignements

Les 60 équipages en compétition sont répartis en quatre catégories : deux pour les prototypes, LMP1 (Le Mans Prototype 1) et LMP2 (Le Mans Prototype 2) et deux pour les GT (Grand Tourisme) : LM GTE Pro (Le Mans Grand Tourisme Endurance Pro) et LM GTE Am (Le Mans Grand Tourisme Endurance Amateur). Sept des différents modèles d’habitacle et de châssis LMP2, dont ceux de l’équipe Panis-Barthez, ont été conçus par le même constructeur : Ligier. En revanche, si leurs châssis diffèrent, toutes les LMP2 sont équipées du même moteur Gibson V8 4,2 litres de 600 chevaux. C’est pourquoi les deux jours de tests qui ont lieu avant la course sont déterminants pour permettre aux équipes de se distinguer grâce à certaines mises au point et autres minutieux réglages qui permettront d’optimiser les performances tout en préservant l’usure des pneus, limitant ainsi le nombre d’arrêts au stand. Le changement des 4 pneus prend 17 secondes, le plein (75 litres) 30 secondes, le temps également pour assurer les changements de pilote. Des ingénieurs, dans la salle de contrôle, conseillent les techniciens sur les réglages à opérer tout au long de la course, selon l’usure mécanique, la fatigue du pilote et les conditions météo.

HYT - 24 Heures du Mans
HYT - 24 Heures du Mans

La voiture maintenant assemblée et les sessions de qualification commencées, la concentration de l’équipe sur sa mission est quasi palpable, tandis que les techniciens, écouteurs sur les oreilles, sont attentifs aux moindres instructions des ingénieurs focalisés sur leurs écrans dans la salle de contrôle voisine. L’écurie Panis-Barthez Compétition, qui s’était classée en 26ème position à l’issue des séances d’essais qualificatifs, a été malheureusement contrainte à l’abandon le dimanche, 3 heures avant la fin de la course, suite à un problème d’embrayage. De fait, on sait que les voitures endurent plus de 25’000 changements de vitesse durant les 24 heures que dure la course. L’expérience n’est est pas moins riche en enseignements pour cette jeune équipe née en 2016. Les résultats seront dument analysés pour optimiser la suite de la compétition, puisque les courses se poursuivent tout au long de l’année 2017 dans la catégorie ELMS (European Le Mans Series), une série européenne d’endurance. Quant au partenariat avec HYT, un nouveau modèle est attendu pour le mois de septembre.

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