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Indispensables artisans d’art
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Indispensables artisans d’art

mercredi, 08 mars 2017
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

Les métiers d’art ? Un véritable phénomène de société ! Afin de mettre en valeur le travail d’artisans méconnus mais qui excellent dans leur profession, les Journées européennes des métiers d’art incarnent à merveille ce besoin de redécouvrir des valeurs patrimoniales trop vite oubliées. Rendez-vous du 31 mars au 2 avril 2017 dans le canton de Vaud, en Suisse.

En 2014, ils étaient environ 2 000. Cette année, ils seront probablement au nombre de 5 000, soit 5 000 visiteurs qui vont s’inscrire pour faire le déplacement dans les 42 ateliers d’artisan disséminés dans le canton de Vaud tout au long des trois jours que durent les Journées européennes des métiers d’art* (Jema). Au niveau européen, cette manifestation qui réunit désormais 19 pays devrait mobiliser près de 1,5 million de personnes, toutes curieuses de (re)découvrir des activités qui font clairement partie des traditions. « On croit tout savoir des métiers d’art et pourtant, lorsque l’on regarde le programme de ces journées, on découvre des métiers aussi rares que méconnus comme la profession de sculpteur de marionnettes ou la fabrication de skateboards, exposait en conférence de presse Anne-Catherine Lyon, cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture du canton de Vaud. Ce qui démontre bien que les traditions liées au patrimoine immatériel sont bien vivantes dans notre région. »

La relève pose problème, sans parler des filières de formation qui brillent par leur absence dans certains domaines bien particuliers.
Pascal Broulis, Département des finances vaudois

Tout le paradoxe est là, les métiers d’art représentent en effet des activités qui, souvent, émerveillent et mettent à l’œuvre des artisans dont les parcours de vie sont généralement aussi singuliers que leur profession. Or il s’agit de métiers qui, pour certains, restent menacés quand ils ne sont pas en voie de disparition. Non seulement la relève pose problème, sans parler des filières de formation qui brillent par leur absence dans certains domaines bien particuliers. Ces Journées européennes ont été conçues précisément dans ce but. « Elles offrent en effet des moments de découverte mais pas seulement, commentait Pascal Broulis
en charge du Département des finances vaudois. La transmission des valeurs et des savoirs est ici primordiale. Ces artisans sont en effet peu connus du grand public alors qu’ils excellent dans leurs propres sphères. En ouvrant leurs espaces de création, il n’est pas exclu qu’ils suscitent des vocations et accèdent à une forme de notoriété dont les métiers d’art en général ont tout à gagner. N’oublions pas que la mixité du tissu économique est un élément clé dans le dynamisme d’une région. »

L'atelier d'Anita Porchet, émailleuse d'art © Jean-Marc Breguet
L'atelier d'Anita Porchet, émailleuse d'art © Jean-Marc Breguet
Un phénomène de société

En tout état de cause, le message semble bien passer si l’on en croit le développement de ces Journées. Initiée en France en 2002, la manifestation a d’abord connu un rythme bisannuel. Dix ans plus tard, elle devenait européenne et annuelle, étendant progressivement sa toile sur le continent à 9 puis 14 et aujourd’hui 19 pays. Même progression en Suisse. C’est d’abord la cité de Calvin qui le lançait dans l’aventure, avec le soutien inconditionnel de la manufacture d’horlogerie Vacheron Constantin. Les cantons de Vaud, de Genève, du Jura et de Neuchâtel lui emboîtaient progressivement le pas. Cette année, l’offre conjuguée propose ainsi 136 « lignes de programme » avec le concours de plusieurs centres de formation. Une offre qui devrait permettre de dépasser les 15 000 visiteurs enregistrés en 2016.

Gaël Petermann et Florian Bédat, horlogers rhabilleurs
Gaël Petermann et Florian Bédat, horlogers rhabilleurs

L’engouement est d’ailleurs tel que Thierry Hogan, coordinateur cantonal Jema Vaud, n’hésite pas à parler de véritable « phénomène de société » : « On redécouvre la notion de “terroir” et sa richesse préservée dans ces activités, explique-t-il. Ce qui est une très bonne chose, car nous avons besoin de ces métiers. » Dans cet ordre d’idées, les discussions avancent en Suisse quant à la création de filières dans la formation de tavillonneur et d’automatier d’art. Comme souvent, il s’agit d’une question de personnes. À Sainte-Croix, cité horlogère au XVIIIe siècle déjà, reconnue également pour ses boîtes à musique, se trouve l’atelier de François Junod, automatier à la base de créations exceptionnelles comme la Fée Ondine dévoilée cette année par Van Cleef & Arpels ou encore l’« objet horloger Hippologia » de Parmigiani présenté en 2016. S’il fallait tirer un parallèle qui rend parfaitement honneur à ces maîtres artisans, il suffit de rappeler qu’au Japon on les considère comme des « trésors nationaux vivants » !

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