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Economie

Industrie horlogère suisse : Vontobel prévoit une croissance de 8% sur 2010

mercredi, 21 juillet 2010
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture
I

Pour René Weber, analyste financier auprès de la banque Vontobel, l’horlogerie suisse verra sa croissance ralentir au second semestre 2010 sur les marchés d’exportation pour une progression de l’ordre de 8% sur l’ensemble de l’année.

Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle en ce qui concerne les perspectives de l’horlogerie suisse pour les mois à venir selon la banque Vontobel. En un mot, l’Asie hors Japon représente un facteur de croissance extraordinaire pour cette industrie mais il est peu probable que la progression connue en début d’année se maintienne à ce rythme. Selon les statistiques de la Fédération de l’industrie horlogère suisse, Hong Kong, premier marché d’exportation du secteur, a en effet progressé de 31,6% sur les cinq premiers mois 2010, la Chine de 95,6% (!), se positionnant désormais au troisième rang des destinations de la branche, Singapour (6e) de 49,9% et Taïwan (11e) de 56,3%.

L’année 2011 conforme à 2010

« Cette évolution est en soi logique, commente René Weber, analyste auprès de Vontobel, spécialiste de l’industrie horlogère. Cette région est en effet celle qui a émergé de la crise financière 2009 le plus rapidement. La situation devrait ainsi se normaliser d’autant que l’effet de base va devenir nettement moins positif, notamment au quatrième trimestre. En d’autre termes, si l’on considère que l’Europe ne connaît pratiquement pas de croissance hormis la Russie, plutôt en phase de rattrapage après l’effondrement de l’année dernière, que les Etats-Unis progressent mais faiblement et que le Japon restera en négatif même si l’on note une petite amélioration, on peut s’attendre à ce que le deuxième semestre soit moins positif. »

Des 15,8% de croissance enregistrés entre janvier et mai 2010 pour l’ensemble de l’horlogerie suisse, l’essor de la branche devrait ainsi repasser en dessous de la barre des 10% entre juillet et décembre, selon Vontobel, pour une moyenne de quelque 8% sur l’ensemble de l’année 2010. Une croissance moyenne qui devrait d’ailleurs se prolonger en 2011. « Je ne m’attends pas à beaucoup de changements pour l’année prochaine, poursuit René Weber, avec la zone asiatique qui restera le principal moteur de cette industrie. La bonne surprise pourrait venir de l’Europe. Mais cela dépendra essentiellement des flux touristiques, peut-être dopés par un euro faible. Pour l’instant, la baisse de plus de 10% de la monnaie unique en quelques mois est en train de peser sur les marges dans la mesure où les Maisons, qui ne peuvent augmenter leurs prix qu’une fois pas an, n’ont que partiellement compensé le recul de l’euro contre le franc suisse. En résumé, je prévois pour 2011, une progression comprise entre 5% et 10% »

Vontobel recommande le luxe

Selon l’analyste, les principaux acteurs de la branche restent tous bien positionnés et gagnent des parts de marché à l’image de Swatch, Richemont et Rolex. « Swatch, un groupe où la passation de pouvoir s’est faite en douceur, ne devrait pas subir le contrecoup du décès de M. Nicolas Hayek, commente René Weber. La compagnie a bénéficié l’an dernier de la bonne tenue du moyen de gamme avec des marques comme Tissot et Longines. De plus, son exposition à la zone asiatique, avec 40% des ventes réalisées dans la région, est indéniablement un atout important. Pour ce qui est de Richemont, également bien positionnée en Asie où la compagnie réalise 35% de son chiffre d’affaires, elle devrait profiter du regain de croissance que l’on observe depuis quelques mois dans le segment haut de gamme. Rolex quant à elle réalise moins de 30% de ses ventes en Asie et dépend plus fortement du marché américain. »

Rien d’étonnant dans ce contexte à ce que la banque zurichoise continue de croire au secteur du luxe, comme l’atteste le lancement de son nouveau produit financier, le Vontobel Fashion & Luxury Basket, soit un certificat « tracker » sur un panier d’actions dans le secteur du luxe. Parmi les titres sélectionnés, on retrouve notamment Bulgari, Hermès, LVMH, Polo Ralph Lauren, Swatch, Richemont. Plusieurs facteurs ont retenu l’attention des analystes de la banque comme la croissance de la fortune mondiale qui a doublé depuis 1997, le symbole statutaire des produits de luxe, le désir d’exclusivité des consommateurs fortunés et les fortes barrières d’entrée pour tout nouvel entrant dans le secteur. « La demande de produits de luxe est cyclique, note la banque. Mais les difficultés de l’économie mondiale renforcent les perspectives de croissance dans ce secteur. »

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