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Actualités

Jean Dunand, une marque qui cultive l’horlogerie comme un art

lundi, 23 février 2009
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

En 2009, deux ans après sa première présentation, Pièces Uniques Jean Dunand lance la Shabaka, une pièce qui associe répétition à minutes sur timbres cathédrale, calendrier perpétuel instantané, phases de lune et réserve de marche. Une nouvelle première mondiale pour le duo Christophe Claret et Thierry Oulevay.

« Ce qui nous intéresse ? Le différent, l’exceptionnel, l’imprévisible, l’innovation, l’originalité. D’où le positionnement d’une marque qui nous permet de travailler sans limites. Chez Jean Dunand, les paramètres de coûts sont forcément secondaires. Mais cela signifie aussi patience et humilité, non seulement en ce qui nous concerne, mais également auprès de nos partenaires en amont et en aval avec qui nous souhaitons partager notre passion. Un élément essentiel pour vendre des montres. En un mot, Jean Dunand, c’est la niche de l’extrême. » On l’aura compris, Thierry Oulevay, associé à Christophe Claret pour cette nouvelle aventure horlogère depuis 2003, est un homme de conviction.

Nous sommes la seule marque au monde à ne faire que des pièces uniques, des montres exceptionnelles pour des gens exceptionnels.
Thierry Oulevay
Deux modèles, deux premières mondiales

Inutile d’ailleurs d’insister sur le parcours des deux personnages tant ils ont marqué le paysage horloger de leur empreinte ces dernières années : le premier, designer, ancien de Piaget et grand orchestrateur de la renaissance de Bovet ; le deuxième, créateur horloger de génie qui a réalisé des calibres parmi les plus ébouriffants de ces dernières années dont, notamment, l’Opus IV et un tourbillon glissière pour Harry Winston ou l’Occhio Ripetizione Minuti pour De Grisogono. Réunis au sein de la marque Jean Dunand, du nom d’un artiste suisse connu pour être l’un des grands représentants du mouvement Art Déco, les deux hommes ne pouvaient que prétendre aux Champs Elysées de l’horlogerie contemporaine, celle qui allie des mouvements d’exception à une esthétique héritée des années 1930 au sein de pièces uniques et personnalisées.

« Nous sommes la seule marque au monde à ne faire que des pièces uniques, des montres exceptionnelles pour des gens exceptionnels », poursuit Thierry Oulevay. De fait, chaque modèle, décliné au rythme d’un tous les deux ans, doit être une première mondiale en termes techniques, adaptée par la suite au niveau de l’habillage, essentiellement du cadran, aux desiderata d’une clientèle sensible aux métiers d’art. La première réalisation, datant de 2005, a ainsi donné le ton : le Tourbillon Orbital possède un tourbillon volant une minute qui décrit une révolution autour du cadran en une heure et arbore un nouvel indicateur de réserve de marche sur la carrure ainsi qu’une phase de lune sur le fond du boîtier. Un an plus tard, Jean Dunand, présentait la Shabaka qui voit maintenant le jour, soit un calibre associant une répétition à minutes sur timbres cathédrale avec un calendrier perpétuel instantané à affichage sur cylindres, indication des années bissextiles et phases de lune, réserve de marche sur le fond de la montre. Autant dire du grand art.

Les métiers d’art à l’honneur

Mais Jean Dunand ne serait pas Jean Dunand sans offrir un habillage à la hauteur de la technicité du moteur. Exemple : pour son tourbillon orbital, si le cadran, une base en or 18 carats qui accueille, entre autres, décors sertis ou réalisations en pierres semi-précieuses (opale noire, jaspe, lapis-lazulis, jade, marbre, astromatelite…), n’est pas parfaitement balancé sur ses 35 mm de diamètre et 0,78 mm d’épaisseur, autant dire que le chef d’œuvre est renvoyé à l’atelier. Le cadran de son modèle Tourbillon Orbital Confucius a ainsi été réalisé par André Martinez, spécialiste en peinture miniature, qui, en l’occurrence, a travaillé sur une base d’onyx pour reproduire les traits du célèbre philosophe d’une finesse époustouflante. Peinture miniature, laquage de Chine, sertissage, émail grand feu, tous les métiers d’arts sont mis à contribution pour faire des pièces Jean Dunand des réalisations proprement exceptionnelles.

Tourbillon Orbital Confucius © Jean Dunand
Tourbillon Orbital Confucius © Jean Dunand

« Avec un telle démarche, nous sommes à l’encontre du court terme et d’une approche mercantiliste de la profession, commente Thierry Oulevay. Actuellement, nous produisons entre 30 et 40 pièces par année sur base Tourbillon Orbital ou Shabaka avec des délais de livraison de l’ordre de neuf mois. Mais comme on l’entend souvent dire : « small is beautiful ». Les affaires marchent bien et nous visons un développement mesuré. La pyramide se construit peu à peu. » Entre Art Déco et perfection horlogère, Jean Dunand a trouvé sa voie.

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