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Economie

Johann Schneider-Ammann et la FH : mission suisse en Chine

mardi, 04 septembre 2012
Par Maurice Altermatt
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Maurice Altermatt

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4 min de lecture

Perspectives économiques, parc industriel et accord de libre-échange, quelques thèmes traités en juillet dernier par la mission suisse en Chine.

Face à l’austérité de la zone euro et à l’atonie de la conjoncture américaine, la Chine reste le marché porteur du moment. Pour autant, les dirigeants chinois répètent leurs inquiétudes par rapport aux difficultés économiques du Vieux Continent et dont la première conséquence est tombée à mi-juillet: pour la première fois depuis 2009, la croissance économique chinoise s’est inscrite en baisse à +7,6% au cours du 2e trimestre. En deçà de +8%, la Chine ne crée plus suffisamment d’emplois et la menace du chômage apparaît, avec tous les risques de tensions sociales qu’elle comporte.

A court terme, la politique de Pékin veut donc rester accommodante: réduction des taux directeurs, hausse du salaire minimum, allégement des conditions de prêts aux entreprises, etc, sans qu’aucun plan de relance ne soit toutefois à l’ordre du jour, comme ce fut le cas en 2008-2009.

A long terme, c’est bien le paradigme économique chinois qui a déjà changé: d’une économie tirée essentiellement par les investissements étrangers et les exportations, le 12e plan quinquennal (2011-2015) réoriente volontairement la création de richesses vers la consommation intérieure, le développement des énergies et des hautes technologies, etc. En un mot, la Chine s’est fixé comme objectif de ne plus être que l’usine du monde.

En matière horlogère, le marché chinois pointe actuellement au 3e rang de nos débouchés à l’exportation. En englobant la Grande Chine et le marché touristique international, on admet souvent que près d’une montre suisse sur deux est aujourd’hui vendue à un client chinois. Et sachant que la classe moyenne du pays compte au moins 150 millions d’individus et que ce nombre est censé passer à 400 millions en 2020, on appréhende encore mieux le potentiel d’achat de cette clientèle, actuelle et future.

C’est dans ce contexte que la FH a participé, début juillet, à la mission du conseiller fédéral J. Schneider-Ammann qui s’est rendu successivement à Pékin, Xiamen et Shanghai, ainsi qu’à la 21e commission mixte bilatérale qui précédait. A Pékin, les entretiens ont permis de revenir sur les attentes et les préoccupations de l’industrie horlogère suisse. Il s’est agi, tout d’abord avec Sun Yongfu, directeur général des affaires européennes au Ministère du commerce, d’évoquer l’importance de la lutte anticontrefaçon. Si des résultats encourageants ont pu être obtenus jusqu’ici par les différentes autorités engagées, la FH a insisté pour que les campagnes de lutte ne s’interrompent pas comme cela est pourtant prévu. Celles-ci doivent au contraire perdurer et surtout s’intensifier, notamment dans certaines villes du Sud comme Dongguan, Shenzhen ou Zuhai où la production et la commercialisation de faux produits pullulent littéralement.

Ensuite, avec le ministre du commerce Chen Deming, l’imposition de la taxe à la consommation de 20% sur les montres de plus de 10’000 RMB qui, de facto, frappe quasi exclusivement les montres suisses importées a, une nouvelle fois, été remise en question. Si, ces derniers mois, la presse a évoqué une réduction possible de cette taxe, la décision procède, in fine, d’un accord préalable entre le Ministère du commerce et le Ministère des finances, et le ministre Chen n’a malheureusement pas voulu s’engager fermement sur ce point, ni indiqué une échéance envisageable.

Tout au long de la mission, il a été évidemment aussi et surtout question des négociations en vue d’un accord de libre-échange, dont l’horlogerie suisse attend beaucoup. Vis-à-vis de tous ses interlocuteurs, le conseiller fédéral Schneider-Ammann a plaidé pour une conclusion rapide de ces négociations. Deux rounds de discussions sont encore prévus d’ici à la fin de l’année. Et dans le même temps, de nouveaux dirigeants auront pris la tête de l’Etat chinois.

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