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La Biennale Paris, arts et merveilles sous la nef
Expositions

La Biennale Paris, arts et merveilles sous la nef

mardi, 26 septembre 2017
Par Victoria Townsend
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Victoria Townsend

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8 min de lecture

Grands antiquaires, maisons de Haute Joaillerie et de Haute Horlogerie étaient au rendez-vous de La Biennale Paris, sous la nef du Grand Palais. Deux belles Manufactures étaient à l’honneur : F.P.Journe et DeWitt Manufacture.

La première chose à savoir concernant La Biennale Paris, c’est qu’en dépit de sa nouvelle appellation officielle la Biennale devient un événement annuel. La deuxième, c’est que, sous l’impulsion de sa nouvelle direction, La Biennale Paris s’évertue à devenir la foire internationale incontournable réunissant beaux-arts, antiquités, Haute Joaillerie et Haute Horlogerie. Plus resserrée du point de vue des exposants et moins fréquentée que La Tefaf (The European Fine Art Fair), la Foire internationale d’art et d’antiquité de Maastricht, aux Pays-Bas, ou que le Salon Baselworld en Suisse, La Biennale Paris peut compter sur l’un de ses plus beaux atouts : sa situation géographique, en plein cœur de Paris !

Classe internationale

Très déterminé, le nouveau président du Syndicat national des antiquaires (SNA), Mathias Ary Jan, en charge de La Biennale Paris, a été rejoint par d’éminentes personnalités, respectées internationalement, afin de mettre ce plan en action. Le milliardaire américain, Christopher Forbes, vice-président du groupe de presse Forbes Publishing, fondé par son grand-père en 1917, est depuis sa plus tendre jeunesse un grand ami de la France. Partageant son temps « entre le Louvre et la statue de la Liberté », comme il se plaît à le dire, son rôle cette année en tant que Président de la Commission Biennale a permis de constituer une équipe internationale dont certains membres viennent notamment des États-Unis.

Des sculptures et des peintures des 20e et 21e siècles étaient exposés par la galerie Dumonteil © Didier Plowy

Et pour promouvoir cette ouverture internationale, le Comité d’Honneur a été placé sous le haut patronage de Son Altesse Cheikh Hamad Bin Abdullah Al Thani, venu du Qatar, célèbre collectionneur et connaisseur d’art classique et moderne ainsi que de joaillerie.

L’art en lettres capitales

Le Grand Palais, qui accueille l’événement, est en lui-même une œuvre d’art à part entière. Situé sur l’avenue Winston-Churchill, entre les Champs-Élysées et le pont Alexandre III, il fut construit à la fin du XIXe siècle pour accueillir l’Exposition universelle de 1900. Fermé plusieurs fois pour cause de travaux de rénovation, le Grand Palais reste aujourd’hui un des plus beaux sites historiques de Paris, avec sa structure d’acier, de fer et de verre, symbole de l’Art nouveau. Classé monument historique en 2000, cet écrin parisien continue de faire office de hall d’exposition ou de musée et accueille même des événements tels que le Saut Hermès, prestigieux concours de saut d’obstacles international, chaque année en mars.

La Biennale Paris sous la nef du Grand Palais © Didier Plowy

Du 11 au 17 septembre 2017, 94 grandes maisons comprenant de prestigieuses galeries venues de France et du monde entier se sont ainsi rassemblées sous la nef du Grand Palais. Avec 32 678 visiteurs, soit une moyenne de 4 000 visiteurs par jour, l’édition 2017 a dépassé l’édition 2016 et ses 3 000 visiteurs par jour. En plus des remarquables pièces généreusement prêtées par le musée Barbier-Muller de Genève, ce sont près de 5 000 œuvres d’art que nous ont dévoilées les exposants : statues antiques, chefs-d’œuvre de la peinture, tapisseries et meubles anciens, bijoux anciens, bijoux signés, pendules anciennes, objets issus de fouilles archéologiques chinoises et autres trésors, présentés au sein d’un environnement élégant et spacieux. (Pour une liste complète, consultez le site dédié à l’événement). En outre, à la suite des affaires de faux qui ont entaché l’édition 2016, les objets d’art présentés cette année à la Biennale ont fait l’objet d’un contrôle extrêmement rigoureux exercé par la Commission d’admission des œuvres (CAO), parfaitement indépendante.

Brillante édition

Les maisons de Haute Joaillerie participant à l’événement venaient du monde entier. Parmi ces dernières, Nirav Modi, Anna Hu, Moussaieff, Boghossian et Glen Spiro ont enchanté les visiteurs avec leurs scintillantes créations composées d’émeraudes colombiennes, de diamants blancs et jaunes ou des très précieux rubis de Mogok. Les années précédentes, ce sont six ou sept maisons de Haute Joaillerie de la place Vendôme qui occupaient la majeure partie de l’espace dédié à la Haute Joaillerie (et à quelques pièces de Haute Horlogerie). Ces maisons se sont retirées en 2016, permettant à l’exposition « La Conquête du Temps » présentée pour la première fois en 2016 par la Fondation de la Haute Horlogerie (FHH)) de prendre ses quartiers sous la nef du Grand Palais. Cette exposition éducative et interactive était rythmée par plusieurs temps forts : la présentation de pièces historiques, une expérience de réalité virtuelle inédite mais aussi un espace dédié aux artisans d’art des Manufactures Cartier, Greubel Forsey, Vacheron Constantin et F.P.Journe faisant la brillante démonstration de leurs talents.

François-Paul Journe
François-Paul Journe sur son stand de La Biennale Paris.
Précision technique

La Manufacture F.P.Journe était de retour cette année, avec cette fois son propre stand, élégant et raffiné, présentant des chefs-d’œuvre tels que le Chronomètre à Résonance, le Quantième perpétuel et la Sonnerie Souveraine dans une vitrine, au côté d’autres pièces appartenant à la ligne sportive baptisée « lineSport » (dont le premier modèle fut le Centigraphe Sport) ainsi qu’à la Collection Elegante.

F.P Journe Sonnerie Souveraine, Grande et Petite sonnerie avec répétition minutes
F.P Journe Sonnerie Souveraine, Grande et Petite sonnerie avec répétition minutes

Lors de notre entrevue avec François-Paul Journe, sur son stand, il nous a confié son plaisir de constater que La Biennale Paris « était redevenue une vraie foire d’antiquités et d’art, comme par le passé », plus en phase avec « les objets d’art produits par la Haute Horlogerie ». Après avoir dûment positionné l’image de la marque F.P.Journe dans ce prestigieux environnement, il dit accueillir avec enthousiasme l’idée de rencontrer amis et collectionneurs esthètes, d’aujourd’hui et de demain, et ne pas être contre « un achat ou deux, pour couvrir les dépenses… ». À son poignet, le superbe Centigraphe Souverain mesurant le 100e de seconde et offrant une réserve de marche de 80 heures quand le chronographe est à l’arrêt et de 2 heures quand il est en marche. Il confie également se réjouir des développements à venir en 2018, plus particulièrement dans la ligne sportive.

DeWitt
Jérôme de Witt sur le stand de DeWitt à La Biennale Paris.

DeWitt Manufacture était présente pour la première fois cette année à la Biennale, séduite par la très grande qualité des exposants triés sur le volet, mais aussi par le profil des visiteurs que Jérôme de Witt, fondateur de la marque, estime curieux des belles choses et volontiers capables d’« avoir un coup de cœur pour un objet et de l’acquérir aussitôt ! ». Et d’ajouter : « C’est précisément cela, l’esprit de la Biennale ! » Il insiste cependant sur l’importance de cet événement pour l’image de la marque, puisque, « bien plus importante encore que n’importe quelle vente », la Biennale offre une vaste plate-forme de communication drainant des visiteurs locaux et internationaux tous en quête d’œuvres d’art exceptionnelles. « Alors pourquoi pas les montres ? » Parmi les pièces les plus marquantes des collections DeWitt, on notera la nouvelle montre Academia Mathematical, 4e Concept Watch : aucune aiguille, mais des chiffres sautants, totalement indépendants, qui donnent l’impression d’être jetés librement dans le désordre et qui s’illuminent au cœur de la montre, au fil du temps qui passe, pour donner l’heure. On notera également deux nouvelles versions de l’Academia Out Of Time, habillées de paillettes d’or, et l’Academia Skeleton avec son aiguille des secondes bidirectionnelle.

DeWitt Academia Mathematical Concept Watch N° 4
DeWitt Academia Mathematical Concept Watch N° 4

Le stand éblouissant, réalisé par l’artiste français Daniel Hourdé, était tout semé d’abeilles d’or impériales, symboles de l’ascendance impériale de Jérôme de Witt. La Manufacture DeWitt serait enchantée de participer à la prochaine Biennale Paris, mais en attendant elle exposera pour la première fois au SIHH, en janvier 2018. La marque travaille à une « Grande Complication » inspirée de Big Ben !

DeWitt Academia Mathematical Concept Watch N° 4
DeWitt Academia Mathematical Concept Watch N° 4
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