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La Chine, pays en développement mais deuxième économie...
Economie

La Chine, pays en développement mais deuxième économie mondiale

lundi, 27 septembre 2010
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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Au deuxième trimestre 2010, la Chine a supplanté le Japon comme deuxième économie mondiale. Une place qui devrait se confirmer à la fin de l’année vu le différentiel de croissance entre les deux pays. La Chine a toutefois le triomphe modeste pour relever son statut de nation en développement.

En ce qui concerne la Chine, et ce, depuis des années déjà, tous les superlatifs sont de rigueur. Le pays est aujourd’hui le premier marché automobile de la planète (15 millions de voitures prévues en 2010), le premier importateur mondial de matières premières, le premier producteur d’acier, le premier exportateur depuis 2009, devant l’Allemagne. La Chine est également en passe de devenir une puissance financière de premier plan : Shanghai occupe en effet la troisième place des grandes Bourses internationales, derrière New York et Tokyo, avec une capitalisation de l’ordre de USD 3’000 milliards.

Source: OCDE
Source: OCDE
Une croissance économique qui ne se dément pas

L’an dernier, l’empire du Milieu a d’ailleurs été le premier marché en termes d’introductions en Bourse, notamment via la cotation de ses géants d’État. Un phénomène qui devrait se répéter en 2010 à la suite de l’offre publique faite sur l’Agricultural Bank of China. Cette offre, synonyme d’une levée de fonds de USD 22,1 milliards, lui a permis de rafler le record de la plus grosse introduction en Bourse jamais réalisée, record jusque-là détenu par l’Industrial and Commercial Bank of China et ses USD 21,9 milliards levés en 2007, attestant de l’importance du secteur bancaire du pays, désormais en troisième position mondiale. Et que dire des USD 2’400 milliards de réserves de change de la Banque centrale chinoise qui font trembler les marchés monétaires à chaque annonce stratégique. La Chine, enfin, représente aujourd’hui le cinquième investisseur dans le monde avec USD 52 milliards placés en 2009, selon les chiffres de la Cnuced.

Source: OCDE
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Dans ces circonstances, la question qui se pose depuis des années était de savoir non pas si la Chine avait les capacités de se profiler dans le duo de tête des économies mondiales mais quand. C’est aujourd’hui chose faite. Après avoir devancé la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, au deuxième trimestre 2010, l’empire du Milieu a dépassé le Japon, à cette place depuis 40 ans, avec un PIB pointant à USD 1’336,9 milliards, contre USD 1’288,3 milliards pour le Japon. Le différentiel de croissance explique ce bon en avant. Alors que l’économie chinoise continue d’avancer à plein régime avec 10,3 % de croissance sur les mois d’avril à juin (+ 8,7 % en 2009 contre – 2,4 % aux États-Unis), celle de son voisin stagne depuis des années, soit un maigre + 0,1 % sur les trois mêmes mois. Si certains observateurs n’ont pas manqué de noter que les statistiques semestrielles donnent encore l’avantage au Japon, il ne fait aucun doute que, à la fin de l’année, cette deuxième position sera largement confirmée. Actuellement, le débat qui fait rage concerne l’année où la Chine devancera les États-Unis, d’autant que, aujourd’hui, elle représente à elle seule le tiers de la croissance mondiale.

Source: OCDE
Source: OCDE
Un paradoxe de longue durée

Malgré cela, le « paradoxe » chinois n’est pas près de disparaître. Deuxième économie mondiale à créer le plus de richesses, le Céleste Empire doit encore composer avec des populations parmi les plus démunies, plus de 150 millions de personnes (11 % des Chinois) vivant en dessous du seuil de pauvreté. Face à des PIB par tête de USD 46’000 aux États-Unis, de USD 41’000 au Japon et de USD 40’000 en France, la Chine ne génère que USD 4’200. Quant au revenu moyen par habitant, de USD 3’800, il positionne le pays au 105e rang mondial.

Source: OCDE
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Lors de l’annonce de cette deuxième place parmi les économies de la planète, les autorités ont ainsi eu le triomphe modeste et le ton réaliste. « La qualité de la croissance économique chinoise doit encore être améliorée, que ce soit en termes de qualité de vie, de protection de l’environnement, de science ou de technologie », soulignait le représentant du Commerce chinois. Même son de cloche dans le Quotidien du peuple : « L’économie chinoise est encore au niveau d’une nation en développement. La deuxième économie mondiale n’est donc pas l’équivalent de la deuxième puissance économique mondiale. » Conclusion : s’il faudra attendre 15 à 25 ans pour que la Chine devienne la première économie mondiale devant les États-Unis, il faudra au moins le double pour que le niveau de vie des Chinois approche celui des Américains.

Source: OCDE
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