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La décoration des montres et mouvements
Actualités

La décoration des montres et mouvements

mardi, 22 décembre 2009
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture
La gravure

Les gravures sont des dessins, des ornements, des chiffres ou des lettres figurant sur les pièces d’un mouvement ou sur les boîtes de montres. Exécutées suivant divers procédés, elles ont un rôle décoratif (motifs en forme d’ornementation) ou identitaires (marque du fabricant, numéro de référence du calibre, poinçons…)

Gravures modernes
  • Gravure mécanique : actuellement, la plupart des gravures de lettres ou de chiffres qui figurent sur les mouvements sont exécutées par des machines automatiques à commande numérique.
  • Gravure chimique : la pièce à graver est recouverte d’un vernis protecteur sensible aux rayons ultraviolets (UV). Un film négatif représentant le dessin choisi est plaqué au-dessus, avant que la pièce subisse une irradiation aux UV couvrant les parties à préserver. La pièce est ensuite trempée dans l’acide qui n’attaque que le métal découvert. La gravure chimique permet de réaliser des motifs très précis, d’une profondeur de quelques dixièmes de millimètres.
  • Gravure au pantographe : les lettres, chiffres ou formes à graver sont inscrits sur des plaques métalliques (chablons) servant de guides à un bras articulé porteur d’un outil (diamant, burin ou fraise). Ce dernier reproduit le dessin de base à l’échelle voulue.
  • Gravure au laser : la matière est balayée par un faisceau lumineux, guidé par une commande numérique.

Les gravures modernes ont un meilleur rendement mais aucune machine ne peut remplacer l’authenticité du fait main. De plus, certains repiquages ou volutes sont par exemple irréalisables à la machine. L’artisan se démarque également en polissant la matière en même temps qu’il la creuse. Une gravure machine peut toujours être reprise à la main, à l’aide d’un burin bien aiguisé, pour en éliminer l’apparence mécanique peu esthétique.

Gravure artisanale

La gravure en creux, la forme la plus courante utilisée, consiste à dessiner un motif en le creusant dans le métal avec un burin. Dans un premier temps, l’artisan dessine à la pointe à tracer l’inscription ou le motif à graver sur la surface à décorer. La gravure est ensuite pratiquée par incisions dans la matière. Chaque graveur possède un assortiment d’une vingtaine de burins qu’il a préalablement façonnés afin de les adapter à ses propres techniques et à son ergonomie.

Le ciselage

Cette technique est opposée à la gravure en creux puisqu’il s’agit de faire ressortir le motif en creusant le métal autour. Les décors ou motifs en relief sont exécutés à la main, à l’aide d’une lame d’acier tranchante taillée en biseau. La matière est repoussée en la frappant avec un marteau et non enlevée. Le travail est fini par un matage au ciselet de la surface pour mettre le motif en valeur. Actuellement, la frappe à la presse, ou étampage, remplace souvent le ciselage manuel. Le résultat obtenu est net, sans bavure. La technique convient aux grandes séries mais ne permet aucune personnalisation esthétique.

Autres techniques de décoration
  • Guillochage : technique de gravure en creux au burin ou au tour qui consiste à obtenir une combinaison géométrique de droites et de courbes qui s’entrelacent.
  • Côtes de Genève : décoration généralement réservée à la surface visible des ponts et faite de lignes ondulées rappelant les vagues de la mer.
  • Perlage : décor formé de cercles à traits concentriques très rapprochés, voire empiétant les uns sur les autres. Il orne couramment les ponts, les platines et les cadrans.
  • Ajourage ou squelettage : ouvertures sur certaines pièces du mouvement dévoilant la beauté du mécanisme sans pour autant toucher aux parties vitales.
  • Soleillage : décoration formée de lignes ayant toutes le même point d’intersection qui donne à la pièce l’aspect d’un soleil.
  • Colimaçonnage : décor en forme de spirale effectué par exemple sur les masses oscillantes, les barillets ou les couvercles de barillets.
  • Cerclage : forme d’adoucissage qui donne des traits circulaires fins et apporte de la brillance. Généralement, seules les surfaces visibles des roues sont cerclées.

Sources : La page de Giulio Papi : Finitions & décorations horlogères haut de gamme, in www.horlogerie-suisse.com ; Anglage et finitions de l’horlogerie haut de gamme : Décoration des mouvements, in www.watches-lexic.ch ; Encyclopédie : lexique, in www.hautehorlogerie.org

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