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La Haute Horlogerie tire les exportations trimestrielles
Economie

La Haute Horlogerie tire les exportations trimestrielles

mercredi, 09 mai 2012
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture
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Lors du premier trimestre 2012, les exportations de montres suisses terminées ont connu dans leur ensemble une croissance de 17% en valeur à CHF 4,3 milliards portant sur 6,8 millions d’unités (+4%). Les pièces de Haute Horlogerie ont clairement été le moteur de cette évolution.

À l’impossible nul n’est tenu et pourtant, par ces temps troublés où l’Europe est à la peine, engluée dans ses problèmes de dettes publiques, où les États-Unis parviennent difficilement à convaincre et où le « tassement » de la croissance chinoise devient un sujet d’inquiétude, l’horlogerie helvétique se porte comme un charme. Selon les dernières statistiques des exportations publiées par la Fédération de l’industrie horlogère suisse, le premier trimestre 2012 s’est soldé par une hausse de 17% des exportations de montres terminées à CHF 4,3 milliards (EUR 3,6 milliards / USD 4,74 milliards) pour une progression de 4% en nombre de pièces.

Source : Fédération de l'industrie horlogère suisse FH
Les montres à quartz ne sont pas des sous-produits

Cette évolution des plus satisfaisantes pour l’ensemble de la branche est toutefois due essentiellement à la Haute Horlogerie, soit des garde-temps au prix export de plus de CHF 1’500.- (EUR 1’250 / USD 1’655) – à multiplier par un facteur de 2,5 à 3 pour obtenir la valeur au détail hors taxe –, qui ont connu durant les trois premiers mois 2012 une croissance quatre fois supérieure à celles des montres de moins de CHF 1’500, dépassant le seuil des 20%. Croissance encore plus forte si l’on considère le seul segment des montres de plus de CHF 6’000.- (EUR 5’000 / USD 6’600).

À noter que, dans cette dernière catégorie, la progression des garde-temps équipés d’un mouvement à quartz est plus forte que celle des montres dotées d’un « moteur » mécanique, avec une hausse qui se rapproche des 30%, alors que dans toutes les autres catégories de prix, la relation s’inverse fortement. Le nombre de ces pièces à quartz est certes nettement inférieur à celui de leurs pendantes mécaniques. Cette marche en avant n’en démontre pas moins qu’à ces niveaux de prix le quartz n’est assurément pas considéré comme un sous-produit, surtout dans le domaine des modèles empierrés.

L’Amérique du Nord étonne

Durant ce premier trimestre, au niveau des marchés, l’Asie, Japon compris, confirme la place prépondérante qu’elle occupe désormais pour les professionnels suisses de Haute Horlogerie, avec pas loin de la moitié des exportations du secteur en termes de valeur. Si cette position est de plus en plus incontestée, on remarque toutefois que l’Amérique du Nord, qui ne représente qu’un cinquième de l’Asie en taille de marché, a enregistré une croissance nettement plus forte durant les trois premiers mois 2012 en comparaison annuelle, dépassant largement les 30%.

L’Asie est restée en dessous de ce seuil, mis à part le Japon, où les séquelles de Fukushima ne semblent plus affecter les produits de luxe. L’Europe est restée quelque peu à la traîne pour ce qui est de la hausse des exportations de montres de plus de CHF 1’500.- (EUR 1’250 / USD 1’655) : Non sans quelques surprises, notamment en provenance d’Allemagne, un marché qui enregistre la plus forte hausse des dix premières destinations pour les montres suisses avec un bond légèrement en dessous des 50%. L’Italie et l’Espagne résistent.

Bientôt une catégorie « céramique »

Au niveau des matériaux, les montres en or ont représenté, et de loin, les pièces les plus prisées dans le segment de prix de plus de CHF 6’000.- durant le premier trimestre 2012, avec une progression de l’ordre de 30% autant en unités qu’en valeur, alors que l’acier et les montres bimétalliques viennent en tête dans les catégories de prix inférieures mais avec des progressions plus faibles.
À noter que les exportations de garde-temps en métaux durs (platine, palladium, titane, tungstène…), même si le nombre de pièces reste infime, ont connu la plus forte croissance dans les segments de prix allant de CHF 1’500.- à 6’000.- par rapport à celles des montres en or, acier ou bimétalliques. Au-delà de ce niveau de prix, ces modèles occupent la deuxième place en termes de valeur derrière les montres en or. Dans ce classement par matériaux, il faudra probablement introduire prochainement la céramique, qui, en quelques années, a fait une percée remarquée au sein de la Haute Horlogerie grâce à ses particularités tant techniques qu’esthétiques.

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