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La laque s’invite chez les horlogers
Actualités

La laque s’invite chez les horlogers

vendredi, 26 février 2010
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture

La défense des métiers d’art si chère à la haute horlogerie inclut désormais les techniques de la laque japonaise. Vacheron Constantin et Van Cleef & Arpels en ont fait la brillante démonstration lors du dernier SIHH.

On connaissait déjà la passion immodérée que certaines Maisons portent aux métiers d’art, à la préservation comme à la promotion de ces savoirs qui confèrent aux pièces de Haute Horlogerie une  » saveur  » inimitable. Mais si, jusqu’ici, l’attention s’était essentiellement portée vers l’émaillage, la gravure et le sertissage, elle inclut désormais des techniques peu répandues sur le Vieux continent, à savoir celles de la laque japonaise. On avait certes eu un avant-goût de la laque avec des modèles comme la Cartier Roadster  » cadran laqué rose « , la Chanel index diamants ou la Universal Microrotor UG 101 aux cadrans laqués noir, une particularité que l’on retrouve également dans la Rolex Submariner 6538 et la Gérald Genta Octo Tourbillon Sunray, sans oublier l’Atmos Réédition 1930 au cadran gris laqué de Jaeger-LeCoultre. Ces pièces n’explorent toutefois pas tout le champ offert par la laque comprise comme un véritable travail d’artiste.

Gérald Genta Octo Tourbillon Sunray © Gérald Genta
Gérald Genta Octo Tourbillon Sunray © Gérald Genta
"Donner du relief au temps"

Depuis le dernier Salon International de la Haute Horlogerie, le fossé est toutefois comblé et de quelle manière ! Avec leurs nouvelles collections Les Métiers d’Art – La Symbolique des Laques et Cadrans Extraordinaires – Midnight Extraordinary Japanese Lacquer, Vacheron Constantin et Van Cleef & Arpels, respectivement, ont démontré toute l’étendue de ces techniques directement importées du Japon. Van Cleef & Arpels n’a d’ailleurs pas hésité à se les approprier en engageant le laqueur japonais Hakose San, devenu maître cadranier pour la Maison.

De ses mains sont nés cinq paysages traditionnels, sources d’inspiration classiques de ces professionnels, venant ornementer des pièces qui  » mettent en contraste la discrétion et la pureté du boîtier Midnight avec la précision exquise et délicate du travail de la laque « , selon les termes de Van Cleef & Arpels. Pour Stanislas de Quercize, patron de la Maison,  » ces collections Cadrans Extraordinaires se doivent d’exprimer toute l’émotion du travail artistique. Si l’on en croit Dostoïevski, pour qui la beauté sauve le monde, ces modèles peuvent ainsi contribuer à rendre l’homme meilleur tout en donnant du relief au temps ! « 

Midnight Extraordinary Japanese Lacquer - Sakura © Van Cleef & Arpels
Midnight Extraordinary Japanese Lacquer - Sakura © Van Cleef & Arpels
Fleuron des techniques ancestrales

Même souci métaphysique chez Vacheron Constantin pour qui l’année 2010 est clairement placée sous le règne de la laque en termes de métiers d’art.  » Après les Masques, nous avons voulu revenir à davantage de poésie et d’élégance, précise Juan Carlos Torres, CEO de la marque. Comme notre objectif est de couvrir l’ensemble de la palette horlogère avec des produits typés et non moins surprenants, nous appliquons la même philosophie avec les métiers d’art. Pour les trois prochaines années, nous allons à chaque fois éditer un nouveau coffret de trois montres dotées chacune de deux cadrans laqués, coffrets qui seront disponibles en séries limitées de vingt exemplaires.  »

 » L’immense résonance que la collection Métiers d’Art Les Masques issue de la rencontre entre Vacheron Constantin et le Musée Barbier-Mueller de Genève a conforté la manufacture horlogère dans sa conviction : aujourd’hui plus que jamais, il importe de conjuguer les métiers de la culture et des arts avec la plus haute qualité technique de l’art horloger, précise encore la Maison. Ouvrant un nouvel horizon à l’alliance entre technique horlogère et technique décorative, la manufacture propose pour la première fois une collection Métiers d’Art dont une partie de la production quitte le sol genevois pour venir d’un autre continent. Et c’est un ailleurs lointain, puisque derrière le terme mystérieux de maki-e se cache le fleuron des techniques ancestrales et traditionnelles de la laque japonaise (lire encadré). »

Résultat : l’effet de surprise cher à Vacheron Constantin est assurément au rendez-vous. Nombre de professionnels sont en effet prompts à dénoncer la perte de ces savoir-faire ancestraux dans les différents métiers d’art en raison des faibles débouchés, de la baisse de la demande ou encore du manque de commandes qui mettaient les artisans au défi de réaliser des pièces exceptionnelles. Vacheron Constantin et Van Cleef & Arpels apportent aujourd’hui un démenti à ce pessimisme ambiant sous la forme de pièces qui laissent l’observateur pantois. En explorant de nouvelles pistes artistiques, elles font encore une fois montre d’une sensibilité indispensable à la préservation de ces techniques inhérentes à l’univers de la Haute Horlogerie.

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