>SHOP

restez informés

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir des infos et tendances exclusives

Suivez-nous sur toutes nos plateformes

Pour encore plus d'actualités, de tendances et d'inspiration

© 2019 - Copyright Fondation de la Haute Horlogerie Tous droits réservés

La mesure du temps et les Jeux olympiques
Histoire & Pièces d'exception

La mesure du temps et les Jeux olympiques

mardi, 22 juillet 2008
Par David Chang
fermer
David Chang

Lire plus

CLOSE
4 min de lecture

La moindre référence à l’esprit des Jeux olympiques fait immédiatement surgir ces mots à l’esprit : « Plus vite, plus haut, plus fort ». Mais « plus vite » signifie mesure du temps. Les montres, horloges et autres chronomètres utilisés pour ces mesures ne reflètent toutefois pas seulement l’esprit compétitif des athlètes, ils incarnent également l’intelligence nécessaire pour les fabriquer.

Au fil des siècles, les instruments utilisés pour chronométrer les Jeux olympiques sont passés par des stades bien distincts : le chronométrage manuel, le chronométrage électromécanique, le chronométrage électronique à quartz et enfin la diffusion des résultats en temps réel. De ce point de vue, on pout constater à quel point les progrès constants en matière de chronométrage sportif, dus à l’intégration de technologies de pointe, ont permis d’en améliorer considérablement la précision et d’établir de nouveaux records dans le monde du sport.

De la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle

À mesure que le sport s’est développé, la demande en compteurs multifonctions s’est accrue. Certaines fabriques d’horlogerie se sont concentrées sur la production de chronographes. Au fur et à mesure que les fabricants ont cherché à innover, la plus grande précision des montres mécaniques (du 1/5e de seconde au 1/10e de seconde, puis au 1/100e de seconde) a fourni l‘assurance que les événements seraient précisément chronométrés. En 1896, un chronomètre manuel mis au point par Longines est devenu l’instrument officiel de mesure du temps lors des premiers Jeux olympiques modernes d’Athènes. En 1932, Omega s’est à son tour élevé au rang de fournisseur officiel de chronographes, lors des Jeux olympiques de Los Angeles.

Milieu du XXe siècle

Le développement de la technologie à quartz, au milieu du XXe siècle, a permis un chronométrage de précision au 1/1’000e de seconde pendant que la technologie photoélectrique associée permettait de distinguer les temps des différents athlètes en un clin d’œil. Aux Jeux olympiques d’hiver de Squaw Valley en 1960, Longines a utilisé le Chronocinégines qui enregistrait l’image au 1/100e de seconde avant et après que les athlètes aient franchi la ligne d’arrivée : il s’agissait de la photo finish. Seiko, l’une des premières sociétés à avoir exploité la technologie du quartz, a été nommée chronométreur officiel pour les Jeux olympiques de Tokyo en 1964. Tout en mettant fin au monopole des chronométreurs suisses aux Jeux olympiques, la désignation de Seiko a également souligné l’importance de la technologie du chronométrage à quartz.

Longines utilise son Chronocinégines aux Jeux de 1960 © Longines
Longines utilise son Chronocinégines aux Jeux de 1960 © Longines
Depuis les années 1970

Dans le sillage des progrès et des changements continus dans le domaines des sciences et des technologies, l’émergence de la microélectronique a constitué une avancée révolutionnaire pour le chronométrage des sports. L’avènement de l’informatique, et des logiciels en particulier, a permis d’équiper les compteurs sportifs de fonctions plus précises et plus perfectionnées. Déjà indiqués sur les tableaux d’affichage, les temps des athlètes ont pu également apparaître en vidéo et être utilisés pour la radio et la télévision. En 1972, Omega et Longines ont fondé la société Swiss Timing, spécialisée dans la fabrication de compteurs pour les Jeux olympiques et autres événements sportifs. C’est lors de cette même année que les Jeux olympiques de Munich ont eu lieu, soit les premiers Jeux où le géodimètre et les compteurs électroniques ont été utilisés avec une précision au 1/1 000 de seconde. En 1976, le système Télé-Longines 1004, utilisé au Jeux olympiques d’hiver d’Innsbruck ainsi qu’aux Jeux olympiques d’été de Montréal, a permis un affichage numérique des temps au 1/100 de seconde. Dès lors, les performances des athlètes aux Jeux olympiques ont pu être diffusées en simultané dans le monde entier

|Année|Ville|Chronométreur officiel|

|1896|Athènes (Grèce)|Longines|
|1900|Paris (France)|-|
|1904|Saint-Louis (États-Unis)|-|
|1908|Londres (Angleterre)|-|
|1912|Stockholm (Suède)|-|
|1920|Anvers (Belgique)|Heuer|
|1924|Paris (France)|Heuer|
|1928|Amsterdam (Pays-Bas)|Heuer|
|1932|Los Angeles (États-Unis)|Omega|
|1936|Berlin (Allemagne)|Omega|
|1948|Londres (Angleterre)|Omega|
|1952|Helsinki (Finlande)|Omega|
|1956|Melbourne (Australie)|Omega|
|1960|Rome (Italie)|Omega|
|1964|Tokyo (Japon)|Seiko|
|1968|Mexico (Mexique)|Omega|
|1972|Munich (Allemagne)|Longines|
|1976|Montréal (Canada)|Swiss Timing|
|1980|Moscou (URSS)|Swiss Timing, Heuer|
|1984|Los Angeles (États-Unis)|Swiss Timing|
|1988|Séoul (Corée du Sud)|Swiss Timing|
|1992|Barcelone (Espagne)|Seiko|
|1996|Atlanta (États-Unis)|Swatch|
|2000|Sydney (Australie)|Swatch|
|2004|Athènes (Grèce)|Swatch|
|2008|Pékin (Chine)|Omega|

Haut de page