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La mode française, un champion économique national
Economie

La mode française, un champion économique national

vendredi, 21 octobre 2016
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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Selon une étude réalisée par l’Institut français de la mode, ce secteur, qui recouvre vêtements et textile, chaussures et maroquinerie, horlogerie et joaillerie ainsi que l’optique et la cosmétique, pèse € 150 milliards par an, soit trois fois plus que l’horlogerie helvétique à périmètre comparable.

Ils ont voulu en avoir le cœur net et ils n’ont pas été déçus. À force de clamer haut et fort que les grands noms de la mode française font plus pour l’ego national que n’importe quelle autre « industrie » du pays, les ténors de la branche ont également voulu mettre des chiffres sur cette suprématie. La démarche leur a donné raison : avec € 150 milliards par an, dont 33 milliards réalisés à l’exportation, la mode française, qui occupe 580 000 personnes, représente 1,7 % du PIB du pays avec € 36 milliards de valeur ajoutée. En comparaison, les industries françaises de l’aéronautique et de l’automobile ne pèsent, respectivement, « que » 0,7 % et 0,5 % du PIB de l’Hexagone. Encore faut-il ajouter quelques précisions à cette étude commandée par l’Institut français de la mode (IFM) et menée avec grand sérieux sur la base des données émanant de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), des chiffres des douanes et des rapports annuels des entreprises de la branche.

Sous le vocable de « mode », l’IFM a ainsi réuni toutes les activités connexes : textile et vêtements, chaussures et maroquinerie, horlogerie-bijouterie et joaillerie, optique ainsi que les parfums et cosmétiques. « Nous avons voulu délimiter le véritable périmètre de la mode, ce qui n’avait jamais été fait auparavant, précisait Dominique Jacomet, directeur général et président de l’IFM, lors de la présentation de cette étude. Nous avons donc adopté une vision horizontale, prenant en compte toutes les catégories de produits qui n’étaient généralement pas réunies, et une approche verticale qui inclut les différents types d’activité, à savoir les ventes à la sortie d’usine, au détail et en gros émanant de l’ensemble des acteurs, des griffes aux marques moyen de gamme, en passant par les distributeurs. »

© RE-UP
Incontournables défilés

En comparant ces statistiques avec celles de l’horlogerie helvétique à périmètre comparable, on se rend compte que la valeur de montres suisses au détail représente environ un tiers des résultats avancés par l’IFM, soit un chiffre d’affaires de l’ordre de CHF 50 milliards par an réalisé par les Maisons de la branche. De son côté, l’IFM est encore allé un pas plus loin en prenant en compte les activités induites par l’industrie de la mode. La valeur ajoutée de la branche dans son ensemble passe alors à € 67 milliards ou 2,7 % du PIB et le nombre d’emplois grimpe à 1 million de travailleurs. Reportée au monde des entreprises, l’étude relève que les compagnies françaises ou à capitaux français du secteur réalisent un chiffre d’affaires cumulé de € 70 milliards avec un taux d’exportation de 80 % pour les 50 premières d’entre elles.

Restait enfin à quantifier les incontournables rendez-vous parisiens que sont les six Fashion Weeks (mode homme, prêt-à-porter et couture printemps et automne) et leurs quelque 300 défilés annuels. Sur un an, ces manifestations clés pour le secteur génèrent ainsi € 10,3 milliards de transactions commerciales et représentent 1,2 milliard d’euros de retombées économiques. Les « petites mains » parisiennes ont encore de beaux jours devant elles.

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