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La montre, un bel « outil » pour Dwayne Johnson
Histoires de montres

La montre, un bel « outil » pour Dwayne Johnson

vendredi, 05 octobre 2018
Par Frank Rousseau
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Frank Rousseau

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8 min de lecture

Depuis quelques années, Dwayne Johnson est le nouvel homme fort de Hollywood. Un colosse de près de deux mètres taillé en V et capable de vous broyer les phalanges lorsqu’il vous serre la main ! Inutile de dire qu’avec une telle stature seules les montres « viriles » font le poids.

Ancien catcheur, sept fois champion du monde catégorie poids lourds, Dwayne Johnson aurait pu arpenter les rings encore longtemps. Oui mais voilà, le cinéma a happé ce gentil géant originaire des Samoa. Après quelques succès comme Le Roi Scorpion, Very Bad Cops, Tolérance zéro, Fast and Furious, The Expendables ou bien encore G.I. Joe, le lascar est devenu le spécialiste des films d’action survitaminés du box-office. Entre deux productions dopées de testostérone, nous avions pu saisir au vol cet amateur de montres viriles.

Rassurez-nous, Dwayne, vous n’êtes pas né comme ça ?

Mon problème à ma naissance, ce n’était pas tant la taille mais le poids. J’étais sec. Avec la peau sur les os. Jusqu’à l’adolescence, je ressemblais à une espèce de grande tige. Il faut dire que vers l’âge de 10 ou 11 ans j’avais une coupe de cheveux afro incroyablement fournie. On aurait dit un casque surdimensionné tellement mes cheveux étaient crépus. Comme j’avais en plus un visage fin, on me prenait tout le temps pour une belle Noire. Le plus embarrassant, c’est quand j’ai commencé à avoir un peu de poils sur les joues. Là, je pense qu’on m’a carrément pris pour un hermaphrodite. Bref, les filles se moquaient de moi et les garçons n’avaient qu’une envie : me botter les fesses. J’ai donc décidé de prendre le taureau par les cornes !

Et avec quelle recette ?

Avant d’avoir des muscles d’acier, il faut avoir un moral d’acier. Cela va de pair. Vous ne pouvez pas ériger une tour si le terrain est vaseux. C’est la même chose avec votre corps. Vous devez vous assurer qu’il est apte à résister à tous les types de contraintes, de pressions, de forces extérieures. Comme je le dis souvent, rien ne peut remplacer l’entraînement. Vous aurez beau tourner les choses dans tous les sens, trouver des variantes, essayer de gruger, le résultat sera décevant. C’est par la sueur et l’effort qu’on arrive à acquérir du muscle, du souffle, de la souplesse et, plus important encore, de la résistance. Une fois que vous êtes résistant, une fois que votre organisme a bien compris que c’était vous le maître absolu, le processus est ensuite assez rapide. Mais encore une fois, la base d’une bonne condition physique, c’est de verser de la sueur ! On n’a rien sans rien. Surtout dans le sport…

Dwayne Johnson
Dwayne Johnson
Et quand vous choisissez une montre, il faut qu’elle soit « massive » comme vous ?

Une montre, en théorie, c’est le reflet de celui ou celle qui la porte. Vous vous doutez bien qu’avec mon gabarit les montres « légères » jurent au poignet et ne résistent pas bien longtemps…

Qu’entendez-vous par « montres “légères” » ?

Des montres en plastique ou avec des bracelets en tissu ou en cuir ! Le cuir, ma sueur le « bouffe » à la longue. Le latex, c’est mieux. Bref, les montres « flip flop », pas trop pour moi. Et puis j’ai passé l’âge. Ce que je regarde avant toute chose dans une montre, c’est sa fabrication, sa conception et bien sûr son design. Je suis très sensible aux matériaux qui résistent au temps et surtout à mon mode de vie. Contrairement aux vêtements, que vous changez en fonction du climat, de vos activités, de vos sorties, moi, j’aime qu’une montre convienne en toutes circonstances. Quand je me rends à une première, je ne me dis pas : « Tiens, il faut que je mette telle montre avec telle chemise ou avec telle veste. » Je perçois plus la montre comme un outil, un bel outil, certes, mais certainement pas un bijou.

J’ai peut-être tort, mais je me dis toujours que si une montre est lourde, c’est que la qualité est au rendez-vous.
Quel est votre tout premier réflexe avant d’adopter une montre ?

Je la place dans ma paume et je la soupèse. J’ai peut-être tort, mais je me dis que si c’est lourd, c’est que la qualité est au rendez-vous. Une réflexion stupide, car on trouve aujourd’hui des matériaux composites plus résistants que les métaux classiques. Ensuite, je tourne la lunette si c’est une montre sportive. Je regarde aussi les chiffres. J’aime les cadrans lisibles. Bien lisibles. Rien de plus agaçant que de se pencher sur un cadran pour essayer de deviner l’heure ou de devoir mettre une paire de lunettes pour s’assurer que l’on n’est pas en retard à un rendez-vous.

Dwayne Johnson
Dwayne Johnson
Dans de nombreux films, on voit vos personnages porter des Panerai…

Oui, ce sont de belles montres fiables. Des qualités essentielles que l’on demande à une montre, non ?

On vous a vu faire de la pub pour l’application Siri d’Apple. Selon vous, les objets connectés sont-ils en train de supplanter les montres classiques ?

À mon avis, ce sont deux marchés, deux approches différentes. Rien ne vous empêche d’apprécier les deux. On ne vous demande pas de choisir un camp. C’est comme la photo. Il y a des adeptes du numérique, d’autres de l’argentique, d’autres encore des deux. L’important, c’est que vous ayez l’heure au bout du compte et surtout que votre acquisition vous fasse plaisir !

Vous donnez toujours l’impression d’être un champion. Cela vous est-il déjà arrivé de douter ?

Oui ! J’ai même connu des périodes dépressives.

Comment l’avez-vous géré ?

La première fois que j’ai dû « dealer » avec ça, c’était pendant ma première année au collège. J’ai dû quitter l’école à cause d’une blessure à l’épaule qui ne permettait plus de faire du sport de haut niveau. Je faisais partie d’une équipe de football américain et, très vite, je me suis retrouvé sur le banc de touche. Je me suis senti improductif et petit à petit je me suis isolé des autres. Je me suis replié sur moi-même. Ma seconde dépression, je l’ai vécue lorsqu’on m’a dégagé de la ligue de football canadienne. J’avais sept dollars en poche et aucune montre de valeur au poignet, je peux vous assurer. J’ai dû retourner chez papa-maman parce que je n’avais plus les moyens de m’assumer. Un vrai coup dur, d’autant que j’avais pour ambition, grâce à mes exploits sportifs, d’offrir un jour une maison pour mes parents. Il y a eu enfin le divorce d’avec ma femme. Avec mon ex-épouse, nos relations n’étaient pas évidentes et ce, alors que notre fille n’avait que 4 ans. J’avais le moral en berne, car je savais bien que notre divorce allait l’affecter.

J’ai envie d’un nouveau défi. Et quand vous avez de l’ambition à revendre, la politique est un bon tremplin.
Vous avez dit aussi qu’un jour vous aimeriez conquérir la Maison-Blanche !

Pas exactement en ces termes. Je suis aujourd’hui dans une position on ne peut plus confortable dans ma vie professionnelle et personnelle. J’ai envie d’un nouveau défi. Et quand vous avez de l’ambition à revendre, la politique est un bon tremplin. Je n’ai aucune expérience dans ce domaine. Pour l’heure, c’est juste une envie. L’envie d’être au contact des gens, de les écouter et de les aider. Il faut un vrai leader pour l’Amérique. Quelqu’un qui fédère. En attendant, vous savez, mon emploi du temps est plein pour les trois ans à venir. Je tourne constamment. Je peux donc encore y réfléchir. Arnold Schwarzenegger m’a beaucoup aidé quand j’ai débarqué à Hollywood en 2001. Il m’a donné des tas de conseils. Son parcours m’inspire énormément. Quand il était gouverneur de Californie, nous avons d’ailleurs continué à nous voir.

Et si vous êtes élu, vous inscrirez dans la Constitution des pompes obligatoires pour tout le monde ?

(Rires.) Au minimum !

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