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La réponse de Seiko à la crise : Ananta, une montre conçue comme un sabre japonais

mardi, 21 avril 2009
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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6 min de lecture

Pour la première fois, l’horloger japonais lance une collection haut de gamme au niveau international, collection forte de deux nouveaux calibres manufacturés et de la fameuse technologie Spring Drive. Avec Ananta, Seiko veut faire montre de tout son savoir-faire horloger.

Lors des trois premiers trimestres de son année fiscale, le japonais Seiko a vu ses ventes de montres baisser de 17% et le bénéfice opérationnel de la division chuter de 50,2%. Pour l’ensemble de l’exercice, qui a pris fin au 31 mars, le groupe prévoit un recul de 19% du chiffre d’affaires réalisé dans le segment « Watch Business » et une chute du résultat opérationnel de 87%. Sur l’ensemble de ses activités, Seiko devrait terminer l’année dans les chiffres rouges, soit une perte prévue de l’ordre de 55 millions de dollars. La compagnie fondée en 1881 n’a toutefois pas l’intention de s’en laisser compter, bien au contraire. Or quoi de mieux que de combattre la morosité ambiante avec des arguments de poids, des arguments qui prennent aujourd’hui la forme d’une nouvelle gamme de produits à la pointe de l’innovation et du savoir-faire de cette manufacture parfaitement intégrée.

Pour la première fois, Seiko, qui réalise 53% de ses ventes au Japon et près de 20% sur le reste de l’Asie, lance cette nouvelle ligne à l’international alors que, jusqu’ici, ses collections de prestige étaient généralement réservées au marché japonais. Avec Ananta, terme sanskrit pour designer l’infini, la compagnie est donc bien décidée à faire valoir sa maîtrise de l’horlogerie de pointe afin de séduire un plus vaste public sur ses marchés d’exportation. D’autant que la gamme de prix de ces garde-temps est des plus concurrentielles. Plus de 600 points de vente ont déjà été sélectionnés pour un lancement mondial de ces garde-temps prévu en septembre.

Le profil de la ligne Ananta s'inspire de la courbe d'un katana © Seiko
Le profil de la ligne Ananta s'inspire de la courbe d'un katana © Seiko
Quartiers libres à la création

« Lorsque nous avons imaginé cette nouvelle collection Elite, nous avons donné quartiers libres à l’équipe en charge du projet, exposait à Baselworld Shu Yoshino, directeur général de la communication chez Seiko Watch Corporation. Elle pouvait se servir des calibres existants développés dans nos manufactures ou décider d’en créer de nouveaux. Elle avait libre choix pour les composants de l’habillage et une marge de manœuvre totale en ce qui concerne le design des montres. Résultat : en guise d’inspiration, ils ont choisi l’art ancestral de la fabrication des katanas, ces fameux sabres japonais apparus au Xe siècle, dont la réalisation de chaque pièce nécessite plus d’un mois de travail de la forge au polissage et qui magnifie la main de l’homme. »

Rien n’a donc été laissé au hasard dans cette entreprise. Au niveau de l’habillage d’abord, l’usinage du boitier, fait d’un acier similaire à la lame des katanas et qui en reprend la courbure sur les flancs, est réalisé par opérations successives à l’aide de 32 fraises différentes. Le polissage fait l’objet de trois étapes pour lui donner une surface et une texture aussi lisses que celles d’un miroir. Quant aux cornes, aiguilles, couronnes et index du cadran, ils ont également été élaborés en référence directe à la forme caractéristique de ces sabres de samouraïs. Pour Seiko, il s’agissait plus que jamais d’appliquer sa philosophie à la lettre, celle d’un « artisanat bénéficiant des technologies les plus avancées au monde ».

Mouvements mécaniques et Spring Drive

Le soin tout particulier apporté à l’habillage trouve son répondant au niveau du mouvement. « Nos équipes voulaient tout simplement ce qu’il y a de meilleur au sein du groupe Seiko, poursuivait Shu Yoshino. Ils sont donc allés chercher la technologie Spring Drive au Shinshu Watch Studio et les compétences mécaniques développées au sein du Shizuku-ishi Watch Studio avec la réalisation de nouveaux calibres à la clé. Des calibres répondant en tous points à notre concept de « montre pour une vie », soit des garde-temps précis, durables et performants sans complications à outrance. » Outre le calibre 8R28 venant équiper le modèle Chronographe automatique à roue à colonnes et embrayage vertical, Seiko présente ainsi le 6R24 et le 6R21. Il s’agit de deux mouvements à 28’800 alternances/heure dont sont dotés ses deux modèles Ananta indications date, jour et réserve de marche de 45 heures dont un sous forme de double affichage rétrograde original. « Les trois ressorts de ces calibres sont fabriqués en SPRON 510, alliage exclusif à la marque et aux performances prouvées, expose Seiko. Ces mouvements sont en outre équipés du système « Magic Lever », un dispositif lancé en 1959 qui augmente considérablement l’efficacité et la vitesse d’armage du ressort. »

Clous de la collection : les Ananta Spring Drive Chronographe (cal. 5R86) et Spring Drive GMT (cal. 5R66), intégrant cette fameuse technologie que Seiko aura mis trente ans à développer pour la présentation d’un premier prototype à Bâle en 1998. En un mot, avec Ananta, Seiko a tout simplement voulu le meilleur. « Bien sûr que nous sommes touchés par la crise, concluait Shu Yoshino. Mais Seiko voit de belles opportunités se présenter cette année car les clients veulent aujourd’hui des vraies valeurs pour leur argent. Et nous, en tant que manufacture complètement intégrée, nous sommes en mesure de les leur offrir. »

Ananta double rétrograde automatique © Seiko
Ananta double rétrograde automatique © Seiko
Spring Drive

L’énergie du ressort moteur est emmagasinée dans le barillet et transmise par un rouage classique, régulé par le mobile régulateur. Celui-ci n’effectue pas d’oscillation comme un organe régulateur classique mais tourne sur lui-même dans un sens unidirectionnel à la vitesse de 28’800 tours par heure et produit ainsi son électricité. Cette énergie exprimée en nano watts est transmise au cristal de quartz permettant la régulation électromagnétique du mobile régulateur. En résumé, ce mobile régulateur tri-synchro profite de l’énergie mécanique du ressort-moteur pour fabriquer lui-même son électricité qu’il va transformer en énergie électromagnétique pour stabiliser sa rotation à 8 tours par seconde, d’où son nom de régulateur tri-synchro. La force de freinage électromagnétique de ce régulateur est ajustée proportionnellement à la force transmise par le ressort-moteur. Ce régulateur à rotation unidirectionnelle sans à-coups permet ainsi d’obtenir la fluidité du mouvement des aiguilles, et notamment celle des secondes, pour une précision de +/- 1 seconde/jour.

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