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La Rolex Daytona de Paul Newman sous le marteau
Histoire & Pièces d'exception

La Rolex Daytona de Paul Newman sous le marteau

mardi, 13 juin 2017
Par Geoffroy Ader
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Geoffroy Ader

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7 min de lecture

La nouvelle est tombée ce 1er juin 2017 sur les réseaux sociaux : la mythique Rolex Daytona « Paul Newman » de M. Paul Newman sera mise aux enchères par Aurel Bacs pour la Maison Phillips lors de sa vente inaugurale à New York en octobre prochain.

Quel qualificatif utiliser pour décrire cet événement dans le monde de la montre vintage tant cette Rolex Daytona de M. Paul Newman relève du mythe ? Au-delà de sa provenance liée au célèbre acteur américain, il est intéressant de remonter aux origines pour bien comprendre ce qui se cache derrière cette Rolex Daytona Paul Newman, montre héritière d’une belle tradition horlogère dans la fabrication de chronographes sportifs. Dès le début de l’aventure Rolex, son fondateur, Hans Wilsdorf, a mis toute son énergie au développement de la montre-bracelet avec, en 1926, la présentation du premier modèle étanche au nom de code « oyster ». Du coup, la montre était parée pour devenir le meilleur compagnon de l’homme. Il ne restait plus qu’à développer l’outil nécessaire pour mesurer ses exploits. Indéniablement, de toutes les activités sportives de l’époque, la course automobile a été une source d’inspiration et de dépassement inégalable pour les horlogers. Rolex faisait évidemment partie du lot avec, parmi tant d’autres modèles, la célèbre rattrapante réf. 4113 portée alors par l’homme le plus rapide du monde, sir Malcolm Campbell. Dans ce contexte, la naissance en 1963 de la mythique Rolex Daytona réf. 6239 passe pour un événement majeur.

Rolex Daytona « Paul Newman »
Rolex Daytona « Paul Newman »

La Rolex Daytona est certainement le plus bel héritage horloger légué par Hans Wilsdorf. Il décède en effet trois ans avant le lancement de la montre aux États-Unis, pays où l’on trouve le fameux circuit automobile Daytona en Floride qui lui a donné son nom. Pour nombre de collectionneurs, la combinaison de Rolex avec Daytona a un goût de potion magique. Encore produite de nos jours, elle est d’ailleurs la seule et unique montre-bracelet produite en série dans sa version en acier qui se vend plus cher d’occasion que neuve. On peut tout ignorer de l’univers des montres de collection, impossible toutefois de passer à côté des Rolex Daytona. Quelle que soit sa forme, elle fascine par la diversité de ses boîtiers, de ses poussoirs lisses ou vissés, et de ses innombrables variantes de cadran comme celle de la Daytona « Paul Newman » que l’on qualifiait au début de « cadran exotique ».

Rolex Daytona « Paul Newman »
Rolex Daytona « Paul Newman »
Quelques anecdotes

À la simple évocation de la Rolex Daytona, nombre d’anecdotes surgissent, toutes révélatrices de cette quête merveilleuse pour la montre la plus emblématique du marché vintage. Au début, lors des enchères horlogères, les acteurs étaient peu nombreux. L’intérêt se portait sur les montres de poche, alors que les Rolex se vendaient en lots, à des prix dérisoires. Rapidement toutefois, Rolex et Patek Philippe se sont détachés, notamment en raison de la variété infinie de leurs modèles. Si d’aucuns peuvent prétendre avoir participé à l’essor des enchères sur les montres-bracelets, une personne arrive en première place : Osvaldo Patrizzi, le fondateur d’Antiquorum, qui a su mettre cette spécialité sous les feux de la rampe au début des années 1980, bientôt suivi par Daryn Schnipper, de Sotheby’s. À cette époque déjà, tous deux sillonnaient la planète à la recherche de trésors horlogers en tous genres, mais surtout des fameuses Daytona.

Paul Newman
Paul Newman et sa montre © Douglas Kirkland Corbis via Getty Images

Une autre anecdote concerne Jean-Claude Sabrier, érudit dans l’histoire de l’horlogerie technique et grand spécialiste de Ferdinand Berthoud. Il passait pour n’avoir jamais possédé qu’une seule Rolex, un modèle acquis non pas pour le porter mais pour illustrer son ouvrage sur la montre automatique. Lors d’un déplacement en Floride pour une convention de montres, il avait été mandaté par Osvaldo Patrizzi pour rapporter toutes les Rolex Daytona avec « cadrans exotiques » qu’il pourrait rencontrer. Sans connaître la réelle signification de l’expression prise au sens littéral, notre érudit s’était mis à la recherche de Rolex présentant des cadrans véritablement « exotiques » avec palmiers et couleurs vives. Inutile de dire que sa quête est restée vaine. Revenant bredouille de son séjour, Jean-Claude fut dûment instruit des particularités de l’univers Rolex et de ses cadrans bicolores.

Peut-être le célèbre acteur américain a-t-il été conquis par ce chronographe, tout comme sa femme, qui fit graver la montre au dos avec la mention « DRIVE CAREFULLY ME »…
Une nouvelle couronne ?

Mais d’où vient le nom de Rolex Daytona « Paul Newman » ? En donnant un surnom aux montres vintage, Osvaldo Patrizzi – encore lui – avait très bien compris toute l’importance des associations en termes de marketing. En tombant par hasard sur cette photo de Paul Newman portant la fameuse Rolex Daytona avec « cadran exotique », il a très vite compris qu’en liant les deux, cette adjonction ferait mouche. L’évolution des enchères lui a donné raison. À noter qu’à l’origine les premiers modèles des années 1960 n’arboraient pas le fameux cadran « Paul Newman ». Son lancement plus tardif sous la réf. 6239 a donné lieu aux premières évolutions notables du modèle. Peut-être le célèbre acteur américain a-t-il été conquis par ce chronographe, tout comme sa femme, qui fit graver la montre au dos avec la mention « DRIVE CAREFULLY ME »…

Rolex Daytona « Paul Newman »
Rolex Daytona « Paul Newman »

La vente programmée de cette montre en octobre prochain à New York promet déjà la lune au vu des résultats obtenus lors des dernières enchères genevoises avec le fameux chronographe « The Legend » parti pour plus de 3 millions de dollars. Sans oublier les enchères précédentes qui dépassent régulièrement le million depuis quelques années. Aucune autre marque n’a connu une ascension des prix aussi fulgurante. Regardons maintenant les prix des Rolex Daytona. La célèbre « The Oyster Albino » d’Eric Clapton, vendue chez Sotheby’s en 2008 pour un demi-million de dollars, a trouvé preneur chez Phillips en 2015 pour 1,35 million de francs. Quant à la fameuse « RCO Tropical » adjugée chez Sotheby’s en 2010 pour près d’un demi-million de francs, elle a pratiquement atteint les 2 millions un an plus tard. Alors un grand merci à Hans Wilsdorf, cette enchère historique en octobre prochain de la « vraie » Paul Newman risque bien d’apporter une nouvelle couronne à la marque.

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