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La saga Speedmaster en 18 montres
Points d'histoire

La saga Speedmaster en 18 montres

jeudi, 23 mars 2017
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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12 min de lecture

Cette année, la Speedmaster d’Omega souffle ses 60 bougies. L’occasion de revenir sur une saga qui représente un condensé de l’histoire horlogère de ce dernier demi-siècle.

Tout le monde la connaît comme la « Moonwatch », à savoir le seul et unique garde-temps qui a connu les embruns lunaires au poignet de Buzz Aldrin. La seule et unique montre mécanique jamais agréée par la Nasa pour l’ensemble de ses missions habitées. Un tel exploit suffirait à lui seul à expliquer l’extraordinaire aura de cette Speedmaster. En fait, son exégèse va beaucoup plus loin. À travers la saga Speedmaster, c’est un condensé de l’histoire horlogère de plus d’un demi-siècle que l’on revit.

Née comme montre de professionnels, destinée notamment aux pilotes de course, la Speedmaster a d’emblée été conçue comme un instrument robuste et fiable. Et si elle s’est retrouvée projetée dans l’espace, une fois n’est pas coutume, ce n’est pas à la suite d’un quelconque placement de produit. Il se trouve qu’Omega avait réalisé le seul des quatre garde-temps sélectionnés par la Nasa à avoir passé avec succès la batterie de tests lui ouvrant le sas des fusées Apollo. La suite est largement connue, notamment le rôle central joué par cette montre lors de la mission Apollo 13.

La Speedmaster ne se résume toutefois pas seulement à l’aventure spatiale. Le modèle a en effet suivi les modes et tendances, cédant aux chants des sirènes électroniques avant de revenir sur le devant de la scène comme un symbole de l’horlogerie mécanique. Si les modèles destinés à la Nasa n’ont subi que peu de changements pour des raisons d’homologation, la gamme Speedmaster n’en a pas moins connu les innovations majeures introduites par Omega dans la production de ses calibres. On pense ici à l’échappement Co-Axial et plus récemment à la certification Master Chronometer. Sans oublier les modèles conçus spécifiquement pour l’espace, véritables concept watches avant l’heure. Mais que l’aventure commence.

Omega - 1957 - Broad Arrow
Omega - 1957 - Broad Arrow
1957 – « Broad Arrow »

La première Speedmaster
Voici la montre d’origine de cette famille légendaire. Appelé « Broad Arrow » en raison de ses aiguilles distinctives, ce garde-temps ne fut pas seulement la première Speedmaster mais également la première montre-bracelet chronographe au monde dont l’échelle tachymétrique figure sur la lunette et non sur le cadran – une fonctionnalité conçue pour les pilotes de course. Ce modèle est peut-être le plus apprécié de toutes les Speedmaster, point de départ d’une odyssée fantastique.

Omega - 1959 - First Omega in space
Omega - 1959 - First Omega in space
1959 – La première Omega dans l’espace

Portée par Walter Schirra
Il s’agit de la deuxième version de la Speedmaster, un modèle qui diffère de l’original « Broad Arrow » en raison de sa lunette en aluminium noir, de l’aiguille des secondes « lollipop » sur les modèles destinés aux forces aériennes et des aiguilles des heures et des minutes de style « Alpha ». Cette montre a été la première Omega portée dans l’espace, au poignet de Walter Schirra le 3 octobre 1962. Il avait choisi sa Speedmaster personnelle pour l’accompagner sur la mission Sigma 7 du programme Mercury. À partir de ce moment débute l’aventure spatiale de la Speedmaster.

Omega - 1969 - Commemorative edition
Omega - 1969 - Commemorative edition
1969 – Édition commémorative

Pour les exploits d’Omega dans l’espace
Ce fut la première Speedmaster en or 18 K réalisée en une édition numérotée dotée d’une rare lunette couleur bordeaux. Les premières montres de cette série ont été offertes à 19 astronautes lors d’un dîner de gala à Houston, Texas, le 25 novembre 1969 pour célébrer l’alunissage d’Apollo 11. Trois montres ont également été décernées à titre posthume aux trois membres d’équipage d’Apollo 1 – Virgil Grissom, Ed White et Roger Chaffee.

Omega - 1971 - Mark III
Omega - 1971 - Mark III
1971 – Mark III

Le premier chronographe Omega à remontage automatique
Lancée en 1971, la Speedmaster Mark III au boîtier « pilote » a été le premier chronographe Omega à remontage automatique. Le nouveau calibre 1040 a été une étape importante pour la marque. Dans une publicité de 1972, celle-ci déclarait : « Après six alunissages, il n’y avait qu’une seule chose que nous pouvions encore enseigner à la Speedmaster. De se remonter elle-même. » Autres caractéristiques intéressantes : l’aiguille des 60 minutes du chronographe en forme de croix et l’indicateur unique 24 heures jour/nuit à 9 h.

Omega - 1973 - Speedsonic
Omega - 1973 - Speedsonic
1973 – Speedsonic

La première Speedmaster électronique
Ce modèle est surnommé le « homard » en raison de la forme inhabituelle du bracelet qui ressemble à la queue d’un crustacé. Avec le désir croissant pour des montres électroniques, la Speedsonic a été créée avec un mouvement électromécanique innovant afin de répondre à la demande pour une plus grande précision et une meilleure fiabilité. Fait intéressant, la couronne a été délibérément faite plus petite pour démonter la nécessité réduite de changer l’heure ou la date.

Omega - 1987 - Italy
Omega - 1987 - Italy
1987 – Italie

Spécialement créée pour le marché italien
Limité à 500 pièces, ce modèle a été créé pour le marché italien. Il présente un cadran noir avec compteurs en or, une lunette en or jaune, une couronne et des poussoirs plaqués or. Fait intéressant, la Speedmaster a un lien historique avec l’Italie. L’hippocampe qui figure en médaillon sur le fond du boîtier de nombreux modèles Speedmaster et Seamaster a été en fait inspiré par les emblèmes d’hippocampe trouvés sur les côtés des gondoles vénitiennes.

Omega - 1991 - Perpetual Calendar
Omega - 1991 - Perpetual Calendar
1991 – Calendrier perpétuel

Pour le 700e anniversaire de la Suisse
Ce modèle Speedmaster a été limité à 50 pièces. Même si elle célébrait le 700e anniversaire de la Suisse, la montre a été commercialisée exclusivement sur le marché japonais. En plus de la fonction chronographe, elle est également dotée d’un calendrier perpétuel avec phases de lune programmé jusqu’en l’an 2100. Ce garde-temps est souvent considéré comme la montre Omega la plus compliquée jamais produite en série.

Omega - 1992 - Skeleton
Omega - 1992 - Skeleton
1992 – Squelette

Rare édition limitée faite main
Ce modèle Speedmaster étonnant permet d’admirer l’excellence artisanale d’Omega. La conception du mouvement squelette a été limitée à seulement 50 pièces, chacune avec fond transparent. L’inspiration est venue du 50e anniversaire du projet 27 CHRO C12 d’Omega, qui a conduit à la réalisation du calibre 321, utilisé dans la toute première Speedmaster. Cette pièce est un hommage aux capacités d’innovation de la Maison.

Omega - 1996 - Racing Schumacher
Omega - 1996 - Racing Schumacher
1996 – Racing

Lancé par Michael Schumacher
Ce modèle, qui a frappé les esprits en raison de son esthétique « jeune », a été produit en deux versions, rouge et jaune. La pièce a été lancée par le légendaire pilote de course Michael Schumacher, devenu ambassadeur d’Omega en 1996. En plus de son échelle des minutes de style racing, la montre était présentée dans une boîte en caoutchouc qui ressemblait aux pneus des bolides de F1, boîte portant la signature de Michael Schumacher en blanc.

Omega - 1998 - X33
Omega - 1998 - X33
1998 – X-33

Favori des pilotes
Connue comme la « Mars Watch », cette X-33 a été conçue en fonction d’un atterrissage possible de l’homme sur la planète rouge. Elle aura demandé cinq ans de développement en collaboration avec les principales agences spatiales au monde et avec les US Navy « Blue Angels » et les US Air Force « Thunderbirds ». Avec son design futuriste, la montre a été portée à bord des navettes spatiales de la Nasa et de la station orbitale russe Mir.

Omega - 2003 - From the moon to mars
Omega - 2003 - From the moon to mars
2003 – De la lune à Mars

Anticiper l’avenir
Construit pour la prochaine grande aventure spatiale, ce modèle a coïncidé avec l’annonce faite par les Américains selon laquelle ils allaient construire avant 2020 une station spatiale permanente sur la lune devant servir de base de lancement pour les futures missions habitées vers Mars. Pour célébrer ces corps célestes, la montre est dotée de compteurs imprimés avec des images de la lune, de la Terre et de Mars.

Omega - 2005 - Co Axial GMT
Omega - 2005 - Co Axial GMT
2005 – Co-Axial GMT

Doté d’un échappement pionnier
Omega a toujours été connu pour ses capacités d’innovation et son dévouement à l’art horloger. Conformément à cette quête de perfection, cette Speedmaster a été la première à intégrer l’échappement Co-Axial d’Omega, gage de précision et de fiabilité. En parallèle, la montre a retrouvé les aiguilles « Broad Arrow » d’origine et s’est vue dotée d’un second fuseau horaire indiqué par une aiguille GMT rouge pointant sur une échelle 24 heures dont les chiffres sont intercalés entre les marqueurs des heures.

Omega - 2008 - Alaska Project
Omega - 2008 - Alaska Project
Alaska Project 2008

Un prototype devient réalité
Avec ce garde-temps, l’un des rêves les plus innovants d’Omega est devenu réalité. Produite en une édition limitée de 1 970 pièces en 2008, cette montre est basée sur le projet « Alaska II », qui se servait d’une Speedmaster standard mais avec un cadran et des aiguilles modifiés, conjointement avec l’intégration d’un « bouclier thermique » extérieur en aluminium anodisé. Ce dispositif permettait à la montre de résister à des températures, sur la lune ou dans l’espace, allant de – 148 à + 260 °C.

Omega - 2008 - Beijing
Omega - 2008 - Beijing
2008 – Beijing

Célébration de la XXIXe Olympiade
Omega a célébré son statut de chronométreur officiel des Jeux olympiques de Beijing 2008 en réalisant cette Speedmaster 5-Counters Chronograph. Pour la première fois, cinq compteurs sont affichés sur le cadran d’une montre-bracelet mécanique, disposés selon l’agencement emblématique des anneaux olympiques. Les fonctions comprenaient un compteur de petites secondes, un indicateur du jour et les compteurs de chronographe 7 jours, 12 heures et 30 minutes.

Omega - 2009 - Apollo 11
Omega - 2009 - Apollo 11
2009 – Apollo 11

40e anniversaire
Réalisé en une édition limitée de 69 exemplaires pour marquer le 40e anniversaire de la conquête de la lune, ce modèle Speedmaster en platine offre un médaillon unique en or jaune sur le compteur de petites secondes, qui représente en relief l’écusson de la mission Apollo 11. Ce médaillon en or se retrouve également sur le fond du boîtier.

Omega - 2013 - Dark side of the moon
Omega - 2013 - Dark side of the moon
2013 – Dark Side of the Moon

Première Speedmaster en céramique
Emblématique du style audacieux d’Omega et de son esprit pionnier, le modèle « Dark Side of the Moon » a fait sauter la Moonwatch d’une génération. Usinée dans un bloc de céramique, cette pièce sportive dispose également d’un cadran en céramique noire avec aiguilles en or blanc 18 K et d’un bracelet en nylon. Les techniques de production utilisées pour cette montre font partie des principaux succès d’Omega.

Omega - 2016 - Moonphase
Omega - 2016 - Moonphase
2016 – Moonphase

Première Speedmaster Master Chronomètre
Première Speedmaster certifiée Master Chronomètre, cette Moonphase bleue répond aux standards de précision et de performance parmi les plus élevés de l’industrie tels qu’approuvés par le Metas (institut fédéral de métrologie). De plus, l’image de la lune sur cette montre est aussi détaillée qu’une photographie de la Nasa. Si vous zoomez suffisamment, vous y découvrirez l’empreinte de pas d’un astronaute !

Omega - 2017 - Speedmaster Racing
Omega - 2017 - Speedmaster Racing
2017 – Speedmaster automatique

Retour du cadran de course
Le style distinctif de l’échelle des minutes sur cette montre en acier inoxydable est apparu avec le modèle Speedmaster de 1968. Lié à l’héritage de la Speedmaster dans la course automobile, il apparaît cette fois sur un cadran noir mat. Les autres caractéristiques du cadran comprennent les marques orange, distinctives pour les indications horaires, et les index biseautés en or blanc 18 K terminés en forme de flèche. Le bracelet en caoutchouc perforé est une autre nouveauté du modèle.

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