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La transition énergétique de Panerai
Points de vue

La transition énergétique de Panerai

lundi, 22 octobre 2018
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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La manufacture de Panerai à Neuchâtel passe pour un modèle en matière énergétique dans une logique écoresponsable. Rencontre avec son directeur, Jérôme Cavadini.

Pourquoi avoir fait le choix, en 2012 déjà, du virage vers la transition énergétique ?

Jérôme Cavadini, directeur de la manufacture Panerai à Neuchâtel : La construction d’une nouvelle manufacture était une opportunité unique de traduire concrètement une volonté préexistante de la marque d’agir en faveur de l’environnement et de le traduire en actions écoresponsables sincères et visibles. Nous avons décidé d’atteindre les standards les plus exigeants en matière de performance énergétique, même si cela engendrait des coûts un peu plus importants. Par ailleurs, depuis les fondations de Panerai, la marque a un lien privilégié avec l’environnement aquatique, qui fait partie de son ADN, et nous travaillons sur des nouveautés qui souligneront cet historique.

Était-ce un choix libre de la marque, et le groupe Richemont, auquel vous appartenez, vous a-t-il laissé champ libre ?

Le groupe Richemont a défini une véritable politique en matière de RSE (responsabilité sociale et environnementale, ndlr) et s’engage en demandant à ses entités, et partant à leurs fournisseurs, de respecter des chartes éthiques et environnementales exigeantes. De notre point de vue, il s’agit à la fois de s’inscrire dans ce cadre et de proposer des actions qui font sens avec nos valeurs et notre histoire. Jean-Marc Pontroué, le CEO de Panerai, a une vision de la responsabilité sociale de l’entreprise assez poussée et nous demande de traduire cette vision dans l’ensemble des processus en lien avec notre activité.

Avez-vous eu recours à des experts pour vous guider ?

Pour ce qui est de notre manufacture, nous avons fait appel à des ingénieurs spécialisés, et c’est avec eux que nous avons choisi de ne cibler aucun label particulier, pour condenser le meilleur de ceux qui existaient en Suisse et à l’étranger. Ainsi, notre bâtiment ne consomme aucune énergie fossile, permet une utilisation des eaux de pluie et n’est alimenté qu’en électricité d’origine hydraulique.

Quels sont les points pour lesquels vous avez rencontré des limites ?

S’il est un point que nous souhaiterions développer, c’est celui de la production d’énergie électrique au moyen de cellules solaires. En effet, notre secteur d’usinage engendre une consommation importante et nous cherchons d’une part à produire cette énergie et, d’autre part, à investir dans des moyens de production moins gourmands comme les deux dernières machines CNC que nous venons d’acquérir.

Dans quel domaine y a-t-il d’importants changements en cours ?

Je pense que nous vivons une véritable révolution, communément baptisée « 4.0 », à travers laquelle tous les outils, processus et standards usuels sont remis en discussion. Les moyens de production développés aujourd’hui sont toujours plus petits, plus performants et moins polluants. Il existe par exemple une petite machine, de la taille d’une Nespresso familiale, que la HE-Arc a développée et dont les capacités d’usinage semblent très prometteuses.

Votre responsabilité sociétale englobe-t-elle aussi l’humain ?

Bien sûr ! Nous nous préoccupons surtout de garantir l’employabilité actuelle et future de nos collaborateurs. Il est d’ores et déjà acquis que la digitalisation va permettre de réduire la part des tâches répétitives, mais, en même temps, elle va induire et créer de nouvelles fonctions pour lesquelles nous devons nous préparer, aussi bien dans les secteurs de production que dans l’ingénierie et les systèmes logistiques.

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