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La troisième vie de Martin Braun
Nouveautés

La troisième vie de Martin Braun

vendredi, 24 février 2012
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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Connu pour ses réalisations dans l’univers des montres astronomiques, Martin Braun est passé dans le giron du groupe Franck Muller en 2007. Pour mieux rebondir aujourd’hui. Les pièces du maître horloger allemand portent désormais le nom « Antoine Martin » et se présentent sous la forme d’un premier modèle à quantième perpétuel. Un second modèle, assorti d’un tourbillon volant, est attendu pour Baselworld.

Martin Braun, rencontré au Geneva Time Exhibition, en marge du Salon international de la Haute Horlogerie, n’est pas un homme qui verse dans la fioriture. C’est avant tout sa passion qu’il cherche à partager. Une passion qui l’a conduit à développer un nouveau calibre riche d’innovations et d’une créativité hors pair. C’est que Martin Braun n’est pas le premier venu. Maître horloger diplômé en 1991, il s’est d’abord fait la main en restaurant des pièces anciennes aux côtés de son père, généralement des grandes complications, notamment pour A. Lange & Söhne. En parallèle, il travaille sur ses propres concepts, qui le portent vers l’univers des garde-temps astronomiques. En 2000, il présente ainsi sa première réalisation : le modèle EOS. Une réussite. En quelques années, Martin Braun va clairement devenir une référence au point d’intéresser le groupe Franck Muller, qui reprend ses activités en 2007. Las, la mayonnaise ne prend pas. Deux ans plus tard, l’horloger allemand claque la porte, pour mieux revenir aujourd’hui sur le devant de la scène, fidèle à son esprit d’innovation qui s’exprime désormais sous la marque Antoine Martin.

Toute une vie dans un calibre

« La raison de mon départ tient au fait que j’avais planifié le mouvement du modèle que l’on voit sur cette table. Mais le groupe Franck Muller n’en voulait pas. Alors non, plutôt que d’endosser les habits d’un commercial, ce que je ne suis pas, j’ai préféré garder mes vêtements d’horloger », résume sobrement Martin Braun. Et de préciser : « C’est toute ma vie professionnelle, toutes les expériences acquises au fil des ans qui sont incluses dans ce calibre. Il n’était pas question que j’abandonne. » Retour donc à la case départ avec l’installation de la Manufacture horlogère Obwald à Alpnach, près de Lucerne, fondée avec l’entrepreneur Antoine Meier et placée sous la direction de Bruno Jufer, un ancien de Maurice Lacroix, Jaquet Droz, Zenith et Carl F. Bucherer. Objectif déclaré : « Nous entendons établir Antoine Martin en tant que manufacture de renommée mondiale dans l’horlogerie de luxe. La marque se veut une référence pour son inventivité technique en matière de mouvements d’horlogerie et pour son esthétique inégalée », selon les termes de Bruno Jufer.

La preuve par l’acte : après deux ans de développement, la première collection Antoine Martin Quantième Perpétuel au Grand Balancier (calibre AM 39.001) est en effet un condensé de technologies de pointe, de recherche et de créativité. Première invention : un nouvel échappement à haute performance. « Depuis toujours, la détermination des angles utilisés dans l’échappement à ancre suisse était le résultat d’un compromis entre l’efficacité et la teneur en huile assurée par capillarité pour certains angles », explique l’horloger. Martin Braun a donc résolu le problème par l’utilisation du silicium et par un nouveau calcul des angles des plans d’impulsion de la roue d’ancre, assorti de palettes redessinées, pour un gain énergétique de l’ordre de 15 %.

Antoine Martin Quantième Perpétuel au Grand Balancier

Nouvelles surprises à Baselworld

Autre innovation majeure : un dispositif sophistiqué permettant de stabiliser l’amplitude énergétique, essentielle pour la régularité de marche. Celui-ci consiste en une came complexe commandée par la réserve de marche. Explication : « Lorsque la montre est entièrement remontée, cette came se met à se déplacer en direction du balancier jusqu’à l’approcher de 0,01 millimètre. Les bras du balancier créent une petite accumulation d’air, laquelle fonctionne tel un coussin de freinage. Alors que le ressort-moteur se détend, le système assure la stabilité de l’amplitude quelle que soit la tension du ressort. » Autre particularité : la grande dimension du balancier en titane de 17,5 millimètres de diamètre battant à 18’000 alternances/heure sans raquette et doté d’un spiral oscillant librement. « Du point de vue technique, la grande taille fait parfaitement sens : il en résulte une énergie cinétique plus importante, explique Martin Braun. De plus, si un choc vient ébranler le mouvement, un balancier de grande taille conserve mieux l’amplitude souhaitée qu’un petit et permet donc d’éviter que le choc ne modifie la marche. »

Inutile de dire que les composants du mouvement, tous originaux, sont réalisés au sein de la manufacture, systèmes antichoc exceptés. Inutile également de dire que Martin Braun ne va pas en rester là. Pour Baselworld, il prépare un quantième perpétuel tourbillon volant à régulateur, date rétrograde et grand balancier. Visuellement et techniquement, la pièce réserve à nouveau des surprises, dépôts de brevet à la clé.

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