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L’artiste Richard Orlinski crée une montre avec Hublot
Modes & Tendances

L’artiste Richard Orlinski crée une montre avec Hublot

vendredi, 02 février 2018
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Marie de Pimodan-Bugnon
Journaliste indépendante

“Il faut absolument être moderne.”

Arthur Rimbaud

De la passion, beaucoup de curiosité et une bonne dose d’émerveillement ! La recette essentielle pour raconter les mille et une facettes de l’horlogerie…

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5 min de lecture

L’artiste contemporain français le plus vendu dans le monde signe une montre avec Hublot. Une collaboration créative nommée Classic Fusion Aerofusion Chronograph Orlinski qui dévoile un design inédit mêlant pliages, arêtes et facettes taillés dans le métal. Rencontre exclusive à Genève avec Richard Orlinski… sous le regard bienveillant d’un King Kong bleu flashy !

« Elle est belle, n’est-ce pas ? Dites-moi si vous avez vu une montre plus belle que celle-ci cette semaine ? » Regard pétillant de fierté, Richard Orlinski présentait début janvier sa création horlogère cosignée avec la maison Hublot dans les salons d’un grand hôtel genevois. Déclinée dans deux versions de 200 exemplaires en titane ou en céramique bleue, la Classic Fusion Aerofusion Chronograph Orlinski est revendiquée par Hublot comme « la première œuvre d’art qui donne l’heure ». Vraiment ?

Richard Orlinski. L’artiste contemporain français le plus vendu dans le monde a posé son empreinte pop art sur la nouvelle Classic Fusion Aerofusion Chronograph Orlinski. © Hublot
Richard Orlinski. L’artiste contemporain français le plus vendu dans le monde a posé son empreinte pop art sur la nouvelle Classic Fusion Aerofusion Chronograph Orlinski. © Hublot
On se demande souvent si l’horlogerie peut être considérée comme un art à part entière. Avez-vous conçu cette montre comme un objet d’art ?

Je suis convaincu que l’art est universel, qu’il doit s’inscrire dans le quotidien de tout un chacun. À mon sens, la fonctionnalité d’un objet n’a rien de contradictoire avec la création artistique. Au contraire. Dans ma démarche, je cherche à rendre l’art populaire, accessible. Je n’ai surtout pas voulu partir dans un délire d’artiste. Ce qui m’intéresse, c’est de faire une montre que tout le monde peut porter. Je voulais avant tout que l’objet plaise. Là, on a vraiment une œuvre d’art portable, pratique, ni extravagante ni réservée à une élite.

On reconnaît immédiatement votre patte sur la montre créée avec Hublot. Comment s’est déroulée la collaboration avec la manufacture ?

D’une manière générale, j’ai pu toucher à tout l’univers de la montre : le boîtier, bien sûr, mais aussi la lunette, les poussoirs et les aiguilles. Le projet n’était pas de personnaliser une montre mais d’en créer une nouvelle. Quand la collaboration a débuté, j’ai tout d’abord défini ce que je voulais avec mon bureau d’étude, Orlinski Design, et je suis arrivé avec une proposition très claire. En tant que collectionneur et amateur de montres, je n’ai bien évidemment pas imaginé n’importe quoi. J’avais conscience des contraintes et des problématiques horlogères. J’en ai tenu compte pour marier mon ADN à celui d’Hublot.

Hublot Classic Fusion Aerofusion Chronograph Orlinski Titanium, boîtier en titane poli de 45 mm de diamètre, cadran saphir, calibre 1155, mouvement chronographe à remontage automatique, édition limitée à 200 pièces.
Hublot Classic Fusion Aerofusion Chronograph Orlinski Titanium, boîtier en titane poli de 45 mm de diamètre, cadran saphir, calibre 1155, mouvement chronographe à remontage automatique, édition limitée à 200 pièces.
Quelles ont été vos inspirations ?

J’ai adapté mon univers à la montre, notamment les facettes que l’on retrouve sur mes grandes sculptures animalières. De nouveau, je ne suis pas du tout dans la rondeur, plutôt dans les angles. On a donc revu ceux de la lunette dodécagonale et de manière générale, même si la montre paraît très contemporaine, son design s’appuie sur certains codes précis de l’horlogerie ancienne traditionnelle, notamment la forme de la couronne et des poussoirs.

C’est votre première collaboration avec une maison horlogère. Qu’est-ce qui vous a motivé ?

Je suis un grand fan de montres. En tant qu’homme, c’est le seul bijou qu’on peut « officiellement » porter. Personnellement, je mets des bracelets qui sont plus « roots », plus mode, mais je suis bien incapable de vous dire si, dans un an ou deux, je les porterai encore. La montre a quelque chose d’universel, d’élégant, d’intemporel. Un bijou qui donne l’heure, c’est génial. Parvenir à mettre tellement d’éléments techniques et d’émotions dans un si petit objet m’a toujours énormément séduit et fasciné.

Hublot Classic Fusion Aerofusion Chronograph Orlinski Titanium, boîtier en titane poli de 45 mm de diamètre, cadran saphir, calibre 1155, mouvement chronographe à remontage automatique, édition limitée à 200 pièces.
Hublot Classic Fusion Aerofusion Chronograph Orlinski Titanium, boîtier en titane poli de 45 mm de diamètre, cadran saphir, calibre 1155, mouvement chronographe à remontage automatique, édition limitée à 200 pièces.
Pourquoi Hublot ?

J’ai refusé plein de collaborations avant de partir dans cette aventure qui a duré un an. Ricardo Guadalupe (CEO d’Hublot, ndlr) m’a donné 100 % de liberté à partir du moment où le projet s’est révélé réalisable. Cela paraît totalement incroyable, mais j’ai eu toute la latitude pour la création et les équipes d’Hublot ont suivi, avec toutes les contraintes que cela suppose. Aujourd’hui, de plus en plus de marques cherchent à collaborer avec des artistes. C’est une vraie tendance que de faire appel à l’art dans la création d’objets fonctionnels, et je suis convaincu que ce n’est qu’un début. On en reparlera dans 10 ans.

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