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« L’aventure digitale ne fait que commencer »
Points de vue

« L’aventure digitale ne fait que commencer »

lundi, 12 décembre 2016
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Anaïs Georges du Clos
Journaliste indépendante

“Rien de grand ne s’est fait dans le monde sans passion.”

Georg Wilhelm Friedrich Hegel

« S’autoriser à tout penser, réfléchir avant d’écrire. »

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5 min de lecture

Racheté par trois spécialistes de l’e-commerce en 2010, Chrono24 est rapidement devenu le plus important site de vente en ligne de montres neuves et d’occasion. Rencontre avec Tim Stracke, cofondateur du site.

Comment l’aventure a-t-elle commencé ?

Michael Krkoska, Dirk Schwartz et moi-même travaillons ensemble depuis 12 ans. Nous sommes spécialisés dans le commerce en ligne et avons créé plusieurs places de marché dans les années 2000. Nous les avons vendues avant de racheter Chrono24 en 2010.

Qui est derrière Chrono24 ?

Nous employons une centaine de personnes : une quinzaine de développeurs s’occupe de la maintenance et de l’amélioration du site, une vingtaine d’employés est chargée du contenu et une trentaine est dédiée aux relations clients. Le site est traduit en 22 langues. Internet n’est qu’un outil, derrière l’écran il y a des hommes et des femmes.

Que représente Chrono24 sur le marché de l’horlogerie ?

Chrono24, c’est plus de 290 000 montres neuves et d’occasion en ligne et plus de 10 millions de visiteurs par mois venus de 96 pays différents. Nous réalisons quelque 120 000 transactions par an pour un montant d’environ 750 millions d’euros.

Il est souvent plus facile de vendre en ligne une montre à 50 000 euros qu’à 3 000.
Tim Stracke, cofondateur de Chrono24
Qui achète via Chrono24 et quels sont les modèles les plus recherchés ?

Une montre recherchée sur trois est une Rolex ! Notre clientèle est jeune – plus de 25 ans – et masculine à 80 %. Le prix moyen tourne autour de 6 000 euros. Les ventes concernent à 70 % des montres d’occasion et à 30 % des montres neuves. Le volume des ventes est stable tout au long de l’année, sauf à l’approche des fêtes de Noël, où le nombre de transactions augmente sensiblement. À cette époque, la proportion de femmes croît considérablement. Et contrairement aux idées reçues, il est souvent plus facile de vendre en ligne une montre à 50 000 euros qu’à 3 000, car la clientèle pour ce genre de pièce a une bonne culture horlogère et fait d’autant plus facilement confiance qu’à ce prix les montres sont souvent remises en main propre.

Chrono24
Pourtant, il y a encore des réticences.

Certes, de nombreuses personnes ont encore peur d’acheter sur Internet, mais les mentalités évoluent. Pensez qu’il y a encore 15 ans certains n’imaginaient même pas acheter un livre en ligne. Aujourd’hui, plus personne ne se pose la question.

Tout de même, que répondez-vous aux clients qui redoutent les contrefaçons et aux vendeurs qui craignent les impayés ?

Nous effectuons de nombreuses recherches sur les vendeurs, qui doivent justifier deux recommandations de vendeurs déjà agréés avant de pouvoir travailler avec nous. Pour le paiement, nous avons récemment mis en place le « Trusted Checkout » : une fois l’accord conclu, l’acheteur effectue le paiement sur le compte d’un tiers de confiance où l’argent demeure jusqu’à ce que la montre soit livrée. Le professionnel reçoit l’argent à ce moment-là. Si le client n’est pas satisfait, il a la possibilité de retourner la montre sous 14 jours et obtient le remboursement dès que la montre a été réceptionnée par le professionnel. Dans tous les cas, l’acheteur a l’assurance d’être livré ou remboursé et le vendeur celle d’être payé ou de récupérer la montre.

Nous avons lancé Finejewels24, l’équivalent de Chrono24 pour la joaillerie, ainsi que notre propre e-boutique où les marques peuvent vendre directement aux acheteurs.
Tim Stracke, cofondateur de Chrono24
Comment êtes-vous devenus numéro 1 ?

Grâce à la sélection des vendeurs d’une part et à la performance de notre outil de l’autre. Internet, c’est notre métier. Les 10 millions de personnes qui visitent notre site chaque mois laissent de très nombreuses informations. Elles restent anonymes, mais leur analyse nous permet de mieux connaître nos clients et leurs attentes. C’est la force du « big data ».

Comment comptez-vous conserver le leadership ?

Jusque-là, nous avons tout misé sur le référencement naturel. Nous avons récemment reçu le soutien d’investisseurs américains et avons lancé Finejewels24, l’équivalent de Chrono24 pour la joaillerie, ainsi que notre propre e-boutique où les marques peuvent vendre directement aux acheteurs.

Chrono24
Les marques d’horlogerie se mettent à leur tour à vendre sur Internet. Vous ont-elles contactés ?

Oui, nous discutons avec les marques. Nous leur expliquons que notre puissant algorithme – dont nous maîtrisons les paramètres – impacte considérablement les ventes en poussant certains produits plutôt que d’autres. Nous allons d’ailleurs prochainement annoncer des partenariats avec une dizaine de marques horlogères indépendantes.

Quel avenir prédisez-vous à l’horlogerie ?

Un avenir radieux ! Nous sommes convaincus que les montres connectées inciteront les jeunes à s’intéresser à l’horlogerie traditionnelle et qu’en aucun cas elles ne remplaceront la haute horlogerie. L’aventure digitale ne fait que commencer !

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