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Le Campus Richemont, une première
Visite guidée

Le Campus Richemont, une première

jeudi, 26 mai 2016
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture

Le Campus genevois de Haute Horlogerie, le nouveau site de Richemont qui héberge 9 résidents et plus de 1 000 collaborateurs, a également été pensé comme un incubateur. À la fois dans la production et dans l’habillage. Suivez le guide.

Lors de la journée d’inauguration du Campus genevois de Haute Horlogerie, un projet d’envergure initié en 2010 pour un investissement dépassant largement les CHF 100 millions, Richard Lepeu, CEO du groupe Richemont International, auteur du projet, ne cachait pas une certaine satisfaction. Non seulement les travaux ont pu être menés en un temps record, mais les espaces sont déjà quasi remplis par les neuf résidents du site*. En d’autres termes, plus de 1 000 collaborateurs ont déjà pris leurs quartiers sur le site sis à Meyrin, proche de l’aéroport de Genève, au sein d’un campus de 45 000 m2 qui peut accueillir jusqu’à 1 200 personnes. Ce qui devrait être le cas à l’horizon 2020. Mais la démarche ne se limite de loin pas à un projet immobilier, aussi herculéen et respectueux de l’environnement soit-il. Ce campus est en effet une grande première dans l’univers horloger pour réunir centre de formation, bibliothèque, lignes de production, ateliers de métiers d’art et entités administratives.

Nous avons voulu créer un incubateur propice aux synergies et aux interactions.
Richard Lepeu

« Comme vous le savez, Richemont est connu pour sa culture d’entreprise très décentralisée, ce qui laisse une large autonomie aux Maisons qui le constituent, expliquait Richard Lepeu. Avec ce campus, nous sommes partis d’un tout autre concept. Nous avons voulu créer un incubateur propice aux synergies et aux interactions. En regroupant l’expertise de diverses entités du Groupe dans un cadre de vie agréable, nous cherchons à favoriser la transmission des savoirs. En un mot, nous préparons l’avenir. » La visite du campus organisée lors de cette journée inaugurale est déjà venue apporter quelques exemples concrets aux explications de Richard Lepeu.

Campus_Genevois_de_Haute_Horlogerie@Atelier_Vert_Pomme
Campus Genevois de Haute Horlogerie @ Atelier Vert Pomme
Des spiraux au cuir végétal

Dans l’un des trois nouveaux bâtiments, celui essentiellement dévolu aux activités industrielles, Vacheron Constantin a installé ses lignes de production de composants destinés aux calibres 5100, 5200 et 5300, qui constituent le cœur de sa nouvelle gamme Overseas, des mouvements tous estampillés du Poinçon de Genève. On y apprend ainsi que la manufacture genevoise produit désormais 95 % de ces calibres, échappements compris. En sachant que jusqu’ici Vacheron Constantin ne réalisait pas ses spiraux – pièces de l’organe réglant avec le balancier –, contrairement à Roger Dubuis, hôte historique du campus, on prend toute la mesure de ces transferts de savoir. D’autant que Vacheron Constantin ne réserve pas ces modules stratégiques à son seul usage mais livre également les autres marques du site en commandes spéciales.

Le batiment Roger Dubuis, Campus Genevois de Haute Horlogerie @ Roger Dubuis 2016
Le batiment Roger Dubuis, Campus Genevois de Haute Horlogerie @ Roger Dubuis 2016

Autre entité du groupe Richemont à avoir pris ses aises sur le campus, nettement moins connue mais incontournable dans le secteur de l’habillage : l’atelier maroquinerie. Celui-ci a vu le jour à Genève en 2014 après cinq ans de gestation, le temps nécessaire à un horloger pour investir un univers parallèle avec toute la minutie qui lui est coutumière. Résultat : l’atelier a travaillé en collaboration avec l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) pour mettre au point un système intelligent permettant de calculer au mieux l’utilisation des peaux en minimisant défauts et déchets lors de la coupe. Également au rendez-vous, une traçabilité infaillible des cuirs d’Alligator mississippiensis, les seuls travaillés car issus d’une espèce sauvée et contrôlée. Et la démarche ne s’arrête pas là en termes d’innovation puisque certains bracelets qui sortent des lignes de production sont réalisés à l’aide d’imprimantes 3D et à base, notamment, de… maïs. L’avenir appartient-il au cuir végétal ? Si une réponse définitive à la question devait provenir de ce Campus genevois, c’est bien la preuve que Richemont avait visé juste.

L'Atrium du Campus Genevois de Haute Horlogerie @ Luca Fascini
L'Atrium du Campus Genevois de Haute Horlogerie @ Luca Fascini
Les résidents du Campus genevois de Haute Horlogerie

Cartier, Jaeger-LeCoultre, Roger Dubuis, Vacheron Constantin, Van Cleef & Arpels, l’Atelier de Maroquinerie, l’École des métiers et artisans de Haute Horlogerie, la Fondation de la Haute Horlogerie, Richemont Luxury Group Europe.

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