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Le charme des répétitions à minutes
Actualités

Le charme des répétitions à minutes

lundi, 21 février 2011
Par Meehna Goldsmith
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Meehna Goldsmith

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6 min de lecture

Même si le monde moderne peut très bien se passer de montres musicales, la répétition à minutes n’en exerce pas moins une véritable fascination. Associant le temps à la vision et à l’ouïe, elle relève d’une complexité et d’une délicatesse qui en fait un véritable chef-d’œuvre.

De toutes les complications pouvant être intégrées dans une montre, la répétition à minutes est peut-être la moins utile dans le monde moderne. C’est en tous cas l’une des plus charmantes, symbole d’excellence et de savoir-faire horlogers. Inventée au 18e siècle, avant l’invention de l’éclairage électrique, la répétition à minutes indiquait l’heure dans la nuit en sonnant les heures, les quarts et les minutes à l’aide de marteaux frappant des cloches ou carillons.

De telles montres sont évidemment devenues inutiles de nos jours mais les marques continuent d’en fabriquer car, à l’instar du tourbillon dont l’utilité est questionnable en termes de précision, elles constituent une vitrine idéale des compétences et de la créativité horlogères.

La Millenary répétition minutes à remontage manuel de Audemars Piguet

Depuis sa fondation en 1875, Audemars Piguet fabrique des modèles répétition à minutes et à Grande Sonnerie. En 2011, la marque explore davantage cette complication avec la Millenary Répétition minutes à remontage manuel. Son nouveau calibre 2910 intègre l’échappement AP breveté par la société qui reprend le concept de l’échappement Robin du 18e siècle. L’horloger est ainsi parvenu à diminuer les pertes d’énergie et à se passer de lubrification sur les levées, tout en améliorant la chronométrie et la stabilité de la montre. Audemars Piguet a également intégré deux spiraux en opposition qui compensent les défauts d’équilibrage et suppriment les erreurs de gravité.

Les deux barillets du mouvement assurent une réserve de marche de sept jours. Un troisième barillet, dévolu au mécanisme de sonnerie, est quant à lui deux fois et demie plus grand que d’ordinaire pour améliorer la régularité de la tonalité. Le boîtier ovale est réalisé en titane qui offre une excellente résonnance.

La Magsonic Grande Sonnerie Tourbillon de Bulgari

L’accordage d’une répétition à minutes est traditionnellement considéré comme un exercice subjectif confié aux mains et aux oreilles de maîtres incontestés. La Bulgari Magsonic Grande Sonnerie Tourbillon, issue de la collection Gérald Genta, offre un son d’une pureté et d’une qualité inédites, ainsi que l’attestent les mesures effectuées à l’aide d’outils scientifiques. En collaboration avec un laboratoire acoustique, Gérald Genta a développé un logiciel exclusif, capable de mesurer les sons produits dans ses montres Grande Sonnerie en fonction de critères d’intensité, d’harmonie et de cadence. Même si l’accordage fin de la montre nécessite toujours les compétences d’un horloger expérimenté, ces normes constituent un étalon de mesures.

Comme son nom l’indique, cette montre intègre un tourbillon dans un mécanisme grande sonnerie à carillon Westminster déjà complexe. Tandis que la manufacture garde jalousement le secret de la composition de l’alliage utilisé pour le boîtier, elle a rendu publics les résultats de ses essais prouvant que le titane et l’or blanc offrent une résonnance supérieure à celle de l’acier inoxydable. Pour amplifier le volume, Bulgari a déplacé les carillons, jusqu’ici positionnés dans le mouvement, pour les fixer sur le boîtier.

Bulgari Magsonic Grande Sonnerie Tourbillon © Bulgari
Bulgari Magsonic Grande Sonnerie Tourbillon © Bulgari
La Reverso répétition minutes à rideau de Jaeger-LeCoultre

Pour le 80e anniversaire de la Reverso, Jaeger-LeCoultre a édité plusieurs nouveaux modèles, dont la Reverso Répétition Minutes à Rideau, deuxième Reverso répétition à minutes de la marque. L’appellation « Rideau » est due à la présence de 16 lamelles en or blanc qui protègent le cadran et activent le timbre de la montre, lorsque coulissées du bout du doigt, pour révéler le mécanisme de répétition à minutes visible à travers le verre saphir. Ce rideau n’a pas seulement pour but de protéger le cadran,  il contribue également à l’esthétique de la montre puisqu’il permet d’en révéler quatre visages différents.

Pour un son pur et mélodieux, Jaeger-LeCoultre a développé un nouveau type de timbre, façonné dans un seul bloc d’un alliage spécial. Sa section est carrée et non ronde, comme c’est habituellement le cas, afin d’offrir une surface de contact plus grande pour le marteau qui, à son tour, peut frapper avec une force accrue.

Jaeger-LeCoultre Reverso Répétition Minutes à Rideau © Jaeger-LeCoultre
Jaeger-LeCoultre Reverso Répétition Minutes à Rideau © Jaeger-LeCoultre
Le Réveil musical de Breguet

Breguet a mis au point de nombreuses répétitions à minutes au cours de son histoire. Le Réveil musical joue une mélodie sur commande, par pression sur un poussoir situé à 10 heures, ou à une heure réglée au préalable, comme sur un réveil. Les marteaux et les timbres sont remplacés par un disque à goupilles qui fait vibrer les 15 lames en métal d’un peigne-clavier, comme dans une boîte à musique. Les fréquences sont amplifiées par une membrane en verre métallisé, tandis que des ouvertures pratiquées dans le boîtier garantissent la transmission du son.

Autre particularité, durant la mélodie qui dure de 20 à 25 secondes, le cadran effectue une pirouette sur lui-même. Et pour que la mélodie ne soit pas interrompue, Breguet a intégré un système, à trois heures, qui empêche la rotation du cadran lorsque la réserve de marche est insuffisante.

Même si le monde moderne peut très bien se passer de montres musicales, sauf peut-être en cas de panne d’électricité prolongée, la répétition minute exerce une véritable fascination. Associant le temps à la vision et à l’ouïe, elle relève d’une complexité et d’une délicatesse qui en fait un véritable chef d’œuvre.

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