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Le Groupe Richemont séduit les analystes
Economie

Le Groupe Richemont séduit les analystes

jeudi, 15 septembre 2011
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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Les ventes sur cinq mois de Richemont ont séduit les investisseurs, entraînant une hausse de 6,7 % des cours de l’action le jour même de l’annonce. Morgan Stanley avait recommandé le titre à l’achat à mi-août.

Autant le dire tout de suite, Richemont n’a pas déçu la communauté financière à l’annonce de ses ventes sur les cinq premiers mois de son exercice en cours (avril-août), communiquées lors de son assemblée générale tenue à Genève le 7 septembre dernier. Avec une hausse de 29 % de son chiffre d’affaires (+ 35 % à taux de change constants), la compagnie a fait preuve d’un dynamisme qui devrait se traduire par des résultats semestriels en forte hausse sur les ventes et le bénéfice opérationnel, résultats qui seront publiés le 11 novembre prochain. La force du franc et les € 101 millions de produits extraordinaires enregistrés l’an dernier et liés à Net-A-Porter devraient toutefois ramener le bénéfice semestriel net au niveau de celui de 2010.

À son habitude, Johann Rupert, président exécutif et directeur général du Groupe, était loin de céder à un optimisme béat dans son commentaire sur ces premiers résultats. « La fin de l’année fiscale en cours est difficile à prédire, expliquait-il. Les problèmes de déficit budgétaire en général et les difficultés de la zone euro en particulier sont susceptibles d’agir comme un frein dans la période à venir, surtout si les marchés de croissance sont touchés. Dans ces circonstances, l’espoir de voir les activités commerciales se poursuivre aux niveaux actuels peut être trop optimiste. En outre, nous devons garder à l’esprit les chiffres comparatifs élevés auxquels se mesureront les ventes du second semestre. »

Le scénario 2008-2009 ne se répétera pas

Qu’à cela ne tienne ! Avant même la publication de ces chiffres, Morgan Stanley relevait à mi-août de deux crans sa recommandation sur les actions Richemont, qui passaient ainsi de sous à surpondérer avec un objectif de cours désormais placé à CHF 58 contre une cotation de CHF 47 (+ 7 %) au lendemain de l’annonce des ventes sur cinq mois. « Nous voyons à l’heure actuelle un excellent point d’entrée sur le titre, commentaient Louise Singlehurst et Natasha Moolman, analystes financières auprès de la banque. Nous avons modélisé l’exposition de Richemont aux régions émergentes en forte progression et nous pensons que le marché n’estime pas correctement le potentiel de croissance de la compagnie et son portefeuille de marques de premier ordre. Nous croyons qu’aujourd’hui ces régions (emmenées par la Grande Chine) représentent 60 % des revenus du Groupe, par rapport aux 40 % de 2008. Aux cours actuels, le marché évalue Cartier, une marque phare, à tout juste 12 fois les bénéfices escomptés de 2012. Cela nous paraît immérité étant donné son hégémonie dans l’univers de la joaillerie, son exposition aux marchés émergents et sa marge opérationnelle supérieure à 30 %. »

Les deux analystes relèvent certes les inquiétudes liées à une détérioration des marchés européens et au ralentissement observé aux États-Unis, synonyme de risques accrus quant à un affaiblissement de la demande pour les produits de luxe. Elles ne croient toutefois pas à un scénario similaire à celui de 2008-2009, notamment dans le segment du très haut de gamme. Et de relever les atouts du groupe Richemont allant d’une proportion plus importante de clients en provenance des régions émergentes à des niveaux d’inventaires sains, en passant par un potentiel intact de hausse des prix, en particulier dans le très haut de gamme (est. : ± 70 % du bénéfice opérationnel du Groupe) et une forte position sur le marché de détail. Sans oublier les liquidités nettes du Groupe, actuellement de € 2,6 milliards, que les deux analystes voient passer à € 3,6 milliards à l’horizon 2015, gage de stabilité dans un environnement incertain. Conclusion de Morgan Stanley : « Malgré la contraction attendue sur les marchés développés, soit un recul des ventes du Groupe dans ces régions que nous estimons à 7 % dès le second semestre de son année fiscale 2012 et pour celle de 2013, nous pensons que Richemont est à même de réaliser une croissance de 11 % sur l’ensemble de son exercice en cours et une progression impressionnante de 6 % sur le suivant. »

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