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Le laboratoire horloger de Fabergé
Avis de l'expert

Le laboratoire horloger de Fabergé

mardi, 13 décembre 2016
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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Qui se cache derrière les mouvements de Fabergé ? Un horloger d’exception : Jean-Marc Wiederrecht. Son entreprise Agenhor est le laboratoire d’une nouvelle pensée horlogère. Rencontre à la Dubai Watch Week.

Jean-Marc Wiederrecht, fondateur d’Agenhor, a beau être un horloger « à la retraite », plus les années passent et plus son nom revient régulièrement sur le devant de la scène. Pour preuve, derrière la Fabergé Visionnaire DTZ qui vient de remporter la palme dans la catégorie Montre de voyage au dernier Grand Prix d’Horlogerie de Genève, on retrouve la « patte » de l’horloger. Le même qui avait déjà signé, toujours pour Fabergé, le mouvement de la Lady Compliquée Peacock primée un an plus tôt dans le registre des montres de haute mécanique. Inutile de dire qu’entre la marque séculaire d’origine russe, rachetée par le Sud-Africain Brian Gilbertson en 2007, et Jean-Marc Wiederrecht le courant passe à merveille, d’autant que dans la conjoncture actuelle toute idée est bonne à prendre, surtout pour les nouveaux arrivants dans l’horlogerie. Et dans ce registre, Jean-Marc Wiederrecht n’est pas avare d’une pensée positive.

Fabergé Visionnaire DTZ 18 Karat Rose Gold
Fabergé Visionnaire DTZ

Mais partons tout d’abord d’un constat, guère enthousiasmant. « Les horlogers ont industrialisé le luxe, explique Jean-Marc Wiederrecht, rencontré lors de la Dubai Watch Week. C’est là le cœur du problème. Il y a trop de marchandise dans trop de points de vente et tellement de produits exclusifs que cela n’a plus vraiment de sens. Comme plus rien ne se vend, les montres s’empilent dans les coffres et les marques déstockent, allant même jusqu’à maintenir la garantie sur ces produits bradés. Une totale aberration. La question qui se pose est simple : pourquoi n’a-t-on rien vu venir ? Pourquoi avoir continué à industrialiser, à produire. Résultat, on a perdu le contact avec le produit, qui s’est déshumanisé. C’est pourquoi je ne cesse de le répéter : il est grand temps de penser différemment. Et les premières mesures à prendre consistent à diminuer les quantités, à réduire les marges, tout en maintenant la qualité. »

Fabergé Lady Compliquée Peacock Ruby
Fabergé Lady Compliquée Peacock Ruby
« Nous avons là un produit révolutionnaire »

Un axiome parfaitement compris chez Fabergé, acteur récent dans l’univers horloger. « À un moment donné, j’ai rencontré de nombreuses personnes qui s’étaient mis en tête de “sauver” Fabergé en investissant des millions dans la communication. Certains voulaient également que la marque devienne une référence dans les montres pour femme. Mais pourquoi vouloir s’enfermer dans un carcan horloger alors qu’une “petite” marque comme Fabergé a un large horizon devant elle. Quant au fait de poser des millions sur la table pour augmenter la visibilité des produits, rapporté au coût unitaire des garde-temps, cela positionnerait ces montres à un niveau tel qu’il serait impossible de les vendre. » Fabergé ne s’est donc pas encore fait une véritable philosophie pour ce qui est de sa communication, fort discrète jusqu’ici, mais une chose est sûre : les marges sont calculées au plus juste pour rendre le produit viable, assorti d’un service après-vente digne de ce nom. Et comme les montres ont d’emblée créé la surprise, une spécialité historiquement cultivée par Fabergé, les ventes se font quasi par cooptation. Disponibles depuis septembre dernier, tous les modèles produits de la Visionnaire DTZ sont déjà partis. « On ne parle évidemment pas de milliers de pièces mais de quelques centaines, précise Jean-Marc Wiederrecht. Mais c’est bien la preuve qu’avec des moyens limités on arrive aussi à des résultats. Comme je le dis toujours, il faut l’humain derrière le produit. Or il en va exactement de même en ce qui concerne la vente. Tout cela me fait dire que dans l’ensemble le laboratoire horloger Fabergé se porte plutôt bien. »

Jean-Marc Wiederrecht
Jean-Marc Wiederrecht

Et rien n’indique qu’il devrait en être autrement à l’avenir. Car en termes de surprises, Jean-Marc Wiederrecht en réserve une de taille. Dans son escarcelle, un chronographe d’un genre complètement nouveau avec cinq aiguilles au centre, embrayage horizontal et précision au 1/100 de seconde. « De Bethune a déjà présenté un tel concept en positionnant l’ensemble des aiguilles au centre. Mais sans dévoiler trop de détails, je pense que nous avons là un produit révolutionnaire, développé sur la base d’un concept que l’on retrouve avec le mouvement de la Visionnaire, mouvement qui a un “trou” au centre. Trou que l’on peut “remplir” avec différentes fonctions. Nous allons réinventer le chronographe !
Nous sommes donc au début d’une famille de mouvements. Mais dans l’immédiat, ce chronographe est réservé à Fabergé et à une autre marque qui devrait sortir du bois l’an prochain. On parlera d’une augmentation des volumes après. » Qui a parlé d’une retraite pour Jean-Marc Wiederrecht ?

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