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Le luxe de John Travolta: avions et belles montres
Interview

Le luxe de John Travolta: avions et belles montres

vendredi, 05 février 2016
Par Frank Rousseau
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Frank Rousseau

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8 min de lecture

Le tempo, John Travolta, il connaît. Roi du disco dans La Fièvre du samedi soir, roi des truands dans Pulp Fiction, ce passionné d’aviation a su transformer en or tout ce qu’il touche. Rencontre avec un pilote-acteur qui a toujours su prendre de la hauteur.

Ma… ouuups, pardon, mes montres Breitling !

Je ne sais pas combien j’en possède. Mais une chose est sûre, j’en porte une aujourd’hui au poignet. Vous savez, les hommes n’ont pas besoin de trop en faire. Un rien les habille. Un costume et une belle montre leur suffisent ! Pourquoi avoir signé avec Breitling ? Parce que je suis aussi un pilote d’avion professionnel et que cette marque a toujours su entretenir une relation très étroite avec le domaine de l’aviation. Mon mariage avec Breitling était donc naturel, logique. J’allais même dire « organique ». J’aime en outre les instruments de précision, les objets fiables, et ces montres ont toujours répondu à ces attentes. J’ajoute qu’un pilote se doit d’être ponctuel. La ponctualité est une qualité qui doit être inscrite dans l’ADN d’un pilote. Le luxe enfin, pour moi, c’est bien sûr de pouvoir arborer de belles montres, mais c’est aussi d’avoir pu construire une piste d’atterrissage à proximité de ma maison. Avec, en plus, un hangar pour pouvoir réparer mes avions. J’ai aménagé ma propriété comme un aéroport. Il ne me faut que quelques minutes pour rejoindre mon 747 ! Le temps nécessaire pour que mes hommes fassent le plein de kérosène et que je prévienne la tour de contrôle, qui, je le précise, ne m’appartient pas. (rires)

Breitling Superocean Héritage 46
Décollage et atterrissage toutes les cinq minutes

J’ai grandi dans la banlieue de New York et à quelques encablures de l’aéroport de La Guardia. Beaucoup d’avions passaient au-dessus de mon toit et de mon jardin. La fréquence était d’à peu près un toutes les cinq minutes. J’ai appris à les identifier, visuellement dans un premier temps, puis à l’oreille. Quand je levais les yeux au ciel, je me disais : « Whaouh, un jour ça sera moi qui serai aux commandes de cet engin. » Le problème, c’est que mes petits camarades pensaient que j’avais la grosse tête. Et vous savez quoi ? Si ça se trouve, j’ai déjà transporté sur un vol Qantas tous ceux qui ne croyaient pas en moi ! Ironique, non ?

L’aviation a vraiment bouleversé la notion du temps !
Heure de gloire

Les machines volantes ont toujours eu la cote à Hollywood. À la fin des années 1950 et au tout début des années 1960, le show-business et l’aviation étaient déjà intimement liés. J’étais ami avec Marlon Brandon les cinq dernières années de sa vie, et si vous demandiez à Brando quel était son avion préféré, il pouvait vous répondre avec force détails. Idem pour Lauren Bacall et Gene Kelly. En 1936, il vous fallait cinq jours en train pour traverser les États-Unis. Avec un DC3, il vous fallait quinze heures ! C’est un peu comme si vous compariez une montre à gousset avec une montre digitale. Cela n’avait plus rien à voir. Grâce à l’essor des compagnies aériennes, les stars ou les nababs des studios ont gagné un temps précieux. Ils pouvaient se rendre de la côte Est à la côte Ouest à bord de ces aéronefs à leur guise. L’aviation a vraiment bouleversé la notion du temps !

Mauvais quart d’heure

Je l’ai vécu en 1994, aux commandes d’un avion Gulfstream. J’étais avec ma famille à bord en train de survoler Washington lorsque, soudain, les circuits électroniques de l’avion sont tombés en rade. Dans le jargon des pilotes, on appelle cela un « cockpit noir ». En clair : plus rien ne fonctionne. Crispé à mon manche, j’essayais de reprendre le contrôle de l’engin, mais les volets, les réacteurs ne répondaient plus. Le temps semblait figé et les minutes interminables. J’ai même failli percuter un Boeing. Au moment même où je pensais que mon heure allait sonner, j’ai vu apparaître dans le ciel une lumière surnaturelle. Confiant, je m’y suis engouffré et deux minutes plus tard j’atterrissais sans dommage sur le plancher des vaches. J’ai compris ce jour-là qu’une âme bienveillante planait au-dessus de ma tête.

La danse, ce n’est plus qu’un « vestige » de moi-même !
À mes heures perdues

Je songe souvent à mes débuts dans ce métier et à toutes ces personnes qui n’ont pas cru en moi ! Quand j’avais 15-16 ans, j’ai participé à une audition. J’avais chanté et dansé comme jamais. Je m’étais vraiment donné à fond. Le gars m’a pourtant suggéré à la fin de ma prestation de ne pas me lancer dans le show-business. Précisant que je n’avais aucune chance ! C’était inconcevable pour moi. Fort heureusement, il y a des personnes qui ont misé sur moi. Comme le frère de Gene Kelly. C’est lui qui m’a appris à danser. On me demande souvent si l’époque de Saturday Night Fever et Stayin Alive ne me manque pas trop. La danse, vous savez, ce n’est plus qu’un « vestige » de moi-même ! Mettons les choses au point, je suis avant tout un acteur qui sait accessoirement danser et non un danseur qui sait jouer ! J’ajoute que bouger, occuper l’espace, cela ne m’est pas venu spontanément. Les gens s’imaginent, encore aujourd’hui, que pour La Fièvre du samedi soir, je suis arrivé sur la piste et que j’ai fait mon numéro. Faux. Derrière la prouesse, il y a eu des heures et des heures de boulot, de répétitions, de faux pas, de chutes parfois.

John Travolta dans «American Crime Story: The People v. O.J. Simpson»
Dans peu de temps…

Sous la houlette de Ryan Murphy, je viens de tourner une nouvelle mini-série American Crime Story: The People v. O.J. Simpson. J’incarne l’avocat Robert Shapiro, qui a défendu le footballeur déchu dans les années 90. Il y a 40 ans, en 1975, je débutais dans une série intitulée Welcome Back, Kotter. Quelque part, c’est donc un retour aux sources ! Il ne sera plus question de respect de la loi dans mon prochain film puisque je vais jouer John Gotti, le célèbre gangster new-yorkais qui, en son temps, a défrayé la chronique. Je serai aussi à l’affiche d’un western avec Ty West, The Valley of Violence, et également dans un film d’action qui s’appelle I Am Wrath. Il y aura enfin un troisième long métrage dans lequel j’interprète un type qui installe des fils électriques en haut de pylônes ! Trois films dont la sortie en salle est prévue cette année. On me demande également souvent si, un jour, je passerai à la réalisation. La réponse est « non » ! Ma mère, qui montait des pièces de théâtre, m’a très vite fait comprendre ce qu’était ce job. Vous avez d’immenses responsabilités sur le dos et votre disponibilité doit être optimale. Sachant qu’en tant acteur je ne dors déjà que cinq heures par nuit, je vous laisse imaginer les nuits blanches que je devrais passer si je me lançais dans la réalisation ! En plus, chez moi, le roupillon, c’est sacré ! D’ailleurs, il faut toujours que je mette l’alarme de ma montre pour me sortir de ma léthargie ! (rires)

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