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Le Responsible Jewellery Council, un rempart contre l’or et...
Economie

Le Responsible Jewellery Council, un rempart contre l’or et les diamants « sales »

mercredi, 23 janvier 2013
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture
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Cette organisation qui milite pour des pratiques responsables en matière sociale, environnementale et des droits de l’homme tout au long de la chaîne de l’or et du diamant commence à faire tache d’huile avec plus de 400 membres représentant des ventes cumulées de quelque 35 milliards d’euros.

Pour qui est abonné aux lettres d’information du Responsible Jewellery Council (RJC), les semaines passent et se ressemblent. En d’autres termes, il ne se passe guère de jours sans qu’une communication vienne annoncer de nouvelles compagnies désormais membres de l’organisation ou celles, déjà intégrées, qui ont passé avec succès la certification RJC. Fondé péniblement en 2005 par 13 sociétés, le RJC a comme objectif de réguler la filière de l’or et du diamant selon des critères éthiques, sociaux et environnementaux irréprochables tout au long de la chaîne de production, des mines au commerce de détail. Il aura d’abord fallu cinq ans pour que l’organisation élabore ses propres normes devant être validées par l’Organisation des Nations unies. Publiées en 2009, celles-ci ont ensuite servi de base à la sélection de cabinets d’audit neutres et indépendants chargés d’analyser et de valider la démarche entreprise par chacune des sociétés candidates. Une fois membres du RJC, les compagnies disposent de deux ans pour se mettre au diapason et ainsi obtenir leur certification.

Les grands noms ont répondu « présent »

Si les débuts ont été difficiles, plus rien de tel aujourd’hui. Comme le détaillait Catherine Sproule, directrice opérationnelle du RJC, lors du Salon international de la Haute Horlogerie (SIHH), l’organisation compte aujourd’hui plus de 430 membres dont 240 certifiés. Ensemble, ils représentent un chiffre d’affaires annuel cumulé de quelque EUR 35 milliards. « Si l’on considère le nombre de membres du RJC, cela peut paraître faible comparativement à l’ensemble de l’industrie, commente Charles Chaussepied, Corporate Affairs Director chez Piaget, actif auprès du RJC comme coprésident du comité en charge des standards de bonne pratique. Ce qu’il faut relever toutefois, c’est que toutes les compagnies diamantaires d’importance, comme De Beers, et la quasi-totalité des grands noms du luxe, hors Swatch et Rolex, nous ont rejoints. Ce qui est un excellent résultat. À l’heure actuelle, les efforts portent donc sur les fournisseurs de ces grandes sociétés qui, progressivement, intègrent à leur tour le RJC. » Au rang des membres et partenaires actifs du RJC, à noter la présence de la Fondation de la Haute Horlogerie, société organisatrice du SIHH.

On ne peut pas changer le monde tout seul.
Alan Grieve
« On ne peut pas changer le monde tout seul »

Pour Catherine Sproule, les bénéfices que peuvent retirer les entreprises certifiées RJC sont multiples, à commencer par leur réputation sur les marchés. « Ce qui importe dans cette démarche tient à une communauté d’esprit. On ne peut pas changer le monde tout seul, explique Alan Grieve, Director of Corporate Affairs de Richemont. Il y a une dizaine d’années, nous avons relevé un vrai défi, défi que Richemont et ses Maisons ont clairement pris au sérieux. L’industrie ne pouvait pas rester les bras croisés face aux pratiques douteuses liées aux filières de l’or et du diamant, qui n’ont pas tardé à alerter le public. Il fallait donc, dans un premier temps, reconnaître l’importance de ces enjeux pour élargir peu à peu la base des entreprises prêtes à s’impliquer. On pourrait certainement argumenter que l’horlogerie est une activité essentiellement helvétique qui concerne des acteurs locaux. Rien n’est moins vrai. La mesure du temps est devenue globale et demande une réponse globale que le RJC peut être fier d’apporter. À nous maintenant de faire comprendre même aux petites entités du secteur qu’une telle certification n’est pas seulement une affaire de coûts et de temps mais bien une question de conscience et certainement un des meilleurs outils marketing. » La traque à l’or sale et aux diamants du sang a pris une nouvelle dimension.

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