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Le retour du pionnier Dominique Renaud (I)
Histoire & Pièces d'exception

Le retour du pionnier Dominique Renaud (I)

mardi, 30 janvier 2018
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Timm Delfs
Journaliste indépendante

“À l’inverse d’une montre, un cadran solaire ne s’arrête jamais.”

Journaliste indépendant basé à Bâle, Timm Delfs gère la Zeitzentrale, un magasin qui vend toute sorte d’instruments de mesure du temps. Son amour « horloger » : les cadrans solaires.

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4 min de lecture

Après un long séjour à l’étranger, Dominique Renaud, cofondateur de Renaud & Papi, est de retour en Suisse avec un mouvement mécanique prometteur dans ses valises. Mais qui est Dominique Renaud ?

Pour résumer, Dominique Renaud est un des horlogers les plus doués de sa génération. À la suite d’un séjour dans le sud de la France, où il a tenu un établissement de chambres d’hôtes pendant ce qui a semblé être une éternité, il a décidé de revenir en Suisse, non sans ménager son petit effet de surprise. Dans ses valises : une nouvelle invention horlogère insolite.

Le premier projet de Renaud & Papi a été le développement d’un module à répétition minutes pour la légendaire IWC Grande Complication.
Préhistoire

C’est auprès d’Audemars Piguet que Dominique Renaud trouve son premier emploi, une manufacture où il travaille en compagnie de Giulio Papi. Très vite, en 1986, les deux compères décident de fonder au Locle leur propre entité, qui prend tout naturellement le nom de Renaud & Papi. Dominique Renaud n’avait alors que 27 ans et ce, à une époque où les amateurs de montres redécouvraient le charme des mouvements mécaniques, avides de complications qui n’avaient été réalisées jusqu’ici que dans des montres de poche. Résolument, les deux créateurs-inventeurs s’engouffrent dans une brèche encore inexploitée : le développement de complications, soit sous forme de modules additionnels, soit comme mouvements intégrés pour des marques en quête de modèles inédits. Leur premier mentor et client a été Günter Blümlein, alors à la tête d’IWC et Jaeger-LeCoultre. Leur premier projet : la réalisation d’un module à répétition minutes pour la légendaire IWC Grande Complication introduite sur le marché en 1990. En dehors de Kurt Klaus, qui avait développé le mécanisme de quantième perpétuel pour la Da Vinci d’IWC, également intégré dans cette Grande Complication, l’équipe comprenait un autre jeune horloger du nom de Robert Greubel.

DR01 (oscillateur avec couteau à lames et échappement) © Timm Delfs
DR01 (oscillateur avec couteau à lames et échappement) © Timm Delfs

Après cette Grande Complication, Günter Blümlein va poursuivre la collaboration avec Renaud & Papi avec une nouvelle requête à la clé : la création d’un mouvement tourbillon actionné par un système fusée-chaîne similaire à ceux utilisés dans les chronomètres d’époque afin d’assurer une force constante à l’échappement. Le calibre sera dévoilé en 1996 avec le modèle d’A. Lange & Söhne « Tourbillon pour le Mérite ». Ces années avaient également été marquées par des commandes en provenance d’Audemars Piguet. En 1992, Dominique Renaud et Giulio Papi avaient par exemple livré à leur ancien employeur un mouvement à répétition minutes de 10 lignes, le plus petit jamais construit. En parallèle, Audemars Piguet avait commencé à investir dans Renaud & Papi, son premier fournisseur de mouvements à complications, au point d’acquérir la majorité du capital-actions cette même année.

Malgré cette confortable situation, Dominique Renaud, en amoureux de la nature, décide en 2000 de changer d’horizon. Il vend ses parts à Audemars Piguet et part pour le sud de la France avec armes et bagages pour y construire deux résidences, l’une familiale et la seconde destinée à des chambres pour hôtes de passage. L’horlogerie ne sera toutefois pas complètement abandonnée. La maison familiale abrite en effet un atelier où Dominique Renaud peut se consacrer à ses projets personnels, voire travailler sur mandat pour les quelques Maisons avec lesquelles il est resté en contact.

L’ingénieur Luiggino Torrigiani tombe directement sous le charme de Dominique Renaud et de ses idées horlogères.
De retour en Suisse

En 2013, la rencontre avec Luiggino Torrigiani, investisseur actif et providentiel, sera décisive. Luiggino Torrigiani n’est pas un inconnu, notamment pour s’être fait connaître au travers de sa collaboration avec Bertrand Piccard sur le projet Solar Impulse, projet soutenu par Nicolas G. Hayek via Omega. Ingénieur constamment à la recherche de projets prometteurs, Luiggino Torrigiani tombe sous le charme de Dominique Renaud et de ses idées horlogères. Son enthousiasme aidant, il décide le constructeur horloger de revenir en Suisse. Dans la foulée, une nouvelle société voit le jour, Dominique Renaud SA, localisée à Renens, proche de Lausanne, dans une ancienne imprimerie qui accueille désormais start-up et instituts de recherche universitaires. Outre les deux membres fondateurs, la société emploie deux jeunes collaborateurs, l’ingénieur Frédéric Magnard et le designer Andrea Furlan.

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