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Le réveil des belles au bois dormant
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Le réveil des belles au bois dormant

jeudi, 26 janvier 2017
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Marie de Pimodan-Bugnon
Journaliste indépendante

“Il faut absolument être moderne.”

Arthur Rimbaud

De la passion, beaucoup de curiosité et une bonne dose d’émerveillement ! La recette essentielle pour raconter les mille et une facettes de l’horlogerie…

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7 min de lecture

Assoupies depuis les années 1980, trois collections complètes ont refait surface chez IWC, Cartier et Girard-Perregaux. Un retour plein de panache qui fait clairement de l’œil aux dames. Pomponnées, dépoussiérées, reliftées pour certaines, à peine retouchées pour d’autres, les belles trop longtemps endormies ont ressorti leur robe de bal. La femme serait-elle enfin considérée comme l’avenir de l’horloger ?

À quel funeste fuseau se sont-elles piquées pour rester si longtemps assoupies ? Quelles bonnes fées avaient omis de se pencher sur leur berceau afin de leur promettre succès et longévité ? Elles possédaient pourtant la beauté, la grâce, l’intelligence des formes et les manières de leur époque. Mais les lois intransigeantes du marketing conjuguées à celles, cruelles, de la conjoncture auront eu raison de leur vitalité. À l’instar des héroïnes de contes de fées, ainsi va la vie des princesses horlogères ! Certaines vivent, d’autres passent, d’autres encore trépassent. Filles des 70’s et des 80’s, Da Vinci chez IWC, Panthère chez Cartier et Laureato chez Girard-Perregaux mettent fin à leur malédiction et opèrent un retour en grâce plein de vitalité lors de ce SIHH 2017. Trois collections dont la résurrection confirme trois tendances : le vintage a bel et bien le vent en poupe ; la montre dame mérite bien mieux que de pales déclinaisons endiamantées des montres pour homme ; les marques se recentrent sur le potentiel offert par leur histoire pour mieux la faire renaître.

IWC Da Vinci Automatic 36
IWC Da Vinci Automatic 36
L’heure de la Renaissance a sonné

Renaître, une suite logique chez IWC pour une collection qui porte le nom du génie de la Renaissance. Classique, ronde, harmonieuse, la bien nommée Da Vinci prône avant tout le retour à l’élégance discrète. Un parti pris auquel la marque s’était déjà frottée lors du lancement de la collection dans les années 1980, notamment à travers le Da Vinci Calendrier Perpétuel dévoilé en 1985, avant de le laisser s’endormir dans un tiroir de la manufacture. Abus de somnifères ? L’histoire ne le raconte pas, mais ce nouveau chapitre dévoilé lors du SIHH montre que la belle Da Vinci revient plus dynamique que jamais.

IWC Da Vinci Automatic Phase de Lune 36
IWC Da Vinci Automatic Phase de Lune 36

Sur les douze nouveaux modèles que compte la collection, sept ont été spécifiquement conjugués au féminin, notamment les quatre références de la Da Vinci Automatic 36 et les trois déclinaisons de la Da Vinci Automatic Phase de Lune 36. Avec un diamètre de 40 mm et une esthétique sobre mais raffinée, les deux références de la Da Vinci Automatic s’accordent également aux poignets masculins comme aux poignets les plus graciles, ce qui porte à neuf le nombre de références susceptibles de faire balancer le cœur des amatrices de belle horlogerie. « Nous voulons que la marque retrouve sa place dans l’esprit des femmes, car des dernières représentent une part non négligeable des amateurs de montres, précise Franziska Gsell, CMO d’IWC Schaffhausen. À Schaffhausen, la fabrication de montres pour femme remonte aux premières années de l’entreprise. Elle reste donc fidèle à elle-même. »

Panthère de Cartier
Panthère de Cartier

La fidélité aux codes identitaires est aussi un trait de caractère de Cartier, qui profite de ce SIHH 2017 pour acérer les griffes de son animal fétiche avec sa « nouvelle » Panthère, une collection née en 1983 et, depuis la fin du siècle dernier, totalement sortie du radar des tendances. Ici, pas de classiques déclinaisons autour du noble félin dont Cartier a fait son emblème. Cette fois, du puissant animal, la montre ne portera que le nom. Elle lui emprunte néanmoins le caractère racé et la puissance de la silhouette. Sa proie ? La femme, bien sûr. Son profil ? Amoureuse inconditionnelle de la maison et de ses codes d’élégance.

Panthère de Cartier
Panthère de Cartier

Un carré aux lignes adoucies, un bracelet d’une souplesse telle qu’il se fait caresse, aussi bien autour du poignet que lové au creux de la main, des chiffres romains étirés, un cabochon bleu sur la couronne de remontoir… L’esthétique est claire, simple et lisible. À peine revisitée, la signature Cartier est ici sans équivoque. Proposée dans deux tailles, en 22 mm ou 27 mm, en or blanc, or jaune, or rose serti ou épurée, en acier, voire en version bicolore, la montre Panthère emprunte tous les visages de la féminité avec pas moins de 17 références. Une version scintillante en or blanc serti de diamants et mouchetée de taches de laque noire en guise de précieux pelage, ainsi qu’un modèle en or rose ponctué de laque noire jouent les originales.

Girard-Perregaux Laureato 34.
Girard-Perregaux Laureato 34
Histoire ou conte de fées ?

Chez Girard-Perregaux, 2017 signe également le renouveau d’une collection dont le design et le positionnement n’avaient sans doute pas, à l’époque, été suffisamment étudiés pour résister aux affres du temps. Réapparue avec un modèle en 2016 sous les applaudissements nourris des amateurs, la Laureato revient cette année en force avec une bonne trentaine de références déclinées en quatre tailles – 34 mm, 38 mm, 42 mm, 45 mm –, quatre matériaux, équipées de quatre nouveaux mouvements dont un tourbillon et un quartz de manufacture. « Nous cherchons à reconnecter la marque avec son histoire et son héritage, explique Antonio Calce, CEO de Girard-Perregaux depuis deux ans. Nous devons absolument puiser dans le vivier des 225 années d’histoire de la marque pour nous projeter vers l’avenir. »

Girard-Perregaux Laureato 38
Girard-Perregaux Laureato 38

Au-delà de son look vintage hérité du modèle d’origine créé en 1975, la nouvelle collection Laureato frappe avant tout par sa capacité à séduire un public aussi large que varié. Tous les segments sont représentés, de l’entrée de gamme au prestigieux modèle tourbillon, de la montre masculine au modèle unisexe ou féminin, du mouvement mécanique au mouvement quartz. « Nous avons été les premiers à produire un mouvement à quartz en Suisse, rappelle Antonio Calce. C’est ce mouvement détenteur d’un grand nombre de certificats de chronomètre à quartz qui a équipé la Laureato de l’époque. Il semblait logique que nous proposions cette année un modèle à quartz. » Honneur aux dames, puisque c’est la Laureato 34 mm qui a été choisie pour accueillir aujourd’hui ce mouvement à quartz de manufacture. Un retour aux sources pour Girard-Perregaux, qui, à l’instar de Cartier ou IWC, écrit un nouveau chapitre pour ces collections trop longtemps endormies. En note de bas de page de ces contes horlogers, il est inscrit discrètement, en tout petit : « patience est mère de toutes les vertus, tout vient à point à qui sait attendre » !

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