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« Le roi est mort, vive le roi ! »
Points de vue

« Le roi est mort, vive le roi ! »

jeudi, 25 novembre 2010
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Franco Cologni
Président du Comité Culturel de la FHH

“Le talent nécessite toujours de l’effort, de l’engagement, des heures passées à perfectionner un geste qui devient, jour après jour, un don.”

Entrepreneur dans l’âme, Franco Cologni, pourtant homme de lettres, s’est rapidement lancé dans les affaires pour devenir un personnage clé du groupe Richemont.

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3 min de lecture

A la cour du roi de France, on s’écriait « Le roi est mort, vive le roi ! » pour souligner que la souveraineté passait d’un monarque à l’autre sans solution de continuité, sans jamais laisser le trône vacant.

Même si nous en sommes en Suisse, et donc en régime de démocratie fédérale, et même si, heureusement, le vieux roi n’est pas mort mais se borne à alléger sa couronne, je désire m’approprier cette maxime pour signaler le passage d’une génération à l’autre. Mieux: j’en abuse. Parce que, dans notre cas, le roi « qui doit vivre longtemps » est une reine, quoi qu’en pense la loi salique.

Le poète Gabriele D’Annunzio écrivait : « Settembre, andiamo. È tempo di migrare. » (Septembre est arrivé, allons-y. Il est temps de transhumer.) Il signalait ainsi le moment où les bergers devaient déplacer leurs troupeaux dans la plaine. A 75 ans, je peux me permettre de me voir en période « automnale », quoique pas encore crépusculaire, et il me plaît donc d’imaginer de quitter un peu plus souvent les fort belles cimes helvétiques pour les plaines (pas toujours ensoleillées) de l’Italie.

Les flatteurs disent que je fais beaucoup moins que l’âge dont l’état-civil m’affuble. Mais je considère de toute façon que le moment est venu de passer le témoin à la génération suivante : c’est le temps de Fabienne Lupo, devenue présidente de la FHH le 15 novembre.

Fabienne a bien trente ans de moins que moi : elle aura donc bien du chemin devant elle. Et c’est mon vœu : qu’elle dure aussi longtemps que moi !

Fabienne m’a rejoint en 1999. Voilà donc onze ans que nous travaillons ensemble et onze ans qu’elle me supporte. Cette patience, je crois, a constitué pour elle un entraînement très exigeant mais non moins agréable dans les rapports personnels.

Fabienne est du signe des Gémeaux, avec même l’ascendant Gémeaux. C’est tout dire. On dit que les Gémeaux sont un signe double : je peux confirmer que Fabienne travaille comme deux et qu’elle dispose d’une double dose de sagesse.

A examiner son profil astrologique, on ne peut que confirmer tout ce que les astres ont prévu : qu’elle est active, vive, parfois nerveuse. Que tout l’intéresse, qu’elle réagit rapidement et qu’elle passe vite à autre chose. Fabienne a le goût des boutades, elle aime jouer avec les mots, à la française : rien d’étonnant puisqu’elle est de Toulouse. Elle a le don d’apprendre vite et possède un bon esprit de synthèse.

Seul le Ciel sait combien il est important, dans une fondation qui rassemble tant de marques, tant d’histoire, tant d’identités, de savoir synthétiser des points de vue et des perspectives différentes.

Le changement de garde n’est donc pas seulement générationnel mais aussi organisationnel. Et de sexe : un homme, une femme.
L’évocation de l’œuvre de Lelouch est peut-être trop facile. Ici, nous avons une tout autre trame : et même si, dans le film, l’histoire s’achève en laissant le spectateur se demander comment tout cela finira, je suis convaincu que, pour ce qui nous concerne, le générique de fin sera suivi d’une collaboration fondée sur le respect, le professionnalisme et l’amitié. Et sur ces affinités électives qui permettent de travailler, de créer, d’aller de l’avant.

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