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Le temps n’a pas de prise sur Hugh Jackman
Points de vue

Le temps n’a pas de prise sur Hugh Jackman

vendredi, 08 janvier 2016
Par Frank Rousseau
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Frank Rousseau

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10 min de lecture

Ambassadeur de Montblanc et de la compagnie aérienne Qantas, la star australienne prend visiblement plaisir à surfer sur les fuseaux horaires. Rencontre avec un acteur qui a toujours su « aiguiller » sa vie !

Pourquoi avoir dit « yes » à Montblanc ?

Il est de notoriété mondiale que cette marque a toujours eu à cœur de produire et proposer des articles de qualité. Quand on vous demande de faire partie de cette famille, vous ne pouvez pas décliner cette offre. Vous ne pouvez que vous sentir fier. Fier que l’on ait fait appel à vous ! Aujourd’hui, je porte au poignet une Montblanc Meisterstück Heritage Perpetual Calendar. C’est une montre de globe-trotter. Une montre qui colle parfaitement à mes habitudes de voyageur. Une montre qui résiste aussi à mon mode de vie. J’ai cru comprendre qu’on lui avait fait subir plus de 500.- heures de test ! Ce que j’apprécie dans cette pièce d’horlogerie de très haute précision, c’est qu’elle est toujours à l’heure grâce à un remontage automatique !

Parcourir le monde, jouer avec les fuseaux horaires, est-ce un plaisir pour vous ?

Et comment ! Je me rends compte aussi que plus je suis loin de chez moi, plus je me rapproche de mes racines, de ma vraie identité. C’est vrai, je passe pas mal de temps loin des miens mais, d’un autre côté, toute mon enfance, je me revois rêver d’expéditions, d’aventures lointaines. Sur le mur de ma chambre, il y avait d’ailleurs une carte du monde que je regardais quotidiennement alors que mes frères et sœurs voyageaient déjà en Europe avec leur sac à dos. Je mourais d’impatience de pouvoir rouler aussi ma bosse avec eux. C’était l’époque où ma mère vivait en Angleterre !

Parfois, j’essaie d’oublier toute notion du temps ! Comment ? En allant à la rencontre des gens.
Après tout, ne vivons-nous pas les plus beaux voyages, les périples les plus inoubliables, lorsqu’on ne regarde plus sa montre pour vivre intensément le moment présent ?

Vous avez raison ! Parfois, j’essaie d’oublier toute notion du temps ! Comment ? En allant à la rencontre des gens, des locaux. C’est le meilleur moyen de connaître un pays, ses coutumes, ses secrets, ses détours. C’est surtout l’occasion de s’ouvrir aux autres. Je me souviens, après avoir fini mes études au lycée à Sydney, d’être parti dans le cœur de l’Australie. J’avais décidé de passer tout l’été là-bas pour construire des maisons destinées à deux communautés aborigènes. En arrivant sur place, cela a été un choc. J’ai senti des forces magnétiques venir du sol et me saisir. J’ai surtout été fasciné par ce peuple que je pensais connaître, que je croisais quotidiennement, mais que je ne connaissais pas si bien que ça en définitive. Les aborigènes m’ont appris à écouter la nature et à la respecter. Ils m’ont aussi enseigné à ne pas être obnubilé par le désir de posséder ! De s’approprier. Un mot qui revenait souvent dans leur bouche était celui de « partage ». Bref, ils m’ont poussé à ne pas être matérialiste. Pour être franc, j’étais tellement bien sur leurs terres ancestrales que j’avais même envisagé de ne pas retourner chez moi ! Quand j’ai annoncé la nouvelle à mon père, il a compris ma motivation mais m’a quand même suggéré de poursuivre des études à l’université. Ce que j’ai fait ! C’est d’ailleurs à l’université que j’ai découvert mon envie de faire du théâtre ou du cinéma !

Et aujourd’hui, l’endroit où vous aimez passer le plus de temps, c’est…

J’aime différents « spots » à travers le monde. L’un de mes favoris se trouve en Australie, à Gwinganna. Non loin de Byron Bay, qui est aussi l’un des lieux que j’apprécie le plus ! Dans un genre différent, j’adore également Tokyo ! C’est un endroit unique au monde. Quand vous vous rendez en Europe aujourd’hui, vous trouvez les mêmes boutiques, les mêmes enseignes, les mêmes ambiances. Tout s’est uniformisé. À Tokyo, c’est différent. Vous avez le sentiment d’atterrir sur une autre planète ! Dans une autre dimension. Vous êtes paumé, et c’est justement ça que j’aime. Ne plus avoir de repères spatio-temporels. Le Japon, c’est le pays des contrastes extrêmes. Vous pouvez marcher dans les rues d’une ville hyper high-tech, prendre le « bullet train » et quelques heures plus tard vous retrouver dans un village de pêcheurs où le temps semble suspendu ! Le lieu où j’ai séjourné était magique. Pendant une semaine, j’ai travaillé dans la maison où avait vécu Miyazaki quand il a réalisé Ponyo. Avec mon fils, j’ai profité de ce tournage, là-bas, pour escalader le mont Fuji !

J’ai cru comprendre que vous appréciiez Paris ?

Oui, c’est une ville que j’ai appris à mieux connaître pendant les repérages des Misérables (ndlr : une comédie musicale dans laquelle Hugh Jackman jouait Jean Valjean). J’ai d’ailleurs une anecdote à vous raconter à ce sujet. J’avais loué en France une voiture équipée d’un GPS. J’étais en train de conduire quand je me suis aperçu, en traversant une ville, qu’à la prochaine intersection débutait l’avenue Victor-Hugo. Je me suis donc arrêté en disant à ma femme : « Tu avais vu, Deb ? Cette avenue-là, elle s’appelle Victor-Hugo. Quelle coïncidence ! » Nous nous sommes donc garés pour faire une photo ! Quelques kilomètres plus loin, nous traversions une autre ville et là, nous tombons sur une autre rue Victor-Hugo. Nous avons alors compris que pratiquement toutes les agglomérations avaient une rue qui rend hommage à ce grand écrivain ! Aujourd’hui, quand je tombe sur cette photo où l’on me voit poser comme un imbécile, tout sourire, sous une plaque « avenue Victor-Hugo », je me dis que les gens ont vraiment dû me prendre pour un illuminé !

Si vous aviez le pouvoir de figer le temps, où placeriez- vous la grande et la petite aiguille de cette time-machine ?

Il y a un moment de ma vie qui m’a particulièrement marqué. C’est ce jour où j’ai rencontré Dukale, un jeune Éthiopien de 27 ans, producteur de café. Cet homme avait tout misé dans sa plantation et faisait vivre toute une communauté grâce à sa pugnacité. En l’aidant à planter des arbres et à porter des sacs de café, j’ai eu comme une révélation. Son café était tellement bon que je me suis dit : « Il faut que je lui file un coup de pouce pour se développer. » J’ai donc créé Laughing Man Worldwide, une compagnie spécialisée dans la vente de thé et de café. Le concept était simple : se fournir exclusivement auprès de fermes et plantations d’Éthiopie, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, du Pérou comme du Guatemala et redistribuer une grosse partie des bénéfices à ces familles qui cultivent naturellement le café et le thé. L’argent sert aussi à l’éducation des enfants de ces populations pour leur offrir un meilleur avenir.

Vieillir, c’est le verbe que l’on conjugue lorsque l’on évoque l’inexorable marche du temps. Quel est votre sentiment sur la question ?

Je vais tourner mon dernier Wolverine. Quant à mes projets, ils concernent des rôles d’hommes plus âgés. On m’a par exemple proposé de jouer le père d’une femme de 37 ans. Pour l’anecdote, j’avais déjà passé une audition avec cette actrice mais, à l’époque, c’était pour jouer son amant ! Je me suis dit que j’avais dû prendre un sacré coup de vieux : il y a moins de dix ans, j’étais son amant et aujourd’hui me voici son père !

Le luxe, pour vous, c’est…

De me dire qu’en tant qu’acteur je ne me suis jamais retrouvé dans l’obligation de prendre un rôle afin de pouvoir payer mes dettes ! (Rires.) Vous savez, le succès ne m’est pas tombé dessus très jeune et, finalement, je n’en suis pas mécontent. Il m’aura fallu attendre l’âge de 30 ans avant d’obtenir le statut d’acteur rentable. Avant d’incarner Wolverine, je n’étais qu’un Australien d’importation bien loin d’imaginer qu’il découvrirait un jour sa tête imprimée sur des boîtes de céréales ou des tablettes de chocolat. C’est vrai, j’ai ramé. Mais je trouve ça plutôt formateur. Avant que le succès frappe à ma porte, je voyageais en avion dans des conditions plutôt ubuesques. J’avais souvent la place du fond. Vous savez, celle à côté des toilettes et dont le dossier ne s’incline pas. Le luxe, c’est aussi ça : pouvoir voyager dans un confort optimal sans recevoir les coups de coude du voisin quand il essaie de manger ses lasagnes ! (Rires.)

J’ai appris que, enfant, vous n’étiez pas un bon élève et que vous passiez même le plus clair de votre temps à regarder votre montre …

J’étais un élève moyen qui ne s’intéressait pas particulièrement à ses devoirs. Mais cela ne m’a pas si mal réussi. Je suis la preuve vivante que, sans décrocher des notes mirobolantes, on peut très bien briller dans sa vie professionnelle. En ce qui me concerne, j’ai toujours cru en mes rêves et je me suis toujours méfié de ceux qui voulaient me faire redescendre sur Terre. Maintenant, c’est vrai que j’ai eu quelques ennuis parce que je faisais le clown en classe, probablement pour me faire remarquer. Un acteur en devenir, en somme ! (Rires.)

Le choix de Hugh Jackman

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L
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