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Le troisième modèle Romain Gauthier est prévu pour 2011
Nouveautés

Le troisième modèle Romain Gauthier est prévu pour 2011

vendredi, 17 décembre 2010
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

Présent sur le marché depuis quatre ans avec sa collection Prestige, heures/minutes puis heures/minutes/secondes dès 2010, Romain Gauthier prépare son troisième modèle. Une montre dont il rêve depuis huit ans, basée sur le principe de la force constante. Retour sur l’itinéraire d’un passionné.

Rencontré au Salon « Belles Montres » à Paris, Romain Gauthier irradie de cette énergie propre aux hommes investis d’une mission. Or la mission de ce jeune horloger indépendant est clairement de venir occuper les territoires des garde-temps de prestige, ceux qui, pour les nouveaux venus, demandent patience, ténacité et savoir-faire. Un mélange de compétences rares et valorisantes tout à la fois. Car Romain Gauthier n’a pas choisi la voie facile. Avant de devenir une marque à part entière, c’est dans la fabrication de composants pour maisons de renom qu’il a débuté ses activités. Histoire de constituer un parc machines digne de ce nom, celui-là même qui lui sert aujourd’hui de base manufacturière pour ses propres montres tout en assurant la continuité de l’entreprise via les commandes de tiers et le développement d’accessoires commercialisés par les grands noms de l’industrie du luxe.

« Avec le recul, je pense que ce modèle d’affaires était le bon, commente Romain Gauthier. Les investissements ont certes été lourds au début pour disposer de machines à la pointe de la technologie, puis afin de fiabiliser les processus de production et d’intéresser les marques pour ce travail de sous-traitance. Mais c’est ce qui m’a permis de financer mes propres montres et de les réaliser entièrement à l’interne, une activité qui, à terme, doit devenir elle aussi rentable. L’envers de la médaille tient au temps nécessaire pour tout mettre en place. J’ai démarré comme indépendant en 2000 et ai commencé à travailler sur mon premier mouvement en 2002 pour une commercialisation intervenue quatre ans plus tard. Et il m’a fallu encore quatre ans pour présenter cette année une première évolution de ce calibre. Avec le recul, il est assez effrayant de constater que huit ans après avoir débuté mes propres activités horlogères je suis en train de réaliser le modèle que j’avais déjà en tête à ce moment-là. Je me console toutefois en me disant que j’aurais difficilement pu faire autrement. »

Prestige modèle heures/minutes/secondes en or © Romain Gauthier
Prestige modèle heures/minutes/secondes en or © Romain Gauthier
Recherches sur la force constante

Pas question en effet pour Romain Gauthier de se reposer sur ses lauriers. Les deux premiers modèles de la collection Prestige vont ainsi rester en production, soit une quinzaine de pièces cette année et un nombre équivalent en 2011. « Au total, le modèle heures/minutes/secondes que j’ai présenté en début d’année sera réalisé à raison d’un total de 30 exemplaires répartis entre platine, or gris et or rose, poursuit-il. Les collectionneurs apprécient beaucoup ce type d’exclusivité. Je dois dire que cette montre est beaucoup plus facile à commercialiser avec un cadran plus évocateur, une cible clientèle plus large et une dynamique qui interpelle davantage. Le plus frustrant est qu’à fin 2009 tout était prêt. Mais personne n’osait prendre de décision d’achat avant Baselworld. Finalement, cela s’est plutôt bien passé. Un de nos clients en a pris dix d’un coup, si bien que j’ai pu faire le plein de commandes jusqu’à fin 2012. Autre fait encourageant, les acheteurs de la première montre Prestige se sont en majorité portés acquéreurs de la deuxième. Mais il s’agit maintenant de répartir nos forces et de concentrer une partie de nos ressources sur le prochain mouvement en préparation, qui devrait sortir pour fin 2011. C’est là que la stratégie manufacturière que j’ai mise en place prend tout son sens. Cela nous permet aujourd’hui d’aller plus vite. »

Inutile de vouloir apprendre quelles seront les particularités de ce nouveau garde-temps Romain Gauthier. Tout ce que le créateur consent à indiquer tient au fait que cette troisième montre sera « plus compliquée, plus spectaculaire ». « Mon intention est de faire avancer l’horlogerie de tradition, explique-t-il. S’il faut rester humble et respectueux par rapport aux réalisations de nos prédécesseurs, il nous incombe également de s’en montrer les dignes héritiers en apportant quelque chose à l’horlogerie. C’est en tout cas ma vision des choses. Alors, pour cette troisième réalisation, je travaille notamment sur le tambour de barillet, car, à mon avis, c’est une totale aberration de faire des montres sans force constante. En ce sens, le Spring Drive était déjà une approche novatrice. Quant à moi, j’ai bien l’intention de parvenir à cette force continue mécaniquement, pour une question d’amplitude et finalement de précision. »

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