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Les compagnies du luxe « cartonnent » en Bourse
Economie

Les compagnies du luxe « cartonnent » en Bourse

lundi, 15 février 2021
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

Les performances boursières des compagnies du luxe démontrent un optimisme sans faille des investisseurs, pour qui la reprise est déjà une réalité dans le secteur. Résultat : les actions des ténors de la branche volent de record en record.

Depuis quelques jours, le classement des plus grosses capitalisations boursières européennes a un nouveau champion : LVMH, première compagnie mondiale du luxe avec un chiffre d’affaires de € 44,7 milliards (– 17 %) en 2020. Comme les actions du Groupe ne cessent de grimper pour une valeur boursière globale de € 270,3 milliards au 10 février, LVMH vient de détrôner Nestlé en tête de classement. Un couronnement qui intervient alors que le géant de l’alimentation helvétique pèse deux fois les ventes de LVMH et résiste nettement mieux à la pandémie avec une chiffres d’affaires attendu en hausse de quelque 4 % sur son exercice 2020. Inutile de chercher l’erreur, les compagnies du luxe ont depuis quelques mois la faveur des investisseurs. Et pour une raison bien simple, elles affichent toutes des résultats en nette reprise sur les derniers trimestres, augurant une année 2021 au relief beaucoup plus séduisant.

Tendance haussière

Comme le démontrent les comptes publiés des ténors de la branche, l’heure est déjà à l’optimisme. « Avec des ventes en recul de 3 % à périmètre et devises comparables au quatrième trimestre, le Groupe connaît une amélioration sensible des tendances pour toutes ses activités par rapport aux neuf premiers mois de 2020 », note LVMH dans son compte rendu annuel. Chez Richemont, les ventes ont enregistré une hausse de 5 % à taux de change constants sur les mois d’octobre à décembre. Au sein du Swatch Group, « le chiffre d’affaires net du second semestre affiche une baisse de – 14,3 % par rapport à l’exercice précédent à taux de change constants, mais une hausse de 54,7 % par rapport au premier semestre ». Inutile d’ausculter plus avant les finances de ces compagnies, la tendance est clairement posée, alimentée par « le rebond de la demande, en particulier sur le marché chinois, mais aussi, et c’est intéressant, de la part d’une clientèle du secteur du luxe locale qui s’était montrée plutôt apathique jusque-là, en particulier en Europe », note Swetha Ramachandran, gestionnaire sur le secteur du luxe auprès de GAM Investment.

Pour certains analystes, les valeurs du luxe européennes sont devenues l’équivalent des « tech » américaines !

La Bourse a donc très vite réagi, propulsant les titres du secteur vers des sommets. Que l’on en juge ! Depuis début avril 2020, qui a marqué le creux de la vague pour les valeurs du luxe, les actions Richemont sont en hausse de 74 % au 10 février 2021 et celles du Swatch Group de 45 %, alors que le SMI, indice de référence de la Bourse suisse, fait nettement moins bien avec un gain de 17,8 %. Même constat du côté des compagnies de l’Hexagone avec des performances en tous points similaires sur la même période, tant chez LVMH (+ 65,4 %) que chez Hermès (+ 54,7 %) ou Kering (+ 22,1 %). C’est simple, sur un an, toutes ces compagnies ont gommé le trou d’air dû au Covid-19, affichant même des gains compris entre 20 et 30 % par rapport à février 2020, avant que les cours entament le grand plongeon. En comparaison, sur les mêmes 12 mois, les indices de référence sont en négatif. Pour certains analystes, les valeurs européennes du luxe sont tout simplement devenues l’équivalent des « tech » américaines étant donné leur hégémonie sur le secteur. Une aura qui en dit long.

Sur un an, les actions Farfetch ont pris… 450 % !

On ne s’étendra pas ici sur les moteurs de la reprise que connaît l’industrie du luxe, étant donné que tout a déjà été dit sur la Chine, son économie et ses consommateurs. En termes boursiers, il n’est toutefois pas inintéressant de se pencher sur le deuxième phénomène qui a largement alimenté les analyses, à savoir celui de commerce en ligne. Selon Bain & Co, alors que le luxe était à la peine en 2020, les achats en ligne ont explosé, passant de € 33 milliards à € 49 milliards pour un taux de croissance de l’ordre de 50 %. Toujours selon Bain & Co, l’e-commerce représente désormais 23 % du marché du luxe, contre 12 % en 2019. Or, cette formidable progression se reflète parfaitement sur le parcours boursier de Farfetch, plateforme en ligne de produits de luxe toujours dans les chiffres rouges mais très proche désormais de son seuil de rentabilité. Et avec des perspectives des plus encourageantes depuis que Richemont, Alibaba et Kering ont investi plus d’un milliard de dollars dans la compagnie pour favoriser son développement en Chine. Résultat : sur un an, les actions Farfetch ont pris… 450 % !

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