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Culture

Les enchères horlogères genevoises d’automne : Christie’s

mercredi, 21 novembre 2012
Par Danièle Chambas
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Danièle Chambas

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5 min de lecture

Aurel Bacs avait pris rendez-vous depuis fort longtemps avec ses fans. Lorsqu’il entre en scène le lundi 12 novembre à 9 h 30 dans le grand salon relooké du Four Seasons Hôtel des Bergues, en toute hâte, on doit ajouter plusieurs rangées de fauteuils.

Au programme : 315 lots, contre plus de 400 en mai, dont trois tout à fait exceptionnels : des Patek Philippe en platine, bien sûr, ainsi qu’une collection de montres de poche chinoises émaillées jamais présentées sur le marché. Aurel Bacs dispersera également la première partie d’un tiercé de superbes garde-temps compliqués tous signés Patek Philippe et intitulé « A gentleman’s pursuit for excellence ». Le tout mis en scène dans un catalogue ressemblant à une bible horlogère. À souligner que huit Patek seront dans le « top ten » des meilleures adjudications de la session. Total de la vente : CHF 27 millions pour 301 lots adjugés et 4 % d’invendus.

Record du monde battu pour une montre sans complications.
La « JB Champion » adjugée pour CHF 3,7 millions

La salle retient son souffle et l’adrénaline monte quand arrive le lot 88, une Patek Philippe en platine réf. 2458 à balancier Guillaume de très grande taille, à l’origine destinée à participer au concours de précision de l’Observatoire de Genève. En 1952, le grand collectionneur texan JB Champion acquiert le mouvement, le fait placer dans un boîtier en platine avec son nom gravé sur le cadran. La bataille des enchérisseurs pour ce modèle unique débute à CHF 2 millions, pour se terminer à CHF 3,7 millions (USD 3,9 millions / EUR 3,3 millions) sur la base d’une estimation de CHF 2-4 millions. Record du monde battu pour une montre sans complications, la pièce la plus chère de cette session.

Entre alors en lice une autre Patek Philippe, phases de lune et calendrier perpétuel, portant la mythique référence 2499/100 (lot 151). Fabriquée en 1987, elle est proposée à la vente par le célèbre musicien collectionneur Eric Clapton. Il s’agit de l’un des deux seuls exemplaires en platine, l’autre se trouvant au musée Patek-Philippe. Adjugée en quatre minutes pour CHF 3,4 millions (USD 3,6 millions / EUR 3 millions), sur la base d’une estimation de CHF 2,5-4 millions, elle s’envole vers Asie avec, à la clé, le record mondial pour cette référence. Quant à la troisième Patek Philippe, la réf. 1579 (lot 188), fabriquée en trois exemplaires en 1946, il s’agit de l’unique pièce encore disponible aujourd’hui. Adjugée pour CHF 1,5 million (USD 1,6 million / EUR 1,3 million) sur la base d’une estimation de CHF 1-1,5 million, elle ne quitte pas l’Europe.

Toute en finesse, d’une bienfacture exceptionnelle et dans un état de conservation remarquable, la collection de montres anciennes chinoises patiemment réunie par un couple dans les années 1950-1970 est un émerveillement (lots 35 à 42 et 189 à 195). Les 15 pièces seront adjugées pour un total de CHF 2,3 millions (USD 2,4 millions / EUR 1,9 million), soit cinq fois leur estimation. À remarquer particulièrement, le lot 194, une montre de poche de 1815 délicatement émaillée avec seconde au centre signée William Ilbery et Jean-François-Victor Dupont. Partie pour CHF 651’000 (USD 687’456 / EUR 570’589), soit pratiquement sept fois son estimation la plus haute, elle viendra enrichir les collections du musée Patek-Philippe. Dans la matinée, ce dernier venait d’ailleurs d’acquérir le lot 41 de cette même collection : une autre très belle montre de poche à répétition des quarts de 1820, or jaune, émaux et perles, signée Piguet Meylan et Lissignol pour le décor, emportée pour CHF 459’000 (USD 484’704 / EUR 402’304).

Bataille mémorable autour de Nicolas Rieussec

L’adjudication des sept Patek Philippe de la collection « A gentleman’s pursuit for excellence » (lots 86, 266, 277, 279, 314, 315, 316) totalisera CHF 1,3 million (USD 1,4 million / EUR 1,1 million). Il s’agit de la vente de la première partie des 20 pièces réunies pendant 10 ans par un collectionneur anonyme. Fasciné par la perfection des mécanismes très compliqués, il a systématiquement recherché les modèles les plus rares des références convoitées et dans un état parfait. La dispersion de la seconde partie aura lieu en mai 2013.

Si Christie’s s’est spécialisée, et avec quel succès, dans la vente de pièces Patek Philippe, nombre de lots d’autres marques célèbres ont fait le bonheur des collectionneurs. À remarquer, deux Rolex particulièrement intéressantes : la Day-Date de 1999 réf. 18206 (lot 265), la plus rare des Stella en platine, très attirante avec son cadran laqué turquoise, qui a trouvé preneur dans le public pour CHF 86’700 (USD 91’702 / EUR 72’017), ainsi que la réf. 6543 (lot 136) en acier de 1955, la plus ancienne et la plus rare des références Milgauss produites dont il ne reste que très peu d’exemplaires. Elle a été adjugée au téléphone pour CHF 168’000 (USD 177’692 / EUR 139’549) sur la base d’une estimation de CHF 40’000-60’000.

Rolex Oyster Perpetual Milgauss, réf. 6543, de 1955 © Christie's

Enfin, l’imposant chronographe à encre de Nicolas Rieussec daté « 1821/22 », une pièce unique, file au musée Patek-Philippe pour CHF 228’000 (USD241’154 / EUR 189’357) après une bataille mémorable entre le musée et la maison Mont-Blanc.

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