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Les horlogers ont aussi leur béquille
Economie

Les horlogers ont aussi leur béquille

jeudi, 07 juillet 2011
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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L’industrie automobile, pharmaceutique ou aérospatiale fonctionne avec le secours ponctuel de sociétés de consultants. L’horlogerie suisse n’échappe pas à la règle, comme le démontrent les activités développées dans le secteur par le groupe Altran.

À force de répéter que tout ce qui sort de leurs ateliers a été imaginé, conçu et réalisé à l’interne, les manufactures horlogères auraient presque tendance à provoquer la suspicion auprès des plus convaincus. Pour quelle raison cette activité se tiendrait-elle en marge de cette tendance de fond voulant que depuis des années les grands groupes de l’industrie comme des services fassent appel à des aides extérieures pour résoudre leurs problèmes ponctuels ? De ce besoin en effet est née toute une pléiade de sociétés de conseil en management, en marketing, en informatique, en ingénierie…

De l’habillage aux mouvements

Et c’est encore sans parler des centres de recherche universitaires, comme celui de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, souvent sollicités par les industriels, notamment au niveau de la mise au point de nouveaux matériaux. Mais si les horlogers se targuent aujourd’hui de leur collaboration avec ces centres de compétences académiques, à l’image d’Audemars Piguet pour sa nouvelle génération de montres à sonnerie, de telles collaborations sont généralement passées sous silence lorsqu’il s’agit de sociétés privées. Question d’image.

Rien d’étonnant dans ces conditions à ce qu’Altran se voit des plus empruntés lorsqu’il s’agit de décliner les Maisons avec lesquelles la société travaille depuis des années. Car, dès 2004, le groupe spécialisé dans le conseil en innovation a développé une véritable expertise en horlogerie, fort recherchée par les plus grandes marques de la place. « Nous sommes en effet appelés pour collaborer avec différents groupes ou sociétés au niveau tant des produits que des processus, explique Nicolas Mayer, managing director auprès d’Altran. Nous avons commencé à travailler sur l’habillage des montres pour, progressivement, intervenir sur les mouvements. Nous avons par exemple été appelés sur deux projets de montres concepts qui ont déjà fait largement parler d’elles. »

Un groupe mondial

Avec la verticalisation en cours de cette industrie, Altran est également devenu un partenaire de choix pour aider à l’intégration des sous-traitants repris par les grandes entreprises du secteur. « Ces petites structures, souvent mal armées pour faire face à l’accroissement de leurs volumes, vont se retrouver dans une situation de radicalisation en termes de critères de qualité et de délais, voire parfois de coûts, explique Altran. Dans ce cas de figure, l’expertise technique n’est pas suffisante. Il s’agit bien plutôt d’instaurer une nouvelle culture de la performance industrielle. »

Et pour ce qui est de la performance industrielle, Altran peut se targuer d’une expérience d’envergure. Avec ses 17’000 collaborateurs répartis dans une vingtaine de pays dont 200 ingénieurs en Suisse, le Groupe, qui a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 1,43 milliard d’euros en 2010, intervient parmi les plus grandes sociétés de la planète actives dans l’aéronautique, l’automobile, les télécommunications, l’énergie ou la finance. Au rang de celles-ci, ces horlogers anonymes qui recourent également à ses services pour de la formation, du service après-vente ou le développement d’outils internet. Mais, contrairement à Solar Impulse, pour lequel Altran se range notamment aux côtés d’Omega pour soutenir le projet au niveau technologique, les sociétés passées maîtres dans la mesure du temps préfèrent garder le silence…

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