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Les passions horlogères de Sonia Rolland
Histoires de montres

Les passions horlogères de Sonia Rolland

vendredi, 5 février 2021
Par Frank Rousseau
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Frank Rousseau

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9 min de lecture

Actrice à succès dans la série française Tropiques criminels, mannequin et personnalité engagée dans les causes humanitaires, Sonia Rolland craque volontiers pour les montres. Celles qui lui ressemblent, élégantes et efficaces.

Ancienne Miss France, couronnée à 18 ans, réalisatrice de documentaires engagés, notamment pour la cause des femmes, présidente de Maïsha Africa, une association dédiée aux enfants d’Afrique, mannequin et égérie de L’Oréal avec la marque Mixa, co-ambassadrice de Guerlain avec Angelina Jolie, la Franco-Rwandaise Sonia Rolland est également une maman qui jongle avec le temps pour assurer l’éducation de ses enfants et mener de front une carrière diversifiée. Son secret ? Une énergie phénoménale, une éthique du travail remarquable et un parler-vrai ! Surtout quand elle évoque sa relation avec les montres.

Quelle est votre relation intime avec les montres ?

J’aime les montres masculines mais pas les modèles ostentatoires. Vous savez, ces montres qui servent à prouver que l’on a réussi socialement. Ma relation avec les montres est au fond très simple. Je fonctionne au coup de cœur. La toute première montre que je me suis achetée, par exemple, était une Cartier. Une Tank américaine en or blanc avec un bracelet en cuir, une montre que Cartier vient d’ailleurs de rééditer. Avec mon premier cachet, je m’étais fait ce petit plaisir : une Tank et un costume trois-pièces Yves Saint Laurent. J’avais choisi cette montre, car j’ai un tout petit poignet. Elle m’allait donc parfaitement ! Et comme elle est très élégante…

Carré © Boucheron
Carré © Boucheron
C’est la seule montre que vous possédez ?

Non. Plus tard, la marque Boucheron m’a offert une montre pour homme : la Carré en or blanc. Je suis aussi l’heureuse propriétaire d’une Jaeger-LeCoultre Reverso en or rose. Je me suis offert cette montre après avoir signé mon contrat pour la série Léa Parker. Ces trois montres sont celles auxquelles je tiens le plus. Dans ma vie, j’ai eu beaucoup de prétendants qui voulaient m’offrir des montres incroyables. Comme ce monsieur, croisé à un dîner de charité, qui s’est dit qu’en envoyant une Rolex sertie de diamants à mon hôtel j’allais craquer… Ce type de montres, j’en ai eu quelques-unes en cadeau. Elles ont toutes fini dans un coffre ! Pour la petite histoire, lorsqu’un homme m’offre une montre, je n’aime généralement pas le modèle choisi. Bizarre, non ?

Vous souvenez-vous de la toute première belle montre que l’on vous ait offerte…

Oui ! Je venais d’être élue Miss France et j’ai reçu en cadeau une montre Pequignet. Ce modèle serti de diamants pouvait également être clippé, une particularité originale. Je me souviens également de la première montre que j’ai offerte à mes parents : une Festina simple et élégante, à mon père et à ma mère. Le modèle duo !

Oyster Perpetual vintage © Rolex
Oyster Perpetual vintage © Rolex
Avez-vous déjà offert une montre à un homme autre que votre père ?

Oui, au père de ma fille Kahina (Jalil Lespert, acteur et réalisateur français, ex-compagnon de Sonia, ndlr). Il s’agissait d’une Rolex vintage de 1960. Quand je suis tombée sur cette montre, j’ai tout de suite pensé à des acteurs mythiques comme Paul Newman ou Robert Redford. J’en ai acheté deux, en fait. Une pour lui et une pour moi. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne possédait aucune montre de valeur quand je l’ai rencontré.

Comment expliquez-vous la fascination du public pour la marque Rolex ?

C’est difficile à dire. Pour ma part, ce sont les anciennes Rolex qui m’attirent le plus et non les modèles actuels. Cette attirance générale pour la marque vient peut-être du fait que pour les hommes de plus de 40 ans la reconnaissance sociale passe par leur poignet. Cela dit, la Rolex que j’ai achetée à un revendeur de montres vintage, celle-là, je la trouve sublime ! Son seul inconvénient, c’est qu’il faut la remonter constamment. En plus, elle fait du bruit. Mais bon, cela me rappelle ma grand-mère. Elle portait une montre ancienne, toute dorée, avec un tout petit cadran. C’était très raffiné. Ce que je regrette, c’est qu’auparavant les gens achetaient des montres par coup de cœur. Aujourd’hui, ils sont tributaires de la pub. Si on achète tel ou tel modèle, c’est pour faire passer un message dans une société de consommation qui se nourrit des apparences. Je ne fonctionne pas comme ça. Pour preuve, j’ai bien une Rolex, mais je ne la porte jamais !

Le « Swiss Made » est-il gage de qualité à vos yeux ?

Oui, et d’un savoir-faire ancestral ! J’ai toujours été fascinée par les montres à complications. Et dans ce registre, il faut bien reconnaître que les Suisses s’imposent. J’aime également ces montres dont on peut admirer le mécanisme. C’est d’ailleurs l’une des premières choses que je regarde dans une montre : ce qu’elle a dans le ventre ! J’ai d’ailleurs constaté que ce type de montres est généralement très cher. Du coup, on a tellement peur de les porter qu’elles finissent dans un coffre ou alors protégées par deux gardes du corps tandis que vous longez les murs… (rires)

Vous qui avez foulé des milliers de tapis rouges, au Festival de Cannes notamment, quelle montre choisir ?

Généralement, il est très rare qu’une femme porte une montre sur un tapis rouge, qui plus est quand elle est en robe. Par contre avec un tailleur, j’adore avoir une montre-bijou au poignet. J’ai par exemple longtemps collaboré avec Boucheron et Montblanc sur les tapis rouges. J’ai d’ailleurs offert une montre de plongée Montblanc à mon parrain. Je voulais absolument marquer le coup avec ce cadeau et sceller notre lien familial. Lorsque mon père est mort, c’est lui qui a pris le relais. Il a toujours veillé sur moi et m’a toujours soutenue. Quand j’avais des difficultés, c’était lui qui payait mes billets d’avion. Mon départ à la conquête de New York, c’est lui qui l’a financé. À l’époque, j’étais une comédienne en devenir, sans les ressources que m’avait procurées le mannequinat. Sans l’aide de mon oncle, je n’aurais jamais pu nourrir mes rêves. Et comme c’est un grand sportif, je trouvais normal de lui offrir une montre qui lui corresponde et qui témoigne de toute l’admiration que j’ai pour lui.

Sonia Rolland © Laurent Campus
Sonia Rolland © Laurent Campus
Puisqu’on parle de plongée, cela me fait penser à votre rôle dans la série Tropiques criminels. Pensez-vous qu’une montre puisse jouer un rôle à part entière dans ce type de tournage ?

Indéniablement ! Dans le cas de Tropiques criminels, par exemple, toutes les interpellations se font montre en main. En préambule, il y a toujours cette phrase à prononcer consistant à donner l’heure exacte avant de signifier l’arrestation ou la mise en garde-à-vue. Dans ce cadre-là, la montre fait partie d’une gestuelle à la fois professionnelle et très autoritaire. D’un côté, j’ai le flingue et les menottes, et de l’autre j’ai ma montre ! (rires) Montre que je porte à gauche. Dans le cadre de cette série, c’est une Festina. Il fallait que cela reste dans un budget raisonnable. N’oubliez pas que mon personnage est un commandant de police. Comme fonctionnaire, elle ne peut décemment pas se pointer au commissariat avec une Rolex au poignet ! (rires) À moins d’être une ripoux !

Et si, justement, vous étiez une commissaire ripoux, sur quelle montre jetteriez-vous votre dévolu ?

J’ai du mal à me projeter en policière ripoux, mais bon, ça serait une montre vintage ou une Jaeger-LeCoultre Master Grande Tradition. Une très belle pièce ! Nous sommes bien d’accord, nous ne sommes plus dans la même gamme de prix. Et tant qu’à faire, si je devais vraiment me faire plaisir, je choisirais le modèle Gyrotourbillon Westminster Perpétuel, une montre fascinante.

Et les montres connectées, qu’en pensez-vous ?

En tant que fan de mécanique et d’artisanat, ces montres vont à l’encontre de mes valeurs. Quand je porte une montre, j’ai besoin de ressentir qu’elle soit le fruit du travail de gens de métier. De personnes dont le cœur est au diapason avec celui de ces chefs-d’œuvre mécaniques qu’ils confectionnent. Avec les montres connectées, je n’ai pas du tout la même sensation. À mes yeux, la technologie tue un peu la magie ! Chaque montre, chaque bijou que je possède correspond à un moment précis de ma vie. Des moments forts.

Il y a un an, à Los Angeles, face à l’objectif du photographe Laurent Campus, vous avez posé pour Carl F. Bucherer. Connaissiez-vous cette marque auparavant ?

Non, mais je trouve que leurs montres ont de la gueule ! Elles ont un design, une ligne qui associe vintage et moderne. Elles sont très proches de ce que j’aime dans les montres. Un côté à la fois intemporel et dans le vent !

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