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Economie

Les salons horlogers soutiennent le rêve des futurs horlogers

Tuesday, 18 March 2008
Par Françoise Lafuma
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Françoise Lafuma

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5 min de lecture
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Reinhart Casutt, directeur de l’Ecole d’horlogerie de Genève, expose le rôle que jouent les grands salons horlogers helvétiques pour les étudiants en cours de formation. Entre Bâle et Genève, l’accueil reste encore fort différent. Explications.

L’effervescence des salons gagne les esprits. Début avril, Baselworld puis le Salon International de la haute Horlogerie (SIHH) de Genève ouvriront leurs portes aux visiteurs, aux professionnels et à la presse du monde entier. Ces événements, qui placent l’horlogerie suisse au cœur des débats plusieurs jours durant, sont un moment important pour les élèves des écoles spécialisées et leurs professeurs.

Les salons horlogers commencent bientôt, Est-ce un rendez-vous incontournable pour les écoles horlogères et notamment celle de Genève ?

Reinhart Casutt, directeur de l’Ecole d’horlogerie de Genève : C’est en effet un moment important qui soutient le rêve de nos futurs horlogers.

Concrètement comment se déroule la visite ?

C’est très différent à Bâle et à Genève, car le Salon International de la Haute Horlogerie reste un salon privé.

Baselworld prévoit-il des animations particulières ?

Non, c’est une visite totalement libre. En fait, nous emmenons une soixantaine de nos élèves par car pour une visite du salon d’une journée.

Une fois sur place, cela se passe par petits groupes ?

Chacun est libre de s’organiser comme il l’entend. Beaucoup reviennent avec des sacs entiers de prospectus et de catalogues.

Certains horlogers genevois vous proposent-ils une visite plus élaborée de leur stand ?

Certaines grandes maisons comme Chopard nous réservent un accueil un peu particulier. Ce sont des entreprises formatrices avec qui nous entretenons des relations continues. Ainsi, Chopard permet à nos élèves de regarder et de toucher les pièces exposées. Certains de nos élèves apprécient particulièrement la découverte de pièces qui ne sont pas dans les catalogues.

Et Rolex ?

Plusieurs de leurs formateurs travaillent avec notre école mais à Baselworld, le stand est assailli par les clients du monde entier.

Après Baselworld, le relais est pris par le SIHH. Comment participez- vous à cet événement genevois ?

En réalité, notre participation reste très limitée. Elle s’opère au travers du Concours organisé chaque année par Cartier.

En quoi consiste-t-il ?

Il s’adresse à toutes les écoles d’horlogerie et entreprises formatrices de Suisse. Les résultats sont donnés le dernier samedi du SIHH. Les lauréats, soit une petite dizaine d’élèves et leurs familles, sont autorisés à pénétrer dans les lieux pour la remise des prix qui s’effectue à 11 heures du matin dans un salon.

C’est un privilège pour vos élèves ?

Oui, car tous les travaux réalisés par les élèves sont présentés dans une vitrine.

A qui s’adresse ce concours ?

Aux élèves de 3e ou 4 année, c’est-à-dire à des horlogers praticiens ou à des horlogers rhabilleurs. Le choix du sujet est organisé avec la participation d’un représentant de chaque école ou de chaque centre de formation chez Cartier, à la Chaux-de-Fonds. Le thème est ensuite mis par écrit, puis on fixe la date du début de concours. Ensuite, le groupe Cartier envoie un calibre sur lequel l’élève devra travailler. Il sera renvoyé par courrier recommandé une fois que le travail demandé est achevé.

Ce concours dure combien de temps ?

Les élèves ont deux semaines, soit dix jours, pour réaliser la pièce et la renvoyer à Cartier. Ensuite, le jury constitué d’horlogers se réunit. Mais les entreprises et les écoles qui participent aux concours ne font pas partie du jury.

Et pour 2008 ?

Le concours s’est achevé fin janvier, début février, juste avant les vacances scolaires. Il a concerné une trentaine d’élèves, en apprentissage dans les entreprises ou en cours de formation dans les écoles ou les centres professionnels.

La remise des prix est un moment très attendu par les élèves ?

Oui et aussi par les professeurs qui, pour l’occasion, sont invités au SIHH.

Le salon genevois a-t-il un impact sur les élèves ?

Bien moins que celui de Bâle car peu d’entre eux y ont accès. Pour les enseignants, c’est la même chose.

On sent un regret dans vos propos ?

Je pense que des portes un peu plus grandes ouvertes aux futurs professionnels et au corps enseignant seraient une bonne chose. C’est en tout cas un de mes souhaits pour l’avenir.

Précision de la rédaction
Concernant l’Ecole d’horlogerie de Genève, le SIHH a invité par le passé et à plusieurs reprises une classe accompagnée de ses professeurs (sur liste nominative). Invitation pour le dernier week-end du salon. La Fondation de la Haute Horlogerie, organisatrice du SIHH, n’a jamais su si les élèves s’étaient présentés ou non suite à ces invitations.

En ce qui concerne la remise des prix du concours de l’Institut Horlogerie Cartier organisé par Cartier, les lauréats ont toutes latitudes pour visiter librement le Salon avant et après la remise des prix.

La Fondation de la Haute Horlogerie (FHH) réédite son invitation auprès des écoles d’horlogerie suisses pour le vendredi 11 avril après midi. Cette invitation est destinée aux élèves de dernière année accompagnés d’un ou de plusieurs professeurs. En cas d’intérêt, La FHH invite les écoles d’horlogerie à la contacter en vue d’établir la liste nominative des personnes concernées.

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