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Actualités

Les Silinvar®, Spiromax® et autre Pulsomax® de Patek Philippe

jeudi, 19 juin 2008
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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3 min de lecture

Cela fait six ans que Patek Philippe a commencé à étudier les possibilités d’application du silicium dans la technique horlogère.

Tenant compte de ses avantages, la manufacture genevoise a mis au point le Silinvar®, un matériau breveté obtenu par oxydation sous vide en effectuant une modification moléculaire de la surface des composants en silicium pur. Un des principaux avantages des composants issus de cette technologie tient au fait qu’ils permettent de compenser les variations thermiques, une qualité essentielle à la stabilité de marche de l’oscillateur. Autre point fort : comme il ne s’agit pas d’un revêtement de surface, ils ne subissent pas l’altération du temps due à leur fonctionnement.

Fort de cette percée technologique, l’atelier Advanced Research de Patek Philippes s’est immédiatement attaqué à l’organe réglant des garde-temps, essentiel à leur précision. En 2005, la Maison inaugurait la démarche avec un premier composant en Silinvar®, la roue d’ancre pour échappement à ancre suisse. Un an plus tard, elle dévoilait le Spiromax®, un spiral avec courbe terminale Patek Philippe, pour récidiver cette année avec le Pulsomax® doté d’une ancre et roue d’ancre en Silinvar®. Pour Patek Philippe, « chacun de ces nouveaux développements a apporté une amélioration significative et mesurable des performance du mouvement mécanique ».

Amélioration et optimisation du mouvement

« Le Pulsomax® reste un échappement de type échappement à ancre suisse, explique la manufacture. Cet échappement utilisé pour la presque totalité des montres mécaniques est reconnu depuis près de 180 ans pour sa fiabilité, sa robustesse et son rendement. Grâce à la précision d’usinage, la nouvelle ancre en Silinvar® ne comporte plus de palettes en rubis. La taille des palettes a été redimensionnée afin d’augmenter le rendement de cet échappement. Ainsi, l’ancre transmet une puissance motrice accrue au balancier. De plus, cette ancre travaille avec une nouvelle roue d’ancre qui comporte 16 dents au lieu des 20 conventionnelles. » Décisif dans cette réalisation : les progrès réalisés dans le processus de gravure plasma DRIE (Deep Reactive Ion Etching ou gravure ionique réactive profonde) permettent désormais d’usiner des composants en silicium sur un deuxième niveau horizontal par un second passage en machine. Ce qui a permis, dans le cas du Pulsomax®, de créer notamment une forme complètement nouvelle des extrémités de la fourchette d’ancre, évitant de l’équiper d’un dard.

Selon Patek Philippe, appliqué au Quantième Annuel Réf 5450, ce nouvel échappement combiné avec le Spiromax® permet d’améliorer la fiabilité de l’échappement en raison du fonctionnement sans lubrifiant, d’optimiser la marche en raison d’un meilleur isochronisme, d’améliorer ainsi le rendement de l’échappement à ancre suisse, permettant par là même un gain de 30% dans l’autonomie de marche du mouvement.

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