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L’essor horloger se poursuit
Points de vue

L’essor horloger se poursuit

Thursday, 01 March 2012
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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Une hausse de 15,5 % des exportations horlogères en janvier. Des investissements par centaines de millions chez les ténors de la branche. Une embauche qui ne faiblit pas. La mesure du temps ne connaît pas la crise. Entretien avec Jean-Daniel Pasche, président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse.

L’horlogerie suisse serait-elle immunisée contre les aléas conjoncturels ? Les chiffres des exportations de janvier semblent en offrir une parfaite démonstration, sans parler des projets d’extension de grands groupes de la branche qui investissent des millions pour faire face à la demande. Tour d’horizon avec Jean-Daniel Pasche, Président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH).

Avec une hausse de 15,5 % en janvier, les exportations horlogères gardent le rythme... 

Jean-Daniel Pasche : Ces chiffres viennent en effet confirmer les excellents résultats enregistrés en 2011. En d’autres termes, cela signifie que l’horlogerie suisse reste sur une tendance positive même si, pour l’ensemble de l’année 2012, nous nous attendons à un taux de croissance à un seul chiffre. Cela dit, vu la progression enregistrée l’an denier, soit une hausse de 19,2 % des exportations à un record de CHF 19,3 milliards, l’effet de base sera important. Il y a donc tout lieu de se réjouir de cette évolution, d’autant que le franc suisse continue de peser sur les marges des entreprises et que la situation en Europe se montre toujours instable. Comme j’ai pu le constater lors du dernier Salon international de la Haute Horlogerie et ainsi que le démontrent les préparatifs de Baselworld, les horlogers sont confiants, je dirais même sereins.

Est-ce la présence géographique des acteurs de la branche qui fait leur force ? 

Il est vrai que la présence des Maisons sur les cinq continents est un atout important. Et dans ce contexte, on ne peut évidemment pas éluder l’Asie, Moyen-Orient inclus, premier marché pour les horlogers suisses avec 55 % des ventes réalisées dans cette région. Et l’on ne parle pas uniquement de la Chine, où la progression est très marquée, mais également de pays comme Singapour ou encore l’Inde, où le potentiel de développement est immense, tout comme en Amérique latine.

Malgré le ralentissement prévu pour cette année, les horlogers investissent des centaines de millions, comme c’est le cas du groupe Swatch, notamment dans le cadre d’un projet immobilier d’envergure à Bienne… 

Cela démontre leur confiance dans l’avenir. Surtout si l’on prend en compte l’année 2009, qui reste encore dans toutes les mémoires pour s’être soldée par un recul de 22 % des exportations. Dans ce contexte, je pense que les marques restent prudentes. Cela ne les empêche pas d’avoir une vision à long terme.

La FH est récemment intervenue pour la défense du « Swiss made » mais avec des exigences moindres que celles présentées il y a quelques mois. Qu’en est-il réellement ? 

Il s’agit là d’une première étape dans la mesure où le parlement suisse doit prochainement se prononcer sur cette question consistant à faire passer de 50 % à 60 % le taux de valeur ajoutée devant impérativement être d’origine suisse pour ce qui est des produits industriels qui peuvent revendiquer le label « Suisse made ». Mais vous avez raison, la Fédération milite pour que ce taux soit porté à 80 % pour ce qui est des montres mécaniques, 60 % pour celles à quartz. En conséquence, dans un premier temps, nous sommes intervenus pour donner notre position quant à ce projet « Swissness » que nous soutenons. Ensuite, probablement l’an prochain si les instances politiques acceptent ce taux de 60 %, nous allons déposer une demande en vue d’une ordonnance fédérale spécifique aux produits horlogers sur la base des exigences que nous défendons. Tout en prévoyant naturellement une phase transitoire qui permettra aux entreprises de notre secteur de s’adapter à cette nouvelle donne.

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