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L’humanité diverse
Points de vue

L’humanité diverse

jeudi, 22 décembre 2016
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Franco Cologni
Président du Comité Culturel de la FHH

“Le talent nécessite toujours de l’effort, de l’engagement, des heures passées à perfectionner un geste qui devient, jour après jour, un don.”

Entrepreneur dans l’âme, Franco Cologni, pourtant homme de lettres, s’est rapidement lancé dans les affaires pour devenir un personnage clé du groupe Richemont.

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2 min de lecture

Ce que nous nommons « humanité » est un concept complexe et souvent décevant. Un concept fluide aussi, qui permet de nourrir quelque espoir de la voir peuplée d’hommes responsables.

Dans son célèbre roman La mafia fait la loi – Il giorno della civetta –, inspiré de l’assassinat du syndicaliste Accursio Miraglia, l’écrivain sicilien Leonardo Sciascia fait dire au parrain Don Mariano Arena : « J’ai une certaine expérience du monde. Et ce que nous nommons “humanité” – nous nous gargarisons à parler d’humanité, un beau mot plein de vent –, je le divise en cinq catégories : “gli uomoni, i mezz’uomini, gli ominicchi, i (con rispetto parlando) pigliainculo e i quaquaraquà” (“les hommes, les demi-hommes, les nuls, les morveux et les trop bavards”). Les hommes sont très rares ; les demi-hommes sont peu nombreux, pourtant je serais heureux que l’humanité se limite aux demi-hommes. Mais non, elle descend encore plus bas : aux nuls, qui sont comme les enfants qui se croient grands, des singes qui font les mêmes gestes que les grands. Et encore plus bas, les morveux qui sont en train de former des bataillons. Et finalement les bavards excessifs : ils devraient vivre comme des canards dans des mares, parce que leur vie n’a pas plus de sens ni d’expression que celle d’un canard. »

Je suis un optimiste, je crois que même ceux qui, en ce moment, sont des « quaquaraquà » peuvent évoluer.
Franco Cologni

Une analyse très affligeante mais très réaliste : ce que nous nommons « humanité » – et que nous nous obstinons à placer au centre de nos désirs et de nos visions – est en fait un concept bien plus complexe et souvent décevant. C’est un ensemble de laideur et d’ignorance, de surprise et de splendeur. Prendre en compte le beau sans le laid serait illusoire, irréaliste. Mais l’humanité est aussi un concept fluide, en mouvement. Et vu qu’au fond de moi je suis un optimiste, je crois que même ceux qui, en ce moment, sont des « quaquaraquà » peuvent évoluer, s’améliorer, devenir des personnes plus conscientes et responsables.

Ce sont là mes vœux pour Noël : savoir ce qui fait la différence entre les hommes et les « quaquaraquà », avoir la volonté et la capacité de choisir, muer sous une forme meilleure, afin que l’humanité soit un mot plein non pas de vent mais de signification.

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