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Lin ou l’autre façon d’habiller une montre
Actualités

Lin ou l’autre façon d’habiller une montre

lundi, 03 octobre 2016
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Yannick Nardin
Rédactrice indépendante

“Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles, mais par manque d’émerveillement.”

Gilbert Keith Chesterton

« Une montre c’est une fenêtre sur le génie humain ! » Et si tout n’avait pas été dit ?

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5 min de lecture

S’il habille les fashionistas et les momies, le lin possède aussi de sérieux atouts… horlogers ! Avec la nouvelle collection Big Bang Linen, Hublot élargit le champ des possibles.

Ah, le lin… l’été, la plage, les vacances ! Cette matière vous évoque probablement des souvenirs très agréables, peut-être même torrides (en cas de canicule, bien sûr). En effet, les vêtements de lin font partie des basiques estivaux, car ses fibres ont la propriété de réguler la température et donc d’apporter une sensation de fraîcheur. L’utilisation du lin ne date pourtant pas d’hier : il s’agit de l’une des plus anciennes fibres exploitées par l’homme. Sa culture est avérée en Asie dès 9 000 av. J-C ! On le retrouve aussi chez les Égyptiens, dans les bandelettes qui enveloppaient les momies. Quelques millénaires plus tard, en 2015, Hublot crée une collection autour du lin : la Big Bang Gold Linen, suivie de la Big Bang Linen en 2016. Les boîtiers de ces montres sont réalisés en fibre de lin, une première en horlogerie. Alors, lin, qui es-tu ?

Hublot, transformation artisanale de la fibre de lin © Hublot
Un challenger par nature

Saviez-vous que le lin concurrence très sérieusement le carbone ? Aujourd’hui, les industries de pointe – automobile, aéronautique ou de sports de haut niveau – redécouvrent ses qualités techniques. Très léger, il concourt dans la catégorie poids plume, tout en restant très résistant ! Le lin respecte aussi davantage la planète que le carbone, d’origine pétrochimique. Pour les industries européennes, il présente l’avantage de se cultiver à proximité, principalement en France et en Belgique, ce qui en fait une matière première écoresponsable. En Suisse, dans la région de l’Emmental, Hublot a d’ailleurs acquis l’exclusivité d’un hectare de champ de lin, cultivé et transformé artisanalement, ce qui correspond au lin nécessaire à la fabrication de 1 000 montres.

Mais, avec de tels atouts, pourquoi avoir attendu si longtemps pour envisager le lin en horlogerie ailleurs que pour le bracelet ? Tout simplement parce que cette fibre, même soigneusement séchée et travaillée, contient des traces d’humidité. Ce véritable fléau pour un mécanisme horloger provoque rouille, condensation et même moisissures ! Il a donc fallu attendre l’arrivée de méthodes de déshydratation suffisamment performantes pour obtenir une fibre de lin vraiment sèche et enfin oser l’introduire dans une montre. Ces mêmes processus ouvrent d’ailleurs de fantastiques perspectives avec l’utilisation en horlogerie d’autres fibres naturelles et organiques : plumes, cuir, feuilles de tabac, bois, tissus divers, etc.

Boîtiers en fibre de lin et résine époxyde. © Hublot
C’est dans la boîte

Jusque-là, avant de pouvoir maîtriser le facteur humidité, l’horlogerie s’était concentrée non sur le lin lui-même mais sur son esthétique. Son tissage a inspiré un type de cadran en vogue au milieu du XXe siècle. « Les linen dials, également appelés Waffel dials, cadrans gaufrés, ou textile dials en cas de motif vertical, étaient alors très répandus. Ils se retrouvaient dans l’offre de nombreuses marques, telles que Rolex ou Omega », explique Roy Davidoff, expert en montres vintage. Les horlogers reproduisaient alors l’aspect du lin tissé sur le métal des cadrans grâce aux différentes techniques de finitions.

Big Bang Gold Linen Blue Gold
Big Bang Gold Linen Blue Gold

Sans demi-mesure, Hublot a planché sur l’application quasi intégrale du lin à une montre : pour le bracelet, le cadran, mais aussi pour le boîtier, une première horlogère ! « Nous étions déjà spécialistes de la fibre de carbone. Nous l’avons simplement remplacée par de la fibre de lin, explique Mathias Buttet, Directeur recherche et développement chez Hublot. Après trois ans d’investigations pour obtenir un lin assez sec, nous avons enfin pu l’utiliser. » Pour réaliser la boîte en lin, 5 à 10 couches de fibres tissées artisanalement à la main sont alternées avec de la résine époxyde – un procédé identique à celui qui permet de fabriquer les boîtiers de carbone.

Résultat : la ligne Big Bang Gold Linen avec un boîtier en fibre de lin et inclusions d’or au rendu très organique et lumineux. La collection Big Bang Linen propose, elle, des modèles avec bracelet, cadran et boîtier en fibre de lin. Ces créations monochromes présentent un lin aux teintes plus uniformes, rendues possibles par l’utilisation de pigments, toujours naturels mais plus fins. « Le lin permet une palette de couleurs infinie, au contraire de la fibre de carbone », relève Mathias Buttet. Des atouts, encore des atouts !

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