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Louis Moinet, la tête dans les étoiles
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Louis Moinet, la tête dans les étoiles

jeudi, 25 février 2010
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture

Cette année, Louis Moinet présente sa pièce unique Meteoris, nouvelle forme de planétaire accompagnée de quatre tourbillons incrustés de pierres de météorites. En parallèle la Maison vient avec son Tempographe et ses deux pièces Jules Vernes en référence au mythique « De la terre à la lune ».

Jean-Marie Schaller est homme au triomphe modeste. Et pourtant, au salon Geneva Time Exhibition, sur le stand Louis Moinet dont il est le CEO trône une réalisation d’exception, le Meteoris, soit un planétaire d’un genre nouveau assorti de quatre tourbillons inspirés du modèle Vertalis de la marque qui ont la particularité d’intégrer des pierres de météorites sur le cadran. Le tout pèse 100 kilos et vaut CHF 4,9 millions (€ 3,3 millions), probablement en partance pour le Moyen-Orient ces prochaines semaines. Jiddat al Harasis 479, Sahara 99555, Itqiy, Dhofar 459… ces noms aux consonances énigmatiques évoquent-ils quelque chose à l’amateur d’horlogerie ? Certainement pas, mais ils n’en sont pas moins représentatif de la démarche de Louis Moinet, la première marque horlogère à avoir incorporé des fragments de météorite lunaire dans sa Magistralis il y a quatre ans et qui réitère cette année en incrustant les cadrans de ses quatre tourbillons de pierres en provenance de Mars, Mercure, d’un astéroïde proche du soleil et de la lune, la plus vieille d’entre elle accusant l’âge respectable de 4,6 millions d’années.

Un objet d’art

« Meteoris est une pièce unique, un objet d’art qui a trois particularités, expose Jean-Marie Schaller : une représentation des dix planètes gravitant autour du soleil, une vitesse accélérée de sorte que la Terre effectue une révolution en 37 secondes au lieu de 365 jours et une précision diabolique de l’ordre de 4 secondes pour la révolution de Neptune qui dure 164 ans. Avec cet ensemble, nous nous sommes clairement fait plaisir. En tant que petite société indépendante, nous pouvons aussi nous permettre de réfléchir en des termes pas trop commerciaux. Jusqu’ici, cela nous a plutôt bien réussi, même en 2009, année durant laquelle nous avons pu équilibrer nos comptes. »

Pour Jean-Marie Schaller qui, en son temps, avait déjà orchestré la renaissance de Perrelet, l’essentiel pour une marque comme Louis Moinet consiste à remonter aux sources, aux fondamentaux. Or avec un tel nom, la marque dispose d’une véritable référence dans l’histoire horlogère. Né en 1768, Louis Moinet est en effet considéré comme le premier véritable designer horloger pour avoir cultivé sa passion des arts en parallèle avec une parfaite maîtrise des techniques de la mesure du temps. Professeur des Beaux-arts au Louvre mais aussi Président de la société de Chronométrie de Paris, on lui doit Le Traité d’Horlogerie (1848), un ouvrage qui est très vite devenu indispensable au sein de la profession. Non content de théoriser la science horlogère, Louis Moinet a également innové avec un nouveau type de balancier, un compteur, un régulateur, une montre astronomique, non sans avoir régulièrement collaboré avec Abraham-Louis Breguet. Rien d’étonnant dans ces conditions à ce que sa clientèle de l’époque compte des personnages illustres comme Napoléon, Thomas Jefferson ou le Roi George IV.

Tourbillon Meteoris : Pierre de Rosette © Louis Moinet
Tourbillon Meteoris : Pierre de Rosette © Louis Moinet
Jules Vernes en référence

En référence à ce riche passé, Louis Moinet ne s’est pas contenté de réaliser le Meteoris. Cette année, la marque présente également le Tempographe, une pièce réalisée avec Exidel à Moutier dotée d’un mécanisme visible de 10 secondes rétrogrades logé dans un boîtier d’une cinquantaine de composants, une première. Non moins surprenants les Jules Vernes Instrument 1 et 2 dont les chronographes mis au point par Arola sur une base Valjoux sont à cliquets, dans une version GMT pour la première et à rattrapante pour la deuxième. Particularité de ces pièces, elles incorporent une pierre de lune dans le boîtier à 9 heures, en référence au roman « De la terre à la lune » du célèbre auteur dont Louis Moinet détient les droits suite à un accord avec le dernier descendant de Jules Vernes. Avec un premier prix à CHF 8’900.- (€ 6’000.-) dans ses gammes acier, la Maison a clairement l’intention de se positionner dans un créneau accessible aux amateurs de pièces originales éditées en séries limitées.

Tourbillon Meteoris : Astéroïde © Louis Moinet
Tourbillon Meteoris : Astéroïde © Louis Moinet
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