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Louis Vuitton taillé pour la régate
Baselworld

Louis Vuitton taillé pour la régate

Wednesday, 01 May 2013
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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5 min de lecture

En cette année de 30e anniversaire de la Coupe Louis-Vuitton, prélude à l’America’s Cup, le malletier parisien, actif dans l’horlogerie depuis 2002, présente un bichronographe monopoussoir à différentiel. Une complication inédite.

Chez Louis Vuitton, qui a fait une incursion remarquée dans le domaine horloger depuis 2002 en affichant clairement son ambition de venir titiller les marques établies, les choses vont par trois en cette année 2013. Un peu comme les trois coups précédant toute levée de rideau lors des représentations théâtrales. Le premier des trois est d’ailleurs un coup de maître. Pour célébrer les 30 ans de la Coupe Louis-Vuitton, qui aura lieu cette année à San Francisco du 4 juillet au 30 août afin de sélectionner le challenger qui affrontera le tenant de la Coupe de l’America, Oracle Team USA, la Maison parisienne présente un garde-temps taillé pour la régate dans une version totalement inédite. « Cette pièce répond en tout point à notre stratégie, qui est de présenter tous les ans une innovation au sein des collections Tambour, explique Christine D’Incau Décrevel, responsable presse de Louis Vuitton pour la Suisse. L’intégration de La Fabrique du Temps, intervenue en 2012, a été une étape décisive dans cette nouvelle approche du marché. »

Cela fait environ trois ans que nous avons commencé à plancher sur de nouvelles idées.
Michel Navas
Une mécanique complexe simple d’utilisation

« Jusqu’ici, nous connaissions les chronographes à rattrapante, mais cette solution ne nous semblait pas complètement satisfaisante, poursuit Michel Navas, responsable Atelier Horlogerie de La Fabrique du Temps Louis Vuitton. Cela fait environ trois ans que nous avons commencé à plancher sur de nouvelles idées et, après deux ans de développement, nous présentons cette Tambour Twin Chrono, soit un bichronographe monopoussoir à affichage différentiel. » Le modèle est ainsi équipé de quatre moteurs indépendants, le premier automatique pour l’affichage des heures, minutes, secondes au centre et les trois autres, à remontage manuel offrant une réserve de marche de 35 heures, pour la chronométrie des temps de régate.

Une mécanique complexe à 437 composants avec deux roues à colonne sans embrayage, donc sans friction, qui se manipule pourtant avec la plus grande simplicité. Une première pression sur le bouton poussoir déclenche simultanément la mesure du temps pour les deux bateaux en compétition indiquée sur deux compteurs différents. À l’arrivée du gagnant, une deuxième pression arrête le premier chronographe, tout en faisant démarrer le calcul du différentiel sur un troisième compteur. À la fin de la course, une troisième pression donne le temps de régate du perdant et une lecture immédiate du laps de temps séparant les deux concurrents. Avec son cadran émail grand feu, cette Tambour Twin Chrono sera proposée en deux séries limitées de 15 pièces, correspondant aux 30 ans de la Coupe Louis-Vuitton.

C’est précisément ce qui m’a plu dans la proposition de Louis Vuitton, celle de les aider à devenir un véritable horloger.
Michel Navas
Deux nouvelles collections

Autant pour ce premier pilier 2013. Les deux suivants se déclinent également dans les gammes Tambour, sous la forme de deux nouvelles collections : la Monogram pour femme et la éVolution pour homme. Toutes deux respectent les codes identitaires de Louis Vuitton, non sans coller aux tendances actuelles. Les sept références Monogram, serties, sont ainsi équipées d’un mouvement mécanique, sauf pour la version acier, voire d’un calibre à tourbillon, le second dans l’histoire de Louis Vuitton. Pour obtenir une nouvelle finesse dans la ligne , le boîtier de la Tambour a été inversé. Même souci contemporain avec les éVolution, déclinées en GMT, chronographe et une combinaison des deux. Plus sobre et d’une architecture plus racée, le modèle fait appel pour son habillage à un matériau de haute technologie : le « Black MMC » (Metal Matrix Composite), un composite à matrice métallique exploité principalement dans l’industrie aérospatiale et dans l’univers de la formule 1 pour sa résistance et sa légèreté.

En matière de distribution, Louis Vuitton reste des plus sélectifs en matière horlogère. Ses montres sont disponibles dans un peu plus de 200 points de vente sur les 460 que possède la marque. Ce qui n’empêche pas la marche en avant de la Maison. Prochaine étape : l’installation en 2014 dans la nouvelle manufacture en cours de construction à Meyrin (Genève) avec, en point de mire, une production estampillée Poinçon de Genève. « C’est précisément ce qui m’a plu dans la proposition de Louis Vuitton, poursuit Michel Navas. Celle de les aider à devenir un véritable horloger. Avec le bureau technique et de construction de La Fabrique du Temps, Louis Vuitton va faire exactement ce qu’il a prévu. » ■

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