>

Restez informés

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir des infos et tendances exclusives

Suivez-nous sur toutes nos plateformes

Pour encore plus d'actualités, de tendances et d'inspiration

© 2017 - Copyright Fondation de la Haute Horlogerie Tous droits réservés

Mark, les séries incontournables d’IWC (II)
Regards de connaisseurs

Mark, les séries incontournables d’IWC (II)

mercredi, 01 mars 2017
Par Ilias Yiannopoulos
Fermer
Ilias Yiannopoulos

Lire plus

CLOSE
6 min de lecture

Trouver une excellente montre pour tous les jours, un modèle percutant pour un usage quotidien, peut se révéler assez redoutable vu le nombre de critères à prendre en considération ! Parmi les quelques modèles qui remplissent les conditions nécessaires, les séries Mark d’IWC.

La légendaire Mark XI d’IWC, réalisée pour la Royal Air Force, a finalement été retirée du marché en 1993, quand la Maison lança la Mark XII. Cette dernière assurait la transition entre une montre militaire et une montre civile élégante tout en dessinant, en douceur, l’identité des modèles à venir. Elle reprenait les dimensions des précédentes et, hormis l’ajout d’un guichet dateur, elle avait un style comparable. La principale différence résidait dans l’introduction d’un mouvement automatique (JLC Cal.889/2). Six ans plus tard, IWC réinterpréta la Mark (XV) en adoptant un plus grand format (38 mm) et le fabuleux calibre 37524 sur base ETA 2892-A2.

Pour la suivante, présentée en 2006, IWC a laissé tomber certaines caractéristiques qui n’étaient plus adaptées aux besoins. La Mark XVI avait les aiguilles « flieger » de la Big Pilot’s Watch, qui, plus longues et plus larges, convenaient mieux aux boîtiers et cadrans agrandis. La montre a gagné 1 mm (39 mm) tandis que le cadran changeait de police de caractères avec, notamment, la suppression des chiffres 6 et 9. Cette version dotée du calibre IWC 30110 (à nouveau sur base 2892-A2) conservait la protection contre le magnétisme et l’étanchéité propres à la collection. Sa production s’est arrêtée en 2012, lors du lancement de la Mark XVII, de taille encore plus grande (41 mm), conformément à la tendance du moment. IWC a en outre effectué une modification controversée de l’affichage de la date, en s’inspirant d’un instrument de bord.

La Mark bénéficie d’un style élégant qui ne devrait pas passer de mode.

Avec l’actuelle Mark XVIII datant de 2016, on est revenus aux codes essentiels de la collection. Le boîtier a été réduit de 1 mm, à un diamètre idéal de 40 mm pour 11 mm d’épaisseur, à nouveau doté du performant calibre 30110. Sur un cadran très lisible inspiré par les instruments de bord d’un Junkers Ju-52, le triple affichage de la date a disparu. Le verre saphir bombé est parfaitement sécurisé contre les chutes brutales de pression. Il est traité antireflet sur les deux faces afin d’éliminer les éclats indésirables et d’assurer une meilleure lisibilité. La Mark XVIII est étanche à 6 bars (60 m) et amagnétique.

La montre idéale pour tous les jours

La Mark convient très bien à notre époque. Comme pour tous les produits emblématiques, en l’occurrence des montres, on assiste à une évolution qui, au fil des années, s’oriente de plus en plus vers des modèles classiques qui s’adaptent à presque toutes les circonstances. La Mark a été proche de la perfection dès le début, et elle y est parvenue avec l’introduction de la date. Elle bénéficie d’un style élégant qui ne devrait pas passer de mode. Les montres Mark avaient et ont encore tout ce qu’il faut, ni plus ni moins.

IWC Mark XII
IWC Mark XII

Quel que soit l’exemple (en particulier depuis la Mark XII), il est évident que nous avons une montre parfaite pour tous les jours. Elle peut être portée dans presque toutes les circonstances ; elle a une taille idéale, aujourd’hui plus que jamais ; elle a un profil plat ; et elle est suffisamment luminescente. Elle est relativement abordable et possède un style de montre-instrument bien équilibré, un mouvement précis et fiable ainsi qu’un cadran lisible avec date. Suffisamment étanche et amagnétique, elle est fabriquée par une entreprise suisse de renom et, surtout, elle a un pedigree hors pair. Les Mark ne sont pas juste des montres, elles portent en elles la tradition de la Haute Horlogerie suisse : ce sont des produits quasiment sans défauts dont les particularités à l’origine militaires ont été, au fil du temps, progressivement adaptées aux attentes du marché, succès à la clé. En réalité, c’est l’évolution en douceur, sans jamais renoncer au caractère initial, qui a rendu uniques les Mark.

Ce n’est évidemment pas une montre purement élégante, pas une véritable montre de sport non plus. Ni provocante, ni tape-à-l’œil, elle n’attire pas vraiment les regards.

D’une certaine manière, la collection Mark – en particulier l’actuelle Mark XVIII – incarne la montre de tous les jours par excellence. Grâce à une conception qui va à l’essentiel, elle est simple et discrète, au point que l’on pourrait la qualifier de « minimaliste ». Ce n’est évidemment pas une montre purement élégante, pas une véritable montre de sport non plus. Ni provocante, ni tape-à-l’œil, elle n’attire pas vraiment les regards. C’est un ensemble de caractéristiques techniques qui la rend difficile à battre, notamment pour quelqu’un qui recherche une belle montre percutante. Même si l’on est insensible à son histoire ou à son pedigree, il est difficile de ne pas reconnaître que la Mark est une montre-bracelet aussi parfaite que possible pour un usage quotidien. Comme le disait Ferdinand Porsche : « Un produit vraiment harmonieux n’a pas besoin de décoration ; il devrait être sublimé par la pureté de sa forme. »

IWC Mark XV
Regards de connaisseurs
Mark, les séries incontournables d’IWC (I)
mardi, 28 février 2017
Ilias Yiannopoulos
5 min de lecture
5
Avis de l'expert
Temps et durée ne partagent pas le même cadran
mardi, 25 avril 2017
Luc Debraine
6 min de lecture
GeorgeClooney
Histoires de montres
George Clooney, ses montres, ses motos, ses amours …
mercredi, 02 mars 2016
Frank Rousseau
11 min de lecture
Masterpieces
La Rolex « Paul Newman » ou l’inestimable cool horloger
lundi, 07 décembre 2015
Louis Nardin
6 min de lecture
5