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Max Büsser, un magnifique prix Gaïa 2018
Points de vue

Max Büsser, un magnifique prix Gaïa 2018

jeudi, 20 septembre 2018
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Christophe Roulet
Rédacteur en chef, HH Journal

“Vouloir est la clé du savoir.”

« Une trentaine d’années passées dans les travées du journalisme, voilà un puissant stimulant pour en découvrir toujours davantage. »

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4 min de lecture

Parmi les trois lauréats des prix Gaïa 2018, Maximilian Büsser est distingué dans la catégorie « Esprit d’entreprise » pour « son approche créative de l’horlogerie ». Une récompense que l’on salue avec le cœur.

À son habitude, le Musée international d’Horlogerie de La Chaux-de-Fonds a révélé, avant même la remise des prix, qui étaient les lauréats de cette édition 2018 des prix Gaïa. C’est donc toujours avec la même impatience que l’on se jette sur ces résultats. Et pour cause, ces récompenses s’adressent immanquablement à des personnalités horlogères d’envergure. Certains impressionnent ; d’autres, injustement méconnues, incitent à la découverte ; d’autres encore méritent une salve d’applaudissements, certes en solitaire devant son écran, mais non moins nourrie parce que parfaitement méritée. Pour certains, on pourrait même s’exclamer, toujours aussi modestement devant son écran : « Enfin ! » Maximilian Büsser fait clairement partie de ces deux dernières catégories, celle des « bravos » et celle des « enfin » !

Maximilian Büsser
Maximilian Büsser

Mais en préambule, rendons à César… et donnons le palmarès complet. Dans la catégorie « Histoire-Recherche », c’est Reinhard Meis qui reçoit le prix pour ses publications dans le domaine des montres compliquées et sa contribution à la connaissance de l’histoire technique de l’horlogerie. Paul Clementi, directeur technique à la manufacture Bovet, est récompensé dans la section « Artisanat-Création » pour l’étendue de ses connaissances mises au profit de réalisations inventives. Quant à Maximilian Büsser, il reçoit le prix « Esprit d’entreprise » pour « son approche créative de l’horlogerie, appliquée tant dans le design des produits que dans leur commercialisation ainsi que dans la gestion innovante de son entreprise ».

Côté méthodes, MB&F a clairement brisé l’omerta horlogère en mettant en avant toutes les personnes et les compétences à l’œuvre pour la réalisation de ses "machines".
La transparence avant tout

Inutile de vouloir refaire ici l’histoire de MB&F, fondé en 2005, tous les amateurs de montres connaissent cette Maison qui incarne parfaitement la création et les valeurs de la « nouvelle vague » horlogère, comme on se plaît à l’appeler. Mais, pour reprendre le jargon actuel : « Je dis ça, je dis rien ! » Car MB&F est probablement un cas unique dans l’horlogerie contemporaine pour avoir démontré que l’on peut très bien poursuivre ses rêves les pieds bien campés dans la réalité. Côté produits d’abord – le « quoi » –, les montres MB&F sont totalement uniques en leur genre, tantôt vaisseaux fantômes intergalactiques, tantôt garde-temps au classicisme déjanté, mais toujours d’une technicité rare et parfaitement maîtrisée. Côté méthodes ensuite – le « comment » –, MB&F a clairement brisé l’omerta horlogère en mettant en avant toutes les personnes et les compétences à l’œuvre pour la réalisation de ses « machines ». Une transparence totale en somme, qui concerne l’ensemble de l’entreprise, même quand les temps sont durs. Et à certains moments, ils le furent assurément pour cet ovni horloger au modèle d’affaires iconoclaste. Côté communication enfin – le « pourquoi » –, la Maison a su faire des miracles avec des budgets insignifiants, impliquant des idées aussi lumineuses que la MAD Galerie, où l’on contemple un art cinétique tendance steampunk qui sied à MB&F comme un gant.

1839 Octopod © MB&F / L'éEpée
1839 Octopod © MB&F / L'éEpée

Résultat, les montres MB&F ne laissent personne insensible. Que l’on aime ou que l’on déteste, c’est la passion qui parle. Et en termes de fervents passionnés, ceux-ci forment aujourd’hui une communauté à part entière autour d’une Maison qu’ils chérissent. Parce qu’elle est différente, sans l’ombre d’un doute, mais aussi parce qu’en un sens elle refuse de grandir. Au propre comme au figuré. Pas question en effet de se lancer dans une course au chiffre d’affaires et au profit, le but est que MB&F soit une entreprise saine avec des collaborateurs heureux d’y travailler. Pas question non plus d’abandonner ses rêves d’enfant. Ce sont eux qui nourrissent l’imaginaire de Maximilian Büsser pour devenir des machines horlogères capables de décrocher la lune. Pour toutes ces raisons, le prix Gaïa décerné à Max Büsser est une nouvelle qui réjouit le cœur.

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