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Montre Georg Bayr au Schmuck und Uhrenmuseum Pforzheim
Histoire & Pièces d'exception

Montre Georg Bayr au Schmuck und Uhrenmuseum Pforzheim

vendredi, 08 juin 2012
Par Isabel Schmidt-Mappes
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Isabel Schmidt-Mappes

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3 min de lecture

Chef d’œuvre du XVIIe siècle, ce garde-temps affiche les fonctions calendaires et astronomiques assorties d’une rare maîtrise de la gravure.

Le mouvement de cette montre dispose d’un échappement à verge muni d’une chaîne et d’une fusée, où était utilisée à l’origine une corde en boyau. Il est réglé en modifiant la tension initiale du ressort sur la fusée à l’aide d’un carré de remontoir. Le mouvement a été fabriqué avant l’invention du spiral, c’est-à-dire avant 1674. Plus tard, on y intégrera un spiral ainsi qu’un dispositif de réglage. Comme ces opérations sont particulièrement minutieuses, il est probable qu’elles furent réalisées par Bayr lui-même. La platine est signée « Georg Bayr inn Fridtberg ». Le coq est un travail de haute précision, qui, à Friedberg, était la plupart du temps réalisé par des femmes. Sur la partie inférieure de la face argentée, des chiffres romains indiquent les heures, sur la partie supérieure est indiquée la date. L‘aiguille représente un serpent couronné dardant sa langue. A droite se trouvent les phases et le calendrier lunaire, ce dernier étant affiché en rouge. A gauche, on peut admirer les jours de la semaine et leurs noms accompagnés des symboles astrologiques des planètes correspondant à chaque jour (dimanche/Soleil, lundi/Lune, mardi/Mars, mercredi/Mercure, jeudi/Jupiter, vendredi/Vénus, samedi/Saturne). Le boîtier lisse en argent est muni à l’arrière, au-dessus du remontoir, d’un petit capot rond orné de cercles concentriques qui filtre la poussière. A l’intérieur, il porte la signature du fabricant de boîtiers « ACK ». Le magnifique décor floral situé entre chacun des index du cadran est un chef-d‘œuvre de gravure. Le balancier est orné d‘innombrables feuilles d’acanthe symétriques.

Les feuilles d‘acanthe

Le terme latin acanthus désigne la famille des Acanthacées. Les feuilles très dentelées et décoratives des deux variétés d’acanthes provenant de la région méditerranéenne furent tout d’abord utilisées comme ornement floral dans l‘Antiquité. Ainsi, le chapiteau corinthien fut représenté depuis le quatrième siècle avant J.C. orné de feuilles d’acanthe. Plus tard, dans pratiquement tous les styles, on retrouvait des feuilles d’acanthe et des acanthes grimpantes introuvables dans la nature. Dans le bassin méditerranéen, cet ornement végétal si conventionnel et si répandu symbolisait la vie et l’éternité. Vers 1670 et jusqu‘en 1680, venues d‘Italie, les feuilles d’acanthe gagnèrent de plus en plus l‘Allemagne, bousculant ainsi le lourd style Rocaille (ou Rococo) en vogue qui n’était pas sans rappeler parfois les volutes des intestins.

Source: La collection de montres Philipp Weber Pforzheim, Pforzheim 1997, p. 52
Texte: Uta Volz, Alfred Leiter

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