>

Restez informés

Inscrivez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir des infos et tendances exclusives

Suivez-nous sur toutes nos plateformes

Pour encore plus d'actualités, de tendances et d'inspiration

© 2017 - Copyright Fondation de la Haute Horlogerie Tous droits réservés

Montres anciennes : faut-il être un expert...
Culture

Montres anciennes : faut-il être un expert chevronné ?

vendredi, 24 octobre 2008
Par Fabrice Guéroux
Fermer
Fabrice Guéroux

Lire plus

CLOSE
5 min de lecture

Le nouveau marché des pièces génériques, ces fameuses « vraies-fausses montres », a le vent en poupe, susceptible de fourvoyer les collectionneurs les plus avertis. Malheureusement, le plaisir de dénicher la pièce rare est devenu bien plus rare que la montre elle-même…

US$ 9’620’000 (EUR 6’570’000). Tel est le résultat de la vente Antiquorum du 5 décembre 2007. Au catalogue, 402 montres dont Patek Philippe, Rolex, Audemars Piguet pour ne citer que les marques principales. Le marché de la montre de collection est devenu un véritable phénomène de société et un placement intelligent. Mais attention, qu’est-ce qui fait d’une montre un bon placement ? Bien des personnes viendraient à penser que le facteur déterminant est l’état de la montre. Pourtant, certaines montres équipées d’un cadran à peine lisible, usées par le temps, ont atteint des records encore inégalés. Les facteurs les plus importants sont : l’origine à 100% de la montre et le nombre d’exemplaires produits.

La montre équipée d’une pièce contrefaite perd de sa valeur à hauteur de 50 à 80%.
Le marché de la pièce générique

On a beaucoup parlé de la contrefaçon et du trafic de fausses montres sur Internet. Des millions de produits horlogers contrefaits sont distribués chaque année de par le monde et nombre d’entre eux sont revendus sans même qu’il soit mentionné qu’il s’agit de faux. Mais il existe un autre marché de la contrefaçon, ce que les amateurs avertis appellent les « vraies-fausses montres ». « Vraies-fausses montres » car ces montres ont la particularité d’être « vraies » à 80 ou 90%. Ici, les points de vue divergent. Certains diront que cela n’est pas un véritable problème – contents de posséder une montre si proche de la vraie – d’autres, plus avertis, se retrouveront devant un véritable dilemme : changer la pièce contrefaite par une vraie, ce qui engage évidemment des frais non négligeables. La vérité tient à une question de taille : la montre équipée d’une pièce contrefaite perd de sa valeur à hauteur de 50 à 80%.

Mais comment savoir si la montre est d’origine et si cette dernière n’est pas équipée de pièces dites « génériques » (contrefaçons) ? Une montre d’origine estimée à EUR 5’000 descendra très rapidement sous les EUR 2’000 si elle est équipée d’un cadran repeint ou d’un boîtier refait.

Une pièce dite générique (aftermarket en anglais) est une pièce qui a été refaite d’après la vraie et qui a été rajoutée sur la montre. Aiguilles, cadrans, boîtiers, bracelets, remontoirs et dos font partie des pièces les plus répandues. Et le marché de la pièce générique est bien plus vicieux que celui de la contrefaçon pure car il est bien plus facile d’identifier une montre entièrement contrefaite qu’une montre équipée d’un cadran repeint et livrée avec mouvement, boîtier et bracelet d’origine.

Rares plaisirs

Les montres anciennes sont les plus touchées par ce nouveau marché, déjà malheureusement à l’origine de plusieurs milliers d’euros de dégâts pour l’année 2008. Il n’est pas rare de trouver sur Internet, après une vente aux enchères importante, plus de Rolex Submariner « rouges » qu’il n’en a été produites par la marque, des Blancpain Fifty Fathoms, des Omega Seamaster 300, des montres militaires rarissimes ou encore des Rolex tamponnées à l’effigie de la société Comex.

 

Cadran générique (contrefaçon) de Rolex Comex 5514 © Fabrice Guéroux
Cadran générique (contrefaçon) de Rolex Comex 5514 © Fabrice Guéroux

Le 17 avril 2008, une Rolex Milgauss 6451 a été vendue par Antiquorum pour un montant de US$ 190’400. Une montre rarissime très prisée par les collectionneurs. Il en coûtera près de EUR 1’500 en pièces à un contrefacteur pour « bricoler » le même modèle, faux évidemment. Et à l’acheteur de se lamenter sur cette fausse montre pour laquelle il aura dépensé près de EUR 20’000, pensant faire une véritable affaire.

Dans les faits, ces produits ne représentent pas le moindre investissement mais une véritable perte d’argent pour le propriétaire. Alors comment faire face à cette confusion grandissante et à ce nouveau marché de la pièce générique, dont la qualité va en grandissant, proportionnellement à l’expansion de la montre de collection ? Pour tout achat d’une montre de collection de valeur, il faut faire appel à un expert ou à la garantie d’un professionnel reconnu. Malheureusement, le plaisir de dénicher la pièce rare est devenu bien plus rare que la montre elle-même…

Haut de page
H
Economie
Horlogerie suisse en septembre 2017 - Le redressement s'est poursuivi
jeudi, 19 octobre 2017
La rédaction
2 min de lecture
Modes & Tendances
Les célébrités et leurs montres : le guide complet
jeudi, 19 octobre 2017
11 min de lecture
GeorgeClooney
Histoires de montres
George Clooney, ses montres, ses motos, ses amours …
mercredi, 02 mars 2016
Frank Rousseau
11 min de lecture
Histoire & Pièces d'exception
La Rolex « Paul Newman » ou l’inestimable cool horloger
lundi, 07 décembre 2015
Louis Nardin
6 min de lecture
5